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Dans la presse

«Embastillons 2 ou 3 personnes!»

- L'UDC voulait que le Conseil fédéral laisse le soin à l'UBS de transmettre les données réclamées et assume ainsi ses erreurs. On voit que ce ne sera pas le cas. Fâché?

- J'aurais effectivement préféré que ce soit l'UBS qui viole le droit et qu'on embastille deux ou trois personnes responsables de cette situation au lieu de tuer le secret bancaire! Le Conseil fédéral a pris une autre option et il n'est à nouveau pas très futé. Il veut discuter avec les Américains alors que rien ne dit qu'eux ont envie de discuter avec nous, puis il veut demander au parlement de blanchir un accord qu'il a signé mais qui est jugé illégal. En clair, il nous demande la base légale qui lui manquait pour faire ce qu'il a fait. C'est «Back to the future»! Je vais m'y opposer!

- Même si la Suisse n'a pas d'autre choix?
- Oui car si on légalise l'accord et que l'entraide est acceptée même s'il n'y a pas fraudes, alors d'autres pays le demanderont. Si tel est également le souhait du parlement, je suppose que l'UDC lancera un référendum.

Vous n'avez pas confiance dans le parlement pour approuver cet accord? Je suis sceptique car plus rien n'est innocent à ce stade et je ne vois aucune majorité se dessiner.

- Vous n'avez pas l'air de vous soucier du sort de l'UBS aux Etats-Unis?
- Personnellement, ça ne me dérangerait pas qu'UBS perde sa licence aux Etats-Unis car jusqu'à maintenant, je pense que ses activités outre-Atlantique lui ont valu plus de problèmes que de profits. Maintenant, c'est vrai qu'elle est prise à la gorge par d'éventuelles actions civiles qui peuvent lui coûter très cher. Mais va-t-elle vraiment s'écrouler et si oui avec quelles conséquences? Depuis l'an dernier, beaucoup de gens ont retiré leurs billes, dont mon étude d'avocats...

(Le Courrier, 28 février 2010)

 

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