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Cet accord qui appauvrit les Genevois

Les milieux patronaux et les partis bourgeois se félicitent souvent de la croissance économique provoquée par la libre circulation des personnes. S’il est vrai que l’ouverture incontrôlée de la frontière a profité à certains secteurs de l’économie, on constate qu’elle ne favorise aucunement la population genevoise dans son ensemble. Les montants encaissés par le canton au titre de l’impôt sur le revenu des personnes physiques constituent un bon indicateur de la santé financière des Genevois.

Dans les comptes de l’Etat de Genève pour l’année 2008, la recette de l’impôt sur le revenu des contribuables domiciliés à Genève s’élevait à CHF 2,8 milliard (soit un total de CHF 3,2 milliard en y ajoutant l’impôt-source des résidents français). Pour l’année 2019, la recette de l’impôt sur le revenu des contribuables domiciliés à Genève s’est élevée à CHF 2,7 milliard (CHF 3,4 milliard avec l’impôt-source des résidents français).

Pourtant, entre 2008 et 2019, la population du canton de Genève est passée de 453’000 à 506’000 habitants. On constate donc qu’avec ses 53’000 habitants supplémentaires, l’Etat de Genève n’encaisse plus « que » CHF 2,7 milliards d’impôts sur le revenu contre CHF 2,8 milliards 10 ans auparavant. Faites vos comptes !

Mauvaise nouvelle pour nos institutions

Rien de surprenant à cela. La statistique indiquait 71’100 personnes à l’aide sociale au sens strict en 2018. Ce chiffre n’inclue pas les nouveaux bénéficiaires du subside d’assurance-maladie. Et le nombre des résidents genevois qui ne paient plus d’impôt augmente d’année en année. Ils représentent 35% de l’ensemble des contribuables en 2019. Une mauvaise nouvelle pour la stabilité de nos institutions.

C’est donc cela la fameuse croissance provoquée par la libre circulation des personnes? Celle que les milieux patronaux et les partis bourgeois ne veulent pas remettre en question!

A l’UDC, nous pensons que le contrôle de nos frontières et des autorisations de séjour permettra de rétablir certains équilibres indispensables pour assurer une vie plus agréable à tous nos concitoyens, sans exceptions. La fin de l’accord de libre circulation n’empêchera pas la venue de personnes qualifiées, mais leurs compétences devront correspondre à nos besoins. Par exemple, en l’absence de structures de formation suffisantes, l’Etat continuera à engager des infirmières à l’étranger. En revanche, un psychiatre qui ne parle pas français pourrait désormais se voir refuser une autorisation de séjour. La fin de l’accord de libre circulation, c’est aussi des économies substantielles dans l’assurance-maladie.

Afin de récupérer le contrôle de notre croissance et pour assurer le bien-être de la population dans son ensemble, l’UDC vous recommande de voter « Oui » le 27 septembre à l’initiative de limitation.

Vincent Schaller, conseiller municipal