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Programme de législature 2005-2009

 

Sommaire :

  1. Intro

  2. Economie

  3. Famille

  4. Instruction publique

  5. Assistance publique

  6. Logement

  7. Circulation

  8. Finances publiques

  9. Fiscalité

  10. Immigration étrangère

  11. Santé publique

  12. Sécurité

  13. Réforme de l’appareil étatique (mise en œuvre de l’audit, voir livre blanc)

 

1. Introduction

Reconstruisons l’avenir ensemble

L’UDC incarne pour Genève le retour en force des valeurs conservatrices, origine des libertés et de la prospérité qui ont fait la Suisse. Il ne s’agit pas d’une démarche de contemplation nostalgique du passé mais bien du moyen le plus actuel et le plus sûr pour Genève de se réconcilier avec elle-même. Car c’est aussi la réponse active aux défis les plus pressants que doit relever le canton :

  • La crise d’identité, qui déboussole individus et familles, mais aussi écoles, entreprises et jusqu’aux institutions de l’Etat ;

  • Le vide ouvert par le déclin des valeurs et la perte de vue du bien commun, avec la crise sociale qui en découle ;

  • La faillite financière du Canton, symptôme navrant de la confusion d’une classe politique paralysée par le clientélisme.

L’UDC est une force politique de changement. La seule. Elle l’a prouvé au niveau fédéral notamment.

Quelle sera sa force au Grand Conseil genevois en 2005 - 2009 ? De la réponse que vous apporterez à cette question le 9 octobre 2005, dépendra le destin immédiat du canton. Avec, à l’époque, 10% des voix et des sièges, l’UDC Genève a fait une première percée au Parlement cantonal en 2001. Cette législature fut un tour d’échauffement. Car faire de la politique, c’est trouver des majorités aptes à soutenir un projet : Une mission quasi impossible dès lors que les partis en place reprochaient à l’UDC - et à ses électeurs  - le fait même qu’ils existent ! Malgré cela, le bilan de cette première législature est tout à fait positif : la présence UDC a non seulement donné un ton nouveau à la politique Genevoise mais, et pour la première fois depuis des décennies, a permis de faire obstacle à l’hégémonie socialiste. Il s’agit maintenant de transformer l’essai : Pour donner corps à la politique de changements concrets dont Genève a urgemment besoin, le groupe UDC au Grand Conseil doit se renforcer. Au détriment d’autres partis : C’est ainsi, et ainsi seulement, que pourront être formées les majorités nécessaires à imposer des réformes.

Certes, à l’approche des élections, les partis dits de l’ « Entente  » bourgeoise se souviennent de leur électorat conservateur et craignent la sanction populaire qu’appellent leurs errements et compromissions. C’est ainsi que PDC, PRD et PL ont fait mine de s’associer à l’UDC pour s’attaquer enfin aux prébendes des partis de gauche, causes de l’endettement durable et du déclin genevois. À quelques mois des élections, les mots « endettement », « illettrisme », « insécurité » et « chômage » sont soudain sur toutes les lèvres bourgeoises. Il importe de rappeler haut et fort que, si leurs préoccupations avaient été sincères, c’est depuis 2001 que les partis de l’ « Entente » auraient trouvé avec l’UDC les majorités nécessaires à imposer des réformes. Certes, l’aggravation de la crise cantonale de 2001 à 2005 résulte bien d’une politique de gauche. Mais la responsabilité de ne pas s’y être opposé, alors même qu’ils en avaient les moyens, incombe entièrement aux partis bourgeois. Ils ont préféré leurs intérêts partisans à la sauvegarde du bien commun.

Il conviendra de s’en souvenir le 9 octobre 2005 en donnant à l’UDC un nombre de députés au Grand Conseil qui lui permette d’entraîner les majorités nécessaires au changement.

Bon vote !

