1er août 2017 : les voeux de Céline Amaudruz, conseillère nationale et vice-présidente de l’UDC

Chères Confédérées, Chers Confédérés,

Aujourd’hui, nous avons une nouvelle fois l’occasion de célébrer notre fête nationale dans un pays libre et en paix. Dans un monde marqué par l’instabilité, l’insécurité et l’incertitude, jouir d’une telle situation relève du privilège. Nous sommes en effet les descendants heureux de ces femmes et hommes qui ont su, au fil du temps, par le courage, par le travail, façonner cette Suisse qui est la nôtre. Nous leur devons tout et avons en ce jour l’occasion de leur manifester notre gratitude. Il est vrai qu’Oscar Wilde avait raison lorsqu’il disait que celui qui se retourne trop souvent sur son passé ne mérite pas d’envisager l’avenir mais il convient de ne pas confondre reconnaissance et nostalgie. Savoir gré de notre histoire à celles et ceux qui l’ont façonnée ne relève en rien de la mélancolie, bien au contraire. C’est simplement reconnaitre que ce dont nous jouissons aujourd’hui, paix, liberté, démocratie directe, n’est pas venu tout seul et que de nombreux sacrifices ont été nécessaires à travers les siècles pour nous valoir la situation enviable qui est la nôtre. C’est aussi admettre que nous devons nous montrer dignes de nos devanciers envers les générations futures afin de perpétuer ces valeurs qui nous sont chères.

Nous portons ainsi une lourde responsabilité à l’heure où nos droits chèrement acquis sont utilisés par ceux qui voudraient nous en dépouiller. Confier notre destin à l’Union européenne, à l’ONU, aux juges de Strasbourg, voici ce que beaucoup souhaitent pour les générations futures, générations futures qui ne connaitraient dès lors la démocratie directe que par les livres d’histoire, pour autant qu’on l’enseigne encore.

Ce soir, lorsque les feux crépiteront un peu partout sur notre sol, gardons à l’esprit qu’il ne tient qu’à nous que celles et ceux qui nous suivent puissent également célébrer le 1er Août dans un pays libre et en paix. Prenons garde que jamais nos enfants n’aient à se retourner pour nous reprocher le pays que nous leur avons transmis, un pays dont d’autres que nous décideraient de la destinée.

Chères et Chers Compatriotes, je vous souhaite, ainsi qu’à nos hôtes, une belle fête nationale.