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Election du Conseil fédéral par le peuple: une affaire de principe

(UDC Suisse, le 6 mai 2013) “Mais cette votation porte sur le principe, et je trouve que cela est juste”, dit l’ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey, qui, sans juger parfaite l’initiative pour l’élection du Conseil fédéral par le peuple, estime tout de même qu’elle mérite d’être soutenue. Madame Calmy-Rey juge donc cette affaire sur le fond et elle approuve la proposition. Pour un grand nombre d’adversaires de cette initiative, il ne s’agit en revanche que du principe – du principe selon lequel tout ce qui vient de l’UDC doit être combattu. Quelques médias ne peuvent pas non plus résister à cette tentation et se perdent ainsi dans des argumentations confinant à l’absurdité. Voici quelques exemples de ces derniers jours.

“Si le Conseil fédéral était élu par le peuple, le deuxième siège de l’UDC au gouvernement serait directement menacé.” Note: pour les médias, l’UDC a donc aujourd’hui déjà deux sièges au Conseil fédéral. Ueli Maurer doit avoir un rayonnement exceptionnellement fort.

“Bien que l’UDC fasse sa publicité avec des slogans comme “Faisons confiance au peuple!”, il est évident qu’elle cherche avant tout à semer la méfiance à l’égard des institutions…” Note: il suffit que l’UDC se manifeste de manière un peu plus incisive sur ses affiches pour que les médias trouvent moyen de lui reprocher une attitude inconvenante.

“Mais l’UDC n’a ensuite pas réussi à garantir son deuxième siège dans la coalition tous partis confondus en faisant preuve du respect nécessaire devant les institutions et ses partenaires.” Note: des partenaires inconfortables ne méritent aucun respect. Par respect devant le respectable, ils doivent donc être écartés.

“Chaque membre du gouvernement chercherait indépendamment sa voie, une attitude qui serait mauvaise pour la collégialité au sein du gouvernement.” Note: par miracle, l’élection du gouvernement par le peuple ne nuit à la collégialité qu’au niveau fédéral. Dans les cantons et les communes, pourtant, les membres des exécutifs continueront de travailler de manière collégiale (aussi avec la participation de l’UDC) même s’ils continuent d’être élus par le peuple.”

“Les Suisses de langue italienne sont en mauvaise posture parce que les francophones sont nettement plus nombreux.” Note: il est parfois utile de s’intéresser à la situation existante. Actuellement, les membres italianophones au parlement sont opposés non seulement à une supériorité numérique romande, mais aussi et surtout alémanique. C’est bien pour cette raison que le Tessin n’a plus de conseiller fédéral depuis 14 ans. Ou l’aura de Flavio Cotti est-elle toujours puissante au point que les médias voient planer une forte menace sur le siège tessinois au gouvernement comme sur le deuxième siège de l’UDC?

Après la lecture de nombreux commentaires parus dans les médias, on partage d’autant plus volontiers une autre conclusion de l’ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey: “Je ne vois pas pourquoi une élection par le peuple ne fonctionnerait pas!”

Martin Baltisser, secrétaire général UDC Suisse