CABerne

Debout la Droite

Depuis la fin du semi-confinement, chaque jour apporte son lot d’absurdités. Un monde nouveau, nous promettait-on. Et l’on en rêvait presque. Une planète avec moins de pollution, des fleurs et des papillons, une sorte de Pays de Candy pour les grands. Seulement voilà, le monde nouveau n’est pas un dessin animé. Et il faut bien constater que depuis la fin du confinement, ce ne sont pas les fleurs et les papillons qui font notre quotidien mais plutôt les complications et les coups de de folie de certains de nos édiles.

Alors disons-le haut et fort : la Droite ne veut pas de ce monde-là.  Qu’il soit nouveau ou pas. Nous ne voulons pas d’un univers où les places de stationnement pour les voitures ont disparu et où les pistes cyclables ressemblent à des pistes d’atterrissage ; nous ne voulons pas d’un monde où les participants à des manifestations de 10’000 personnes ne tiennent aucunement compte des gestes barrière et ne sont pas amendés alors que l’automobiliste qui dépasse de 5 minutes son temps de stationnement est «bûché»; nous ne voulons pas d’un monde où les voitures sont immobilisées au centre-ville à cause des vélos ; nous ne voulons pas d’un monde où l’on apprend que le pire reste à venir – pour septembre – côté circulation.

Mais dans quel univers impitoyable vit-on ? Nous affirmons ici que nous devons pouvoir choisir notre propre mode de transport, surtout lorsque les vélos sont les seuls à ne rien payer. Ce qui n’est pas notre choix en revanche, c’est que les particuliers tout comme les entreprises vont devoir subir des ponctions financières massives. Très à gauche, le Conseil national a durci la loi sur le CO2. Il s’agit là d’une révision qui coûte cher et prévoit de nouvelles interdictions et redevances en tout genre. Concrètement, la gauche écologiste de tous les partis a décidé de prélever 12 centimes supplémentaires par litre de carburant. On ne peut rester assis face à cette situation. La Droite doit se bouger. La Droite doit s’élever et s’opposer, notamment via un référendum.

Nous, à Droite, nous ne voulons pas d’un monde, où l’on détruit les statues de Christophe Colomb, où l’on jette aux orties «Autant en emporte le vent» et où l’on accuse Mary Poppins de «blackface et de racisme». Il ne faut pas tout mélanger. L’urgence, c’est de militer pour une planète,      un monde où l’économie se redresse après la période du Covid-19, d’une Genève où les chauffeurs-livreurs ne doivent pas faire une heure de camionnette pour rejoindre une rive à l’autre, d’un univers où le chômage ne bat pas de triste record comme celui que connaît Genève (5%).

A droite, nous voulons d’un monde où l’on puisse travailler, y compris après 50 ans, sans passer par les tourments du chômage et, plus tard, de l’Hospice général. Nous voulons d’un monde, nouveau ou pas, où les entreprises et les riches familles ne quittent pas notre canton. Parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde. Nous souhaitons un univers où nos enfants puissent se promener sans crainte du lendemain, où nos adolescents puissent aller pique-niquer sur un banc du parc des Bastions sans se faire menacer d’un couteau, sans se faire planter.

Les frontières avec la France viennent de rouvrir. On craint déjà le tourisme d’achat. Mais ce n’est pas tout.  A n’en pas douter, les séries de cambriolages et d’agressions vont exploser alors que pendant le semi-confinement, les chiffres de la criminalité parlaient d’eux-mêmes (60% de moins pour les vols à la tire notamment).

Malheureusement, même dans le monde d’avant, notre Conseil fédéral n’a pas voulu entendre ce qui se passaient dans les cantons transfrontaliers.

Alors Oui, la Droite – et toute la Droite – doit se réveiller. C’est maintenant ou jamais.

 

Céline Amaudruz

Présidente UDC Genève

Vive-présidente UDC Suisse

Conseillère nationale