 

Avec l’UDC en 2005-2009 vous contribuerez à :

Récompenser le travail

Prévenir le chômage

Déjouer les mensonges du Conseil d’Etat sur les effets de la libre circulation ;

Créer une brigade de police des étrangers pour traquer séjour et travail illégal ;

Renvoi effectif des personnes frappées d’une mesure d’éloignement ;

Réformer la loi sur le chômage (non aux emplois fictifs) ;

Sauver le secret bancaire ;

Réhabiliter l’apprentissage.

Remettre la transmission des savoirs au cœur de l’école

La fin des expérimentions pédagogiques hasardeuses ;

Des degrés annuels et les notes certificatives ;

Le libre choix de l’établissement scolaire (chèque scolaire) ;

Renforcer la langue française à l’école ;

Un programme sérieux d’éducation civique et d’histoire suisse ;

Non au prosélytisme homosexuel.

Rendre à la police son honneur perdu

Un bilan mensuel de la lutte contre la criminalité ;

La fin du racket fiscal par le biais des amendes d’ordre ;

Suppression de la commission des grâces (initiative constitutionnelle) ;

Convertir la caserne des Vernets en centre de formation à la sécurité ;

Lutte contre la criminalité transfrontalière.

Réduire les impôts et les taxes

Un budget de l’Etat fondé sur les recettes ;

Rembourser la dette (valoriser et vendre certains actifs) ;

Installer un mécanisme effectif de frein immédiat à l’endettement ;

Réviser la fiscalité des entreprises (non à la double imposition).

Réformer l’Etat (svelte, performant, moderne)

Suppression de 5'000 postes de fonctionnaires en quatre ans (départs naturels) ;

Réexamen de toutes les fonctions et salaires (critères du secteur privé) ;

Fin des placards dorés ;

Suppression de l’administration communale Ville de Genève ;

Assainissement des caisses de pensions (supprimer la garantie de l’Etat).

Rendre transparents les coûts sociaux et de santé

Réexamen de toutes les subventions (selon leur utilité) et contrats de prestation ;

Supprimer la garantie de l’Etat à l’Hospice général ;

Suspension de l’accord salarial HUG (coût cumulé 80 millions de francs par an) ;

Réduire le coût de l’assurance maladie de base (initiative UDC) ;

Créer des alternatives aux crèches (chèque petite enfance);

Créer des alternatives aux EMS (chèque personnes âgées).

Traverser enfin la rade (en tunnel)

Avec un prolongement de la traversée de la rade ;

L’extension du parking sous-lacustre ;

De vastes parkings sous les parcs publics (libérer la chaussée) ;

De petits P+R d’échange en surface (voies routières et ferroviaires).

Débloquer le logement

Abrogation de la LDTR (Loi cantonale contre les transformations et rénovations) ;

Déclassement de parcelles non cultivées en zone agricole ;

Accès à la propriété privée ;

Des rues propres (ce serait un minimum !).

 

2. Economie :

Laissez respirer les entreprises !

La question :
L’économie genevoise est un tissu du plus de 36'000 entreprises privées, appartenant pour 80% au secteur tertiaire, qui, avec le secteur secondaire fournit à la communauté quelque 231'000 emplois, ainsi qu’une part déterminante des recettes fiscales.

Genève est un microclimat socio-économique, d’une riche diversité, à la fois vigoureux et fragile. La libre circulation a fait tomber la frontière souple qui protégeait ce microclimat. Il importe donc de s’adapter de toute urgence aux nouvelles conditions de la concurrence internationale et de s’assurer que Genève reste compétitive sur le marché des lieux de création de richesse et d’emplois.

Même la gauche a fini par l’admettre : l'économie sera libérale ou ne sera pas. La mission de l’Etat est donc de veiller à ce que les vents brutaux de la mondialisation ne viennent pas tout briser sur leur passage mais sans noyer les entreprises sous des milliers de pages de réglementation et obligations diverses ni niveler les avantages compétitifs des plus performants par une fiscalité confiscatoire. Il importe encore, et c’est l’évidence, que les entreprises puissent loger tant leurs activités que leur personnel sur le territoire du canton, ainsi que faire circuler les véhicules privés nécessaires à leurs activités.

