Aide sociale : “pour s’en sortir” mieux que si l’on travaillait ?

L’UDC n’est pas le seul acteur politique à contester les montants de l’aide sociale. L’an dernier, ce sont les responsables cantonaux des diverses officines d’aide sociale de toute la Suisse qui s’interrogeaient sur l’importance des aides financières octroyées aux personnes en difficulté. Ils constataient, à juste titre, que cette situation créait une interrogation malsaine auprès de nombreux travailleurs : fallait-il se lever chaque matin pour travailler pour, en fin de compte, gagner moins d’argent que son voisin qui pointait à l’Hospice général ? Une récente étude genevoise donne raison à tous ceux qui se posent cette question après avoir entendu sonner leur réveil.

La Tribune de Genève ne pouvait rester insensible à cette étude qui valide les critiques de l’UDC. Elle a donc interviewé le directeur de l’aide sociale à l’Hospice général, M. Michel Nicolet, qui, pour autant que l’on se donne la peine de lire ses réponses, a dû laisser songeurs plus d’un de ses lecteurs.

En effet, le directeur rappelle que les bénéficiaires de l’aide sociale « s’en sortent, mais qu’ils sont loin de vivre dans l’aisance ». L’UDC genevoise en est fort aise, non sans remarquer que de plus en plus de travailleurs sont loin de vivre dans l’aisance ; ils vivent, pour certains d’entre eux, bien plus mal que les bénéficiaires de l’aide sociale. Et pour bien enfoncer le clou, l’UDC rappelle que les petits patrons, ceux-là même qui procurent de très nombreux emplois, sont de plus en plus étranglés par les taxes et impôts perçus par les services de M. Dal Busco. Ils sont eux-aussi loin de vivre dans l’aisance. Depuis de nombreuses années, ils se battent pour diminuer toutes les charges qui pèsent sur leurs budgets, contrairement à l’Etat qui ne cesse d’augmenter ses dépenses. Ces PME sont arrivées au bout de ce qu’elles peuvent supporter et l’UDC craint pour leur avenir et les nombreuses places de travail qu’elles assurent.

Si l’UDC ne s’oppose pas à l’aide sociale, nécessaire pour que la population ne se ghettoïse pas, elle réclame par contre que ce formidable effort ne serve pas à dissimuler les problèmes politiques tels que ceux de l’asile.

Pour tous renseignements :
Céline Amaudruz, présidente et conseillère nationale, 079 874 83 97
Patrick Lussi, vice-président et député, 076 / 364 17 27