IMG

Budget 2020 de la Ville de Genève : exercice réussi pour l’UDC

En une seule journée, le budget accepté à la satisfaction générale – hormis la gauche extrême qui s’est abstenue. Ce budget était le dernier de la législature avec l’élection d’un nouveau Conseil administratif et d’un nouveau Conseil municipal en mars prochain. Tout le monde souhaitait se quitter dans un climat apaisé et positif après les nombreux scandales dont la commune a été la victime durant l’exercice écoulé. Cela fut chose faite malgré les difficultés de la tâche liées aux difficultés et incertitudes économiques, sociales et politiques du moment, au poids de la dette communale, aux problèmes rencontrés dans l’application des nouvelles règles comptables fédérales (MCH 2), aux litiges graves et permanents dus aux conflits de compétence nés du non-achèvement de la législation sur la répartition des tâches entre communes et canton, et à la marge de manoeuvre réduite du délibératif – et non pas législatif – de la ville face à la toute-puissance de l’exécutif, lequel bénéficie institutionnellement de la protection unilatérale et quasi absolue du Conseil d’Etat…

Ce succès a été rendu possible grâce l’excellent travail effectué par les commissions spécialisées (arts et culture, sport, travaux & aménagement, sociale et solidarité, environnement urbain et sécurité), puis par la commission des finances (CF), pour trouver un terrain d’entente satisfaisant aux yeux des visions politiques des uns et des autres, tout en préservant l’intérêt commun. Le résultat finalement trouvé par la majorité de cette dernière commission a été globalement accepté par l’exécutif de la Ville à la condition toutefois que la baisse du centime additionnel demandée ne soit pas supérieure à celle obtenue en 2019 – solution à laquelle l’ensemble des partis s’est finalement rallié. Cette prise de position de bon sens et de courage a été à l’origine du succès finalement et rapidement obtenu en séance plénière du 14 décembre.

Ce succès aurait pu être plus rapide encore si les partis de la droite élargie (PLR, PDC, MCG et UDC) avaient tous accepté de s’en tenir aux résultats du vote de la CF et renoncé en conséquence à présenter de nouveaux amendements en plénière. C’est cette solution que l’UDC s’est imposée pour elle-même et qui s’est traduite par son refus de toute proposition non soumise au contrôle préalable des commissions spécialisées et à celui de la commission des finances, cela quel que soit l’auteur ou le parti concerné. La Droite élargie s’est malheureusement mêlée au concert des récriminations de toute dernière heure initié par les partis de la gauche – singulièrement du Parti du Travail -, ajoutant en cela à la confusion des esprits et à la prolongation inutile des débats heureusement entrecoupés de déclarations cinglantes par lesquelles le Conseil administratif a relevé le caractère illégal de plusieurs des amendements formulés par leur auteur, qu’il soit de droite ou de gauche…

Au final, le budget de fonctionnement 2020 tournant autour d’un peu plus de 1,2 milliard avec un excédent de charges de près de 20 millions a été accepté par 69 OUI, 0 NON et 7 abstentions (gauches diverses). Il consacre le maintien de la politique du Conseil administratif pour la seule année à venir, politique qui ne rencontre pas l’adhésion de l’UDC (notamment en matière de solidarité internationale, d’immigration sauvage, de politique culturelle, d’aménagement du territoire et de sécurité) et que notre section combattra résolument avec une équipe et des armes nouvelles lors de la campagne électorale qui vient de s’ouvrir sous la direction de son jeune et dynamique président Mathieu Romanens.


Ce résultat remarquable est grandement dû aux efforts déployés par le groupe UDC tant en commissions qu’en plénière. Au cours de celle-ci, notre collègue Pascal Altenbach, candidat à l’élection du Conseil administratif, a été le seul à défendre avec force, brio et panache notre armée de milice à l’occasion de la suppression d’une subvention de CHF 3’000.— destinée à l’association genevoise des Sous-Officiers, suppression demandée par le Parti du Travail. Sa victoire fut heureusement complète et obtenue de la plus pacifique des manières !

 Cela est un bon signe pour l’avenir de notre parti en Ville de Genève et celui de ses citoyen-ne-s-contribuables qui ont dû être légitimement révoltés par la masse et le coût des amendements électoralistes présentés de toutes parts et au tout dernier moment. Un scandale et une honte à la fois !

Pierre Scherb, chef de groupe UDC au Conseil municipal Ville de Genève

Jacques Pagan, conseiller municipal Ville de Genève