Le bilan :
L’entrée en force des accords bilatéraux a laissé de marbre un Conseil d’Etat trop occupé par ses propres divisions pour se soucier sérieusement de politique.

L’entrée en force de la libre circulation des ressortissants des quinze membres de l’UE n’a pas eu d’effet positif sur le nombre des entreprises implantées à Genève. Le nombre d’emplois dans les secteurs tertiaires et secondaire (secteur public international non compris) a même régressé de 3%, passant de 238'000 emplois fin mars 2002 à 231'000 emplois fin mars 20051. Entre 2002 et 2005, l’indice cantonal de l’emploi a chuté de 4 points 2 malgré l’augmentation constante des effectifs de la fonction publique.

Parallèlement, le nombre des travailleurs frontaliers a explosé en 2004 pour atteindre 45'000 en janvier 2005 (+17 %) et reste en constante augmentation (+1% par mois) pour atteindre le chiffre-record de 47'508 en mai 2005.

Si l’économie et la masse salariale stagnent ou régressent, la croissance démographique de Genève connaît quant à elle un développement historique : un supplément de 5'800 habitants déclarés en moyenne chaque année depuis six ans. La population résidente officielle est passée de 425'913 habitants fin mai 2002 à 439’133 fin mai 2005 auxquels il convient d’ajouter au bas mot quelque 15'000 clandestins.

Avec un taux de chômage local (7,5%), comparable à celui de la Haute-Savoie, soit le double de la moyenne suisse, Genève voit le pouvoir d’achat de ses habitants régresser. En guise de promotion économique cantonale, le Conseil d’Etat se borne à compter les chômeurs et à prolonger artificiellement leur prise en charge par la caisse fédérale. Le comble a été atteint cet été avec la création, pour les chômeurs en fin de droit, d’emplois ouvertement fictifs.

De plus, les entreprises genevoises subissent la fiscalité la plus lourde de Suisse (à l’exception du canton des Grisons). Contrairement à un mensonge souvent répété, les recettes fiscales ne cessent de s’accroître : 4,1 milliards en 2003, 4,5 milliards en 2004. (+9%). Malgré cela, l’Etat s’endette pour son seul fonctionnement et n’a pas un sou vaillant à consacrer aux investissements d’infrastructures nécessaires à la compétitivité de Genève.

L’Etat de Genève pratique en outre un taux d’imposition fortement progressif, pénalisant les entreprises performantes, et redistribue la manne récoltée selon des critères clientélistes qui favorisent les seuls milieux politiquement influents. L’Etat fournit par ailleurs des prestations pléthoriques qui pourraient être offertes à moindre coût par le secteur privé.

Dans le domaine de l’immobilier c’est le blocage. L’offre ne suit bien évidemment pas l’augmentation de la population mais subit au contraire le frein d’une législation archaïque (LDRT) doublée d’une politique volontairement paralysante : Alors que chaque nouveau logement compte, des projets viables restent bloqués en vertu de dogmes sur la proportion entre logements sociaux et propriété par étage. Au point que durant tout le premier trimestre 2005, seuls 83 logements ont été mis en chantier dans le canton !

Même paralysie organisée sur le terrain des transports où le comble est atteint avec l’aménagement ubuesque de la place Cornavin. Enjeu de pouvoir entre Ville et Canton, le résultat final ne ressemble à rien et ne satisfait ni les piétons, ni le trafic privé, ni même les usagers déroutés des transports publics. L’OTC réduit chaque jour la surface circulable, exterminant dans la foulée les places de parc alentour. À coup de millions dépensés, des chicanes biscornues envahissent les chaussées. Même en deux roues, le transport privé devient problématique. Des rues sont déclarées piétonnes sans avantage visible pour les piétons tandis qu’une maréchaussée soudainement pléthorique tombe comme la vérole sur les conducteurs téméraires qui osent s’aventurer hors de leur garage.

