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Libre circulation des armées en
Europe ?
Des aveux complets !
Dans l’Hebdo du 18 septembre, les propos du ci-devant
chef de l’armée font tomber un masque de verre. On
savait le bateau de la défense suisse à la dérive. On
savait son capitaine le nez dans les étoiles,
européennes. Boussole et gouvernail jetés par dessus
bord. On le supposait orienté vers un cap inavouable :
Rendre l’armée suisse OTAN compatible. Et ONU
disponible. Jeudi dernier, les aveux de Christoph
Keckeis ont levé les derniers doutes : « Pour assurer sa
sécurité, la Suisse doit conclure avec ses voisins -
comprenez l’OTAN – des accords bilatéraux en matière de
défense ». La libre circulation en Europe appliquée aux
chars et aux troupes ! Ceux qui pensaient que l’armée
suisse existait précisément pour éviter cela en seront
pour leur grade. La vocation de nos soldats désormais :
Servir sous le drapeau des Nations unies. Logique :
C’est en tuant les conflits partout où ils se trouvent
que les militaires suisses assumeront leur mission.
Quelle meilleure sécurité pour le pays qu’un monde tout
entier pacifié ? Ceux qui croyaient le service étranger
aboli en 1815 n’avaient rien compris. La neutralité ? «
N’est pas une excuse pour ne rien foutre ! ». Imparable.
La défense nationale toucherait au noyau dur de la
souveraineté ? Combat d’arrière garde : La Susse sera
demain un canton européen. L’indépendance ? Balivernes :
La Suisse importe déjà les pièces détachées de ses
avions de combat. Reste que l’OTAN n’est pas une
alliance de pure défense. Que l’OTAN a des ennemis. Qui
seraient les nôtres. Que la neutralité est inscrite dans
les traités depuis celui de Vienne en 1815. Qu’en deux
siècles elle s’est toujours imposée, en dépit de tous
les visages de l’Europe qui se sont succédés.. Que la
neutralité reste la seule politique étrangère dont peut
rêver un pays de la taille de la Suisse. S’il prétend
défendre ses intérêts par un rôle significatif sur la
scène diplomatique internationale. Que, oui, des menaces
nouvelles sont apparues. Mais les anciennes menaces
n’ont pas disparu d’Europe pour autant. Qu’en Ossétie se
déroule un conflit parfaitement classique : Aviation,
chars et infanterie. Alors, qui voudrait d’une libre
circulation des tanks et des troupes en Europe ? Hormis
le général en retraite d’un chef de département en
préretraite ?
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