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Les opposants à l'initiative contre la
construction de minarets sont aux abois. Ils appellent donc les
églises à l'aide. Du Conseil suisse des religions à la
Conférence des évêques suisses en passant par la Fédération des
églises protestantes de Suisse ou par la Fédération des
communautés israëlites de Suisse, c'est la mobilisation générale
au sein de ces superstructures ecclésiastiques. En Valais, même
l'Evêque est descendu dans l'arène.
Mais au fait, cette intervention des églises dans un débat
politique qui, à l'évidence, divise massivement leurs fidèles,
est-elle justifiée? Plutôt que de combattre des forces
politiques qui défendent l'Occident chrétien, n'y a-t-il pas
déjà suffisamment à faire pour remplir nos églises? A l'heure où
ces mêmes églises ont parfois déjà baissé la garde dans la
défense d'une valeur aussi essentielle que la vie et où elles
observent un silence assourdissant face aux persécutions des
chrétiens en terre musulmane, cette initiative met-elle en cause
des principes éthiques ou moraux essentiels? La pratique de la
religion de nos pères est-elle menacée?
A l'évidence, rien de tout cela ne justifie la mobilisation des
églises. Tous les citoyens honnêtes savent d'ailleurs que cette
initiative n'a pas pour objectif et encore moins pour effet
d'empêcher les musulmans de pratiquer leur religion.
Comme chrétiens, nous pouvons même nous étonner légitimement de
cet engagement pour le moins surprenant de nos églises. Leur
rôle est de se poser en défenseurs de la religion chrétienne et
des valeurs essentielles de notre civilisation. En s'engageant,
en somme, pour la défense de l'islam, ne prennent-elles pas le
risque d'apparaître comme autant de complices de la progression
de cette religion qui n'est pas la nôtre? Et pourquoi nos
églises devraient-elles voler au secours d'une religion dont la
pratique actuelle, de plus en plus, nous le savons bien
(dernièrement encore en lisant les attaques antioccidentales,
voire anti-suisses de l'imam de Fribourg), constitue la menace
la plus grande et la plus directe contre l'intégration, dans
notre pays, d'une communauté qui compte des centaines de
milliers de fidèles?
Nous qui sommes attachés à la religion de nos pères, à nos
traditions et à notre civilisation, nous osons dire que
l'opposition aux minarets, symboles de l'avancée de l'islam en
terre "infidèle", n'est en rien contraire à l'enseignement dont
nos églises sont les dépositaires. Nous osons dire que
l'intervention de nos églises dans ce débat est illégitime. Nous
osons dire à nos églises que nous n'acceptons pas de les voir
intervenir comme alliées d'une religion qui heurte
fondamentalement la nôtre (et qui ne fait d'ailleurs aucun
mystère de son intention de la combattre, au besoin par la
force).
Vous toutes et tous qui n'avez pas encore voté, ne vous laissez
pas impressionner. Osez dire OUI à l'initiative contre la
construction de minarets.
UDC du Valais romand
Oskar Freysinger, Président
Jean-Luc Addor, Chef du groupe UDC
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