Les remèdes UDC :

  • Baisser les impôts et les taxes. Laisser respirer l’économie en refusant toute nouvelle charge sociale et autres contraintes, comme les exigences administratives en matière de statistiques, notamment ;

  • Assouplir les conditions salariales : Tuer des emplois qui pourraient exister, en imposant des minima salariaux incompatibles avec la réalité du marché, est une absurdité économique, un mensonge social et une hypocrisie juridique. Même mal payé, un poste de travail qui a le mérite d’exister constitue un avantage pour Genève. Pour la personne peu formée, une insertion par le travail, éventuellement assistée pour le surplus, est mille fois préférable à l’exclusion pure et simple. Ce d’autant plus qu’un poste mal payé rendu inaccessible aux chômeurs de par la loi sera dans les faits occupé par un clandestin. À titre d’exemple, les salaires minimaux de l’économie domestique, rendus impératifs le 1er mars 2005, doivent être abrogés, car ils vont à fin contraire du but de protection sociale affiché ;

  • Réhabiliter l’apprentissage qui est tombé en désuétude, du fait de la faillite de l’enseignement officiel : au terme de leur scolarité obligatoire, les jeunes ne sont actuellement plus en possession des savoirs de base qui permettaient jadis leur intégration en entreprise ;

  • Renforcer les Hautes Ecoles spécialisées, et y développer des possibilités accrues de recherches à visées utilitaires ;

  • Sauver le secret bancaire : A lui seul, le secteur bancaire et financier emploie plus de 30'000 personnes et fournit directement ou indirectement au Canton le gros de ses rentrées fiscales. Il importe donc que ce secteur vital pour Genève soit assuré de conserver ses avantages concurrentiels. L’UDC a su trouver une majorité au Grand Conseil genevois pour voter une résolution adressée aux Chambres fédérales demandant l’inscription du secret bancaire dans la Constitution suisse. Car il importe d’empêcher le Conseil fédéral de brader le secret bancaire à l’occasion de ses négociations avec l’UE, étant rappelé au passage que, contrairement à ce qui a été affirmé faussement par les négociateurs. La déclaration informative de la Suisse (ad art. 51 CAAS) dans le cadre de l’Accord d’Association à Schengen ne lie en rien l’UE. Elle ne met donc nullement le secret bancaire à l’abri du danger,

  • Défendre la Genève internationale les retombées directes et indirectes de l’activité diplomatique de la Genève internationale peuvent être évaluées à 5 milliards de francs par an. En compétition avec New York, mais aussi avec de grandes villes européennes, Genève doit se battre pour conserver sur son sol ses 24 organisations internationales, ses quelque 170 organisations non gouvernementales et plus de 200 missions permanentes. Et en attirer d’autres par ses pôles d’excellence.

  • Vendre Genève efficacement le Département de l’économie publique doit faire plus que comptabiliser les chômeurs et les places vacantes. Sa vocation est d’être un trait d’union actif entre l'Etat et les partenaires économiques et sociaux. Il doit aussi être un commis voyageur capable de vendre le Canton comme terre d’implantation auprès des entreprises étrangères.

  • Prévenir le chômage comme il le fait pour d’autres épidémies, le Conseil d’Etat doit investir massivement dans la prévention en informant honnêtement la population : à l’heure où les frontières sont tombées, perdre son emploi et rester trop longtemps hors du marché du travail, c’est courir le risque de voir sa place prise par un travailleur de l’UE tout aussi qualifié et particulièrement motivé par l’attrait d’un salaire doublé par rapport au SMIG français.

