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La loi est la même pour tout le monde, y compris à Genève!

                                                                                            

Par Céline Amaudruz

(Genève, le 26 mai 2020) – La guerre des transports est déclarée à Genève. Une fois de plus. Cette fois, ce sont les gigantesques pistes cyclables qui ont mis le feu aux poudres. Trop larges, trop nombreuses et surtout à l’origine de bouchons invraisemblables alors que la ville se déconfine peu à peu et que l’économie reprend petit à petit.

Je suis inquiète. Pas seulement pour les automobilistes qui, jusqu’à preuve du contraire, peuvent encore choisir leur mode de transport dans toute démocratie qui se respecte. Je suis inquiète pour les livreurs, les chauffeurs, tous les employés et patrons des petites et moyennes entreprises qui ne peuvent tout simplement pas faire leur travail dans une Genève paralysée.

Il ne s’agit pas de dire si l’on est pro ou anti vélo, pro ou anti voiture. Il n’est pas l’heure de monter les automobilistes contre les cyclistes et inversement. Il faut «juste» que Genève puisse faire revivre son économie. C’est une question de survie, n’en déplaise aux deux-roues. Il faut faire disparaître ces pistes cyclables larges comme une piste d’atterrissage , un point c’est tout !

Ce n’est pas à coup de pétitions des uns ou des autres que les problèmes de circulation vont se régler… Ce n’est pas non plus en ne respectant pas les lois. Oui, les participants d’une manifestation illégale  comme celle du lundi 18 mai dernier doivent être amendés. Parce que la manifestation était illégale justement et que les 2000 cyclistes n’ont pas respecté les règles de distanciation. Ce n’est pas le Conseil d’État qui doit prendre la décision de verbaliser ou non. C’est juste le cadre légal défini par la Confédération, lequel établit que les manifestations demeurent interdites, selon l’article 6 de l’ordonnance Covid-19. Un automobiliste qui a dépassé de cinq minutes la durée de stationnement est amendé sans que personne n’y trouve à redire. Avec les cyclistes, on fait vraiment dans le « deux poids, deux mesures !»

A titre personnel, je crains que notre gouvernement ne soit pas à la hauteur en montrant concrètement, sur ce dossier, son manque de solidarité. Je crains aussi de futurs débordements dans une ville en pleine crise des transports puisque vendredi prochain, a lieu la Critical Mass. Une manifestation interdite qui paralyse Genève un vendredi par mois mais que personne – ou presque – n’a jamais osé verbaliser depuis près de vingt ans.

L’UDC Genève demande à ce que la loi soit respectée. Ni plus ni moins. Les pistes cyclables qui ont fleuri en catimini étaient provisoires. Elles ont paralysé Genève, il convient maintenant de les faire disparaître avant la fin de l’essai de deux mois.

La loi est la même pour tout le monde, y compris à Genève, y compris pour nos conseillers d’Etat !

Céline Amaudruz

Conseillère nationale

Vice-présidente UDC Suisse