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(30
mars 2010) Dès le 1er mai, je n'occuperai plus la fonction de
secrétaire général de la section genevoise de l'UDC. Pour
comprendre ma décision, il faut revenir quelques mois en
arrière.
Au lendemain de l'assemblée générale ordinaire de l'UDC-Genève
(8 décembre 2009), Eric Leyvraz (président) et Yves Nidegger
(vice-président) m'ont informé de leur volonté de limiter les
dépenses en vue des élections de 2011. Parmi les décisions
prises à cet effet, le poste de secrétaire général ne sera plus
occupé, dès le 1er mai, qu'à 50%.
Ce choix, que je ne conteste pas, m'a amené à dresser un bilan
des huit ans passés au service de mon parti. Lors de mon
engagement, en juin 2002, la section genevoise de l'UDC comptait
une centaine de membres et 10 députés. L'UDC Suisse s'appuyait
alors sur deux conseillers nationaux vaudois. Lorsque je
quitterai ma fonction, il y aura près de 600 membres, 2
conseillers nationaux, 9 députés, 27 conseillers municipaux et 7
constituants. L'UDC Suisse compte 11 conseillers nationaux
romands et a mis sur pied une coordination romande qui se réunit
plusieurs fois par année. Depuis 2002, j'ai suivi 6 campagnes
électorales, toutes plus importantes en nombre de candidats, en
séances, en planification. Aujourd'hui, le secrétariat dispose
d'une secrétaire à temps partiel et de 3 assistants
parlementaires. En quelques chiffres, l'on s'aperçoit que la
fonction de secrétaire général s'est développée au fil de la
progression de notre parti. Elle ne devrait pas diminuer les
années suivantes.
Mon premier constat est qu'un temps partiel ne me paraît pas
suffisant.
Mon deuxième constat est d'ordre familial. La fonction de
secrétaire général ne connaît ni horaires ni contingences
familiales. Elle est envahissante parce que mille détails sont
toujours à régler, parce que chaque jour ne suffit pas à tout
faire, parce que samedi et dimanche permettent trop souvent de
rattraper le travail en retard, parce que l'actualité est
haletante. Ma famille en a fait les frais.
Mon troisième constat est que je suis aussi fatigué de cette
charge. Je peine à récupérer et ne suis pas au « top » tous les
jours. A la veille de campagnes électorales importantes, je
crains de ne pas pouvoir être de tous les coups, comme par le
passé.
Voilà pourquoi j'ai décidé de ne pas accepter de continuer à
mi-temps. Je reste bien évidemment à la disposition de mon parti
et continuerai de l'aider selon les disponibilités de mon
prochain engagement professionnel. Pour l'heure, je n'en ai
aucun. Je me concentrerai donc sur mon mandat de député et
espère être plus disponible pour ma famille, ce qui n'a vraiment
pas été le cas durant ces dernières années.
Un dernier mot pour remercier les présidents avec qui j'ai eu
beaucoup de plaisir à travailler. Jacques Pagan, André Reymond,
Soli Pardo et Eric Leyvraz m'ont tous aidé dans ma fonction,
soutenu dans les difficultés, partagé les bons et les mauvais
moments. Mes remerciements vont aussi à tous les membres de mon
parti qui m'ont accordé leur confiance et leur amitié.
Secrétaire général d'un parti politique,
durant huit ans, c'est une belle gageure. Je me
réjouis déjà d'être de l'autre côté de la table et de poursuivre
dorénavant notre combat politique parmi eux !
Réactions dans la presse :
> RADIO CITE - 1er avril 2010
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> TRIBUNE DE GENEVE - 1er avril 2010
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> LA CHRONIQUE DE PASCAL DESCAILLET - 1er
avril 2010 >
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> LE COURRIER DE GENEVE - 10 avril 2010
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