Affaire Pagani, mais à quoi sert le Service de surveillance des communes ?

Parmi les lourdes tâches incombant au Département présidentiel, il en est une d’importance : veiller à ce que les magistrats communaux applique le droit. Mais où était Monsieur Longchamp lorsque toute la République s’étranglait en lisant la brochure de propagande que les Conseillers administratifs de la Ville de Genève présentaient comme de l’information de vote?

On apprend cette semaine que le Service de surveillance des communes, grêle après la vendange, vient de mettre les membres du Conseil administratif de la Ville de Genève sous enquête en lien avec la brochure de propagande présentée abusivement aux citoyens comme de l’information de vote à propos du referendum sur les coupes budgétaires qui devaient être soumises au peuple le 24 septembre 2017. Mais où était Monsieur Longchamp pendant les semaines qui ont précédé, où était-il lorsque toute la République s’étranglait en lisant la brochure, lorsque les partis de droite saisissaient la justice, lorsque celle-ci délibérait pour finalement annuler le 21 septembre 2017 la tenue des quatre scrutins concernés quelques jours avant l’échéance ? Ouvrir une enquête après coup, est-ce surveiller ? Attendre que la justice ait annule un scrutin pour commencer à s’inquiéter d’un scandale que toute la République dénonce depuis des semaines, est-ce gouverner ?
Mais à quoi sert le Service de surveillance des communes ?