3. Famille :

Une politique tournée vers l’avenir

La question :
Cellule de base de la société, la famille est aussi l’antidote naturel au politiquement correct. La Constitution cantonale impose aux pouvoirs publics d’œuvrer afin que le rôle de famille dans la communauté soit renforcé (art. 2 B) :

Face au recul démographique, la famille traditionnelle reste le cadre naturel de la naissance des enfants. Par comparaison, les enfants de couples non mariés ne représentent en Suisse que le 13,3% (un enfant sur sept). C'est donc sur la famille traditionnelle que repose l'essentiel de la charge éducative. C'est en son sein que s’acquièrent les valeurs les plus fondamentales, dont la transmission profite directement à toute la société. La famille est aussi le premier garant de la solidarité entre les générations : le travail non rémunéré d’un parent au foyer contribue de façon invisible à la prospérité et à la sécurité de tous, en tant que prévention de la délinquance et des dépendances, notamment. Il en va de même de la prise en charge des personnes âgées dans le cadre familial.

Le bilan :
Avec un taux de fécondité de 1,3 enfants par femme, Genève ne renouvelle sa population que par le biais d’une immigration massive et non maîtrisée dont il découle une fatigue sociale importante : trop de difficultés liées à un trop grand nombre de migrants, souvent trop éloignés des normes culturelles et éthiques de leur pays d’accueil.

Privés de soutien et faute d’alternatives, les parents qui travaillent à temps plein s’inscrivent sur les listes d’attente de crèches débordées, incapables de répondre à elles seules à une demande écrasante. En 20 ans, le nombre d’enfants gardés en institution à Genève a augmenté de 73%. Le budget (municipal) de la petite enfance explose sans que les besoins en matière de garde des plus petits ne soient garantis, loin s’en faut. Le tout Etat n’est donc pas une solution viable ; des alternatives doivent être développées.

Il en va de même du grand âge. L’espérance de vie atteint actuellement 78 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes, soit la perspective pour beaucoup de vivre de nombreuses années privé d’autonomie. Le vieillissement est devenu une question politique de toute première importance tant par les questions médicales et budgétaires qu’il pose que par les problèmes éthiques qu’il soulève. Le sort que réserve une société, ou une famille, à ses aînés dépendants témoigne en effet directement de ses valeurs et de son identité.

La réponse étatique à cette question de société a pris la forme de places en EMS (établissements médico-sociaux) qui se multiplient. Les coûts de gestion dépassent toutefois ce que les usagers et leur assurance maladie peuvent prendre en charge. Le secteur privé et les familles sont appelés à développer des alternatives qu’il revient à l’Etat de soutenir et d’encadrer.

Les remèdes UDC

  • Aider la famille traditionnelle par des mesures concrètes, en particulier fiscales, il convient de favoriser clairement les couples mariés par rapport aux concubins et de valoriser le travail de la mère au foyer ;

  • Rabais d’impôt plus important pour couples mariés ;

  • Déduction spéciale pour parents au foyer (égalité de traitement avec le conjoint salarié) ;

  • Rabais d’impôt pour chaque enfant (direct ou par le biais de contribution alimentaire), même majeur tant que dure la formation ;

  • Déduction en cas d’hébergement ou de soins aux parents âgés ;

  • Développement d’alternatives aux crèches : Chèque petite enfance offrant un véritable choix aux parents entre la garde à la maison, l’engagement d’une jeune fille au pair, le placement chez une maman de jour ou la crèche, n’autoriser la création de crèches qu’à proximité des zones denses en emplois ;

  • Développement d’alternatives aux EMS : Chèque personne âgée offrant un véritable choix aux familles entre l’entrée en EMS et la garde à la maison, avec engagement d’une aide à demeure ;

  • Incitations aux caisses de retraite pour la construction d’immeubles avec encadrement ;

  • Stop aux interventions excessives de l'Etat au nom d'un féminisme dépassé coûteux et idéologique qui polarise inutilement la société. Le Bureau de l'égalité n’a pas fait la preuve de son utilité concrète ;

  • Non au prosélytisme homosexuel, dans les écoles, notamment.

