Chiens : abolissons un impôt antisocial !

Pour un Etat disposant d’un budget de 8,15 milliards, la perception d’un impôt sur les chiens qui rapporte un peu plus de 2 millions de francs ne se justifie pas. C’est pourquoi le député et candidat au Conseil d’Etat Stéphane Florey demande la suppression de cet impôt résolument antisocial.

Le budget 2018 adopté par le Grand Conseil affiche un excédent de charges de plus de 186 millions de francs, soit le plus mauvais exercice de la législature. Cela résulte de l’incapacité du Conseil d’Etat sortant à tenir sa promesse de réformer le fonctionnement de l’Etat et maîtriser la dette. Dans ce contexte, le maintien ou la suppression de l’impôt sur les chiens est insignifiant. En outre, l’Etat verrait le manque à gagner encore diminué des coûts de perception de l’impôt, soit environ 160 000 F.

Pour certaines personnes, le fait d’avoir un chien leur permet de garder un lien social. Sans cet animal, ces personnes ne sortiraient tout simplement pas de chez elles et aggraveraient leur situation de solitude. Pour les personnes de condition modeste, le paiement de l’impôt sur les chiens représente une somme non négligeable. A titre de comparaison, la France, connue pour ne pas être un paradis fiscal, a aboli l’impôt sur les chiens à la fin des années 70.