Ne donnons plus d‘argent liquide aux requérants d’asile

17 février 2024
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Lors de la session de printemps, le groupe parlementaire fédéral UDC s’engage à mettre un terme au chaos de l’asile et examine entre autres l’utilisation de cartes de paiement afin de rendre la Suisse moins attractive pour les migrants. Lors de sa séance de préparation de 2 jours à Seedorf (UR), le groupe parlementaire s’est informé sur le fonctionnement d’une carte de paiement pour les demandeurs d’asile.

A Hambourg, Hanovre et Leipzig, la « SocialCard » est utilisée dans le domaine de l’asile. Joerg Schwitalla, fondateur et directeur de la société allemande Publk GmbH, qui émet la carte de paiement, a expliqué le fonctionnement de la carte de paiement au groupe UDC lors de sa réunion de deux jours à Seedorf (UR). « L’obstacle à l’abus s’est ainsi nettement accru », a déclaré Schwitalla. D’une part, parce que seule l’autorité sociale compétente peut charger un crédit sur la carte, d’autre part, parce que la carte offre différentes possibilités de contrôle. L’autorité peut par exemple délimiter la zone dans laquelle la carte peut être utilisée en fonction du code postal. La carte de paiement ne nécessite pas de compte bancaire et ne permet pas de transférer de l’argent dans les pays d’origine des migrants demandeurs d’asile.

De plus, la carte serait plus efficace à utiliser que le système actuel. Ainsi, les autorités peuvent fournir la carte en 2 minutes seulement. Il est certes possible de retirer de l’argent liquide au distributeur de billets à partir du solde de la carte. Toutefois, les autorités peuvent limiter le montant du paiement en espèces possible ou l’interdire complètement. « Dans certaines communes allemandes, la carte de paiement ne permet de retirer que 50 euros en espèces », explique Schwitalla. « Pour chaque commune, il est en outre possible de mettre en œuvre une solution simple et adaptée aux besoins ».

Les failles dans l’abus de l’asile doivent être comblées

Le groupe UDC a en outre décidé à l’unanimité de déposer les trois interventions suivantes lors de la session de printemps :

Les demandeurs d’asile qui traversent un pays sûr ne sont pas des réfugiés
La majorité des demandeurs d’asile traversent plusieurs pays sûrs avant de déposer leur demande en Suisse, se laissant alors guider avant tout par des aspects économiques. Ce vide juridique doit être comblé pour mettre fin à la pratique des Etats qui – en violation de leurs obligations internationales – n’enregistrent pas les migrants afin de ne pas être considérés comme un premier pays d’accueil.

Pas de regroupement familial pour les personnes admises à titre provisoire
Les personnes admises à titre provisoire n’ont aucun droit de séjour en Suisse. Leur demande d’asile a été rejetée et ils doivent être renvoyés dans leur pays dès que cela est possible. Le fait que plus de 60% des personnes relevant du domaine de l’asile vivent aujourd’hui en Suisse sous le statut « d’admission provisoire » témoigne de l’utilisation abusive de ce système. Comme l’appartenance à une famille n’est guère contrôlée lors du regroupement familial, cette faille permet à d’innombrables immigrés de venir en Suisse alors qu’ils n’auraient aucun droit de séjourner dans notre pays. Selon les déclarations des cantons, l’immigration par cette voie a massivement augmenté ces derniers temps et pose de plus en plus de problèmes.

Systématiser l’échange de données sur les migrants illégaux
La Suisse compte jusqu’à 100’000 immigrés clandestins. Afin de lutter durablement contre la présence de migrants illégaux, l’échange de données entre les cantons, les communes, les autorités sociales, les caisses maladie AVS, AI et autres assurances sociales concernant ces personnes doit être systématisé.

Plus de 300 participants à la Coupe de jass de l’UDC

Après la séance du groupe parlementaire, la 23e coupe nationale de jass de l’UDC s’est déroulée dans la halle de hockey sur roulettes de Seedorf et a réuni plus de 300 participants, dont des parlementaires fédéraux UDC.