4. Instruction publique

L’école est à refaire !

La question :
La Constitution fédérale garantit à chacun un enseignement de base suffisant et gratuit (art. 19).

Le bilan :
À Genève, le droit constitutionnel de chaque enfant à recevoir un enseignement « suffisant » et gratuit est violé. Au terme de rénovations nombreuses et délétères, les logopédistes ne constatent qu’une progression significative : celle la proportion d’enfants dyslexiques ! Que le mandat du Conseiller d’Etat socialiste à l’instruction publique corresponde à l’éclatement de la pire crise qu’ait connu le DIP, est tout un symbole. Depuis plusieurs décennies en effet, le parti dont est issu Charles BEER milite de l’intérieur de l’école comme de l’extérieur pour une forme d’égalité dans l’illettrisme, par la mort d’un enseignement traditionnel qui a le tort d’avoir fait ses preuves et par l’affaiblissement de l’enseignement privé, lequel, paradoxalement, refuse du monde, tant l’école publique est devenue insuffisante.

Plus personne ne doute aujourd’hui de l’échec de cette idée qui prétendait favoriser l’intégration par le bannissement de toute sélection et qui aboutit en fait, avec l’école ainsi « rénovée », à la pire de toutes les formes d’exclusion : l’illettrisme au terme d’une scolarité terminée.

Chaque année, plus de 300 jeunes achèvent leur scolarité obligatoire « promus à rien ». Ni admis dans une filière supérieure, ni autorisés à refaire leur neuvième degré, ils n’ont d’autre ressource que de confier leur sort à cette école privée et payante que Charles BEER ne cessait de prendre pour cible au Grand Conseil lorsqu’il y était député.

L’école genevoise est en échec au point de ne pas même transmettre les savoirs de base (lire, écrire et compter) au terme d’une scolarité obligatoire de 9 ans (six années primaires et 3 années secondaires).

Le climat scolaire est délétère. Écoliers et enseignants sont victimes de violence, à laquelle des enseignants à bout de nerfs finissent eux-mêmes par répondre. Le DIP est mis en échec par le plagiat. La drogue est partout et les affaires pénales se généralisent. Prétendant placer l’élève au centre de sa démarche, l’école genevoise l’a livré aux expérimentions idéologiques des psys du DIP plus anxieux d’en découdre avec une tradition pédagogique qui a le tort d’avoir fait ses preuves que de remplir la mission constitutionnelle de l’école.

On a assisté à des pléthores d’objectifs d’apprentissage vagues et utopiques (épanouir son individualité, se déterminer en fonction de ses projets, développer une meilleure communication, s’engager personnellement, s’auto évaluer, être solidaire, etc.), couplés à une absence de moyens méthodologiques précis. L’étude PISA n’a pu que constater l’échec genevois. Parents, élèves et professeurs sont déroutés. Constatant qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion DIP, la société civile a d’ores et déjà réagi en s’appropriant la nécessaire mission de « refaire l’école ». Les partis politiques (UDC et Entente bourgeoise) ont fait de même en s’emparant pour la réformer de la loi sur l’instruction publique.

Le comble est atteint avec la querelle des notes : alors qu’il importe de disposer d’évaluations continues, chiffrées et certificatives, le Conseil d’Etat, qui y est hostile, veut au contraire des commentaires que, par convenance politique, il daignerait faire traduire en notes de 1 à 6. Mais il s’agirait de notes uniquement « formatives » dont il ne serait question de se servir ni pour faire des moyennes, ni pour déterminer le succès ou l’échec d’un cycle de formation. En clair, l’échec dissimulé, malgré une « note alibi » n’apparaîtrait que lorsqu’il est déjà trop tard.

C’est une des questions pour lesquelles l’UDC a conclu un accord avec les partis de l’Entente visant à imposer le retour de vraies notes en en fixant le principe dans la loi. C’est le prélude à une remise en question fondamentale de l’école, qui doit prendre d’urgence le chemin des réformes. Bien entendu, la gauche a lancé un référendum.

