Geneve 2020
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Clandestins : ils sont restés avec «Papyrus» et ils vont continuer à arriver…

Lancée en février 2017, l’opération «Papyrus» visant la régularisation d’immigrés, à l’origine illégaux, s’est soldée en décembre 2018. Elle a notamment abouti à octroyer 2390 permis de séjour et/ou de travail à des étrangers en situation irrégulière, travaillant majoritairement dans le secteur domestique à Genève. Dans un contexte de crise sanitaire dont les conséquences économiques déjà catastrophiques, sont régulièrement réévaluées de manière plus négative, alors même que le président d’Economiesuisse, Heinz Karrer, brandissait fin mai 2020, la menace pour notre beau pays d’une «vague de faillites énorme» et la possibilité d’essuyer un taux de chômage jamais atteint depuis la fin de la 2ème  guerre mondiale, le Conseil d’Etat genevois, ainsi que des associations et syndicats sociaux partenaires, se félicitent pourtant du projet «révolutionnaire» Papyrus et débattent la possibilité de renouveler l’expérience…

…un non-sens flagrant à sa simple mise en balance avec les coûts sociétaux et l’absence d’intérêt évident à la main d’œuvre étrangère en période de crise économique sévère.

L’enquête de la RTS du 17 juin 2020 a pourtant mis en évidence la gestion douteuse de cette expérimentation « Papyrus » en la qualifiant de « gabegie », relayant notamment les déclarations des fonctionnaires de l’Office cantonal de la population et des migrations de Genève ayant conduit cette opération de régularisation de clandestins entre 2017 et 2019.

Les déclarations détonantes de ces fonctionnaires seraient édifiantes, en substance :

  • effectifs faméliques (1 examinateur, 4 étudiants à 25% et un employé non-formé) ;
  • absence de directives écrites et de chef désigné d’emblée ;
  • validation de dossiers sans contrôles malgré des suspicions de fraudes ;
  • révisions de certaines décisions négatives sur demande de M. Pierre Maudet s’agissant de dossiers ne remplissant pas nécessairement les critères ;
  • pressions et ingérences d’organisations partenaires.

Certains fonctionnaires soutiendraient clairement que l’approbation des dossiers qui n’auraient pas dû l’être, ont créé un appel d’air, notamment dans la communauté balkanique. Ils racontent également que des requérants d’asile déboutés sont revenus en Suisse sous un faux nom pour profiter de l’opération.

Hormis une publicité inutile offerte aux immigrants illégaux, amenés à devenir plus nombreux avec la crise, l’impact négatif sur la crédibilité de nos institutions et sur la capacité des offices fédéraux à faire confiance à notre canton, c’est l’essence même de ce genre de projets et l’empressement des autorités genevoises à les mettre en place, qui inquiètent.

Vu les dettes engendrées par les mesures prises contre la pandémie, estimées aujourd’hui déjà entre 30 et 50 milliards de francs, il n’y a pas lieu, au nom d’un humanisme surfait, de régulariser des immigrés illégaux qui vont, dans le meilleur des cas, occuper des places de travail précieuses au déterminant de citoyens amenés à occuper des postes moins ambitieux en période de crise.

A noter que seul 1 immigrant sur 5 travaille dans une branche connaissant une pénurie de professionnels qualifiés.

A titre d’exemple, la ville de Vernier, comptant près de 35’000 habitants, 2ème commune la plus peuplée du canton de Genève, a vu son taux de chômage augmenter de plus de 30% depuis le début de la crise.

Sans l’opération « Papyrus », ces chômeurs auraient donc pu bénéficier d’un nombre plus important de places de travail disponibles sur le marché ou, en l’absence d’une telle concurrence dommageable, voir leurs salaires majorés.

A l’heure où les charges sociales explosent, les partisans de « Papyrus » perdent de vue que ces étrangers, à faible revenu et faible capacité à retrouver du travail, subsisteront au crochet de nos institutions sociales, déjà fragilisées, au préjudice du portemonnaie du contribuable.

Or, les moyens déployés dans ce projet « Papyrus » auraient, tout à fait, pu être réattribués pour favoriser l’intégration d’immigrés légaux.

A l’heure où les défis écologiques prennent une place grandissante pour notre pays, l’immigration de masse induit en particulier un bétonnage systématique, détruisant les paysages et la nature.

De surcroît combinée à la libre circulation des personnes, cette augmentation de population trop rapide nécessite des investissements conséquents en matière d’aménagement du territoire, de logement, de place dans les écoles et les crèches, de mobilité et de transports publics, de chômage, de charges sociales, d’autosuffisance alimentaire ou encore d’écologie… alors que l’immigration n’a quasiment pas d’effet favorable sur la performance économique.

L’abus de droits « Papyrus », contournant la législation fédérale en matière de droit des étrangers, a mis en évidence les défauts de la libre circulation. Le 27 septembre prochain, il faudra dire OUI à l’initiative de limitation, pour une immigration modérée.

Christophe Cabaj

Notre référendum contre le travail illégal sera déposé lundi au Service des votations et élections. Vous pouvez encore le signer et nous appeler pour nous le faire parvenir ce week-end. Tél 079 437 06 17.