Les remèdes UDC :

  • Mettre fin aux expérimentions pédagogiques hasardeuses les enfants ne sont pas des cobayes, ils ont droit à des méthodes qui ont fait leurs preuves, c’est-à-dire aux méthodes traditionnelles ;

  • Réintroduire les degrés annuels avec redoublement d’année si nécessaire ;

  • Des notes certificatives et des moyennes de passage, permettant une certification claire et non arbitraire ;

  • La transmission des savoirs de base au cœur de l’école et non l’élève ou les psys du DIP. Le social, la prévention et les autres tâches étrangères à la mission de l’école ne doivent plus parasiter son action. « Le tiers du temps de l’enseignement est actuellement consacré à apaiser des conflits et à rétablir la discipline, les deux autres tiers à parler dans le vide », reconnaissent les enseignants de certaines classes ;

  • Une école des résultats : validation des établissements et des enseignants ;

  • Validations certificatives des étapes (certificat de fin de scolarité primaire et certificat de fin de scolarité secondaire) ;

  • Non à la cosmétique du 10e degré ;

  • Chacun à sa place : Trop souvent priés de ne pas s’immiscer dans le domaine de compétences des professionnels de l’enseignement, les parents mis sur la touche ont souvent été déresponsabilisés par des enseignants, eux-mêmes déroutés par une rénovation qu’ils ne comprenaient pas. À l’inverse, les enseignants se sont ingérés, avec les résultats négatifs que l’on sait, dans la sphère éducative des parents ;

  • Chèque scolaire, libre choix de l’établissement : Les parents ne doivent plus être laissés sans recours face à une école de mauvaise qualité. Les écoles publiques doivent être mises en compétition, à l’intérieur du secteur public, mais aussi avec le privé, auquel il importe que non seulement les parents fortunés, mais tout contribuable aient la possibilité de recourir, si nécessaire ;

  • Des classes spécialisées pour les enfants étrangers : Lors de leur première année de scolarité en français. Il est révolu le temps où le nombre des enfants à intégrer était compatible avec les possibilités d’une classe ordinaire ;

  • Obligation pour le DIP d’annoncer au Procureur général tous les délits constaté à l’école ;

  • Réhabiliter l’apprentissage qui est tombé en désuétude, du fait de la faillite du DIP notamment: Au terme de leur scolarité obligatoire, les jeunes hors filière gymnasiale ne sont actuellement plus en possession des savoirs de base qui permettaient jadis leur intégration en entreprise ;

  • Renforcer les Hautes Ecoles spécialisées, y développer des possibilités accrues de recherches à visées utilitaires ; la collaboration des grandes universités (ou de l’EPFL/EPFZ) avec le privé a renforcé leurs capacités en recherche fondamentale.

 

5. Assistance publique :

Chômage, AI et EMS : il faut désamorcer la bombe sociale

La question :
Chacun peut, à un moment ou à autre, faire face à un accident de parcours qui le rende dépendant du soutien de la collectivité à laquelle il appartient. Ce soutien peut être passager (accident, maladie, chômage), il peut aussi être durable (invalidité, fin de vie). Il revient à la législation sociale de fixer dans des lois les droits de chacun afin de rendre ces droits lisibles et transparents, ainsi que de permettre un traitement administratif rapide et efficace des cas à l’abri du risque de l’arbitraire.

Pour que le système d’assistance fonctionne, il importe donc que le cercle des ayants droits aux prestations soit clairement défini et que leur coût soit en adéquation avec la capacité contributive de la collectivité. Il importe aussi que ceux qui financent le système, par l’impôt ou par des prélèvements sur salaire, ne puissent avoir l’impression de se trouver moins bien traités que les bénéficiaires.

Il importe enfin qu’en tout état de cause de récompenser le travail. La responsabilité individuelle doit aussi rester la valeur dominante afin que le filet social nécessaire et garanti à tous ne devienne pour certains un matelas dont ils ne parviennent plus à se relever.

Le bilan :
À trop confondre acquis sociaux et acquis socialistes, le Conseil d’Etat a généralisé l’idée que tout assisté serait une victime, indéfiniment créancière de la collectivité, et tout contribuable ou cotisant une vache à lait indéfiniment responsable des déficits qui résultent de cette dérive clientéliste.

Cette dérive politique a conduit aux abus sociaux constatés avec les faux demandeurs d’asiles, notamment, le gouffre abyssal de l’Hospice général (46,3 millions de déficit sur un budget général de 239 millions en 2004) dont les responsables restent curieusement indemnes ou encore la dérive dans l’AI dont le nombre des rentiers a doublé ces dernières années de 15'000 à 28'000, soit le double de la moyenne suisse au pro rata de la population, et dont 37% des nouveaux cas concernent des affections d’ordre psychique.

Faute de priorités claires, l’Etat a sombré dans une confusion coupable, que déplorent les travailleurs sociaux eux-mêmes : D’un côté, de nombreuses personnes émargent sans droits aux budgets publics, de l’autre, l’Etat retarde, faute de moyens, la création de place en EMS (établissements médico-sociaux) alors que des personnes âgées en attente sont hospitalisées, sans raison médicale, à des coûts très supérieurs à celui d’un EMS.

Or, avec une espérance de vie qui atteint actuellement 78 ans pour les hommes et 84 ans pour les femmes, le vieillissement est devenu une question de politique sociale de toute première importance. Le sort que réserve une société, ou une famille, à ses aînés témoigne directement de ses valeurs et de son identité. Cette question fait donc partie des priorités.

Personnes âgées

Actuellement le modèle politique d’intervention auprès des personnes âgées repose sur trois types d’offre : les soins à domiciles, les immeubles avec encadrement social ou médicalisé, les EMS (établissements médicosociaux).

S’agissant des soins à domicile, ils peuvent être prodigués indistinctement par l’Etat ou le privé, voire par les familles elles-mêmes ou encore des associations bénévoles. La crise budgétaire doit conduire à stimuler et à généraliser l’action privée, au besoin par des incitations fiscales aux familles ou aux proches ou par des subventions spécifiques, sur la base d’un contrat de prestation et moyennant un encadrement professionnel adéquat, à des associations caritatives possédant les compétences nécessaires à une action de quartier.

S’agissant des immeubles avec encadrement social ou médical, rien n’indique que l’Etat soit seul capable de les mettre sur pied. Les entreprises par le Bais de fondations et les caisses de retraites trouveront un intérêt et des modes de financements adéquats qui permettent d’inclure ce type de prestations dans le cadre d’un plan de prévoyance retraite complet, c'est-à-dire tenant compte des paramètres du vieillissement actuel. Par le jeu d’incitations fiscales liées à un contrat de prestations, l’Etat doit d’autant plus encourager la multiplication de l’offre privée dans ce domaine, que l’allongement de la durée de la vie autonome, moyennant un cadre social ou médical, semble être une tendance durable.

S’adressant à des personnes âgées privées de leur autonomie, les EMS représentent la prestation étatique la plus caractéristique des trois. La levée du moratoire genevois permettra d’étoffer l’offre d’accueil actuellement en pénurie. Toutefois, face à l’explosion de la démographie du grand âge, une augmentation linéaire correspondante des EMS n’est ni gérable ni finançable par l’Etat seul. À tout le moins, sur la base des coûts actuels. En effet, à Genève, une place en EMS peut coûter jusqu’à 9'000 francs par mois et utiliser quelque 100m2 de locaux par résidant. Des alternatives devront donc être développées. Le chèque « grand âge », sur le modèle du chèque scolaire qui permettra le libre choix à tous de l’établissement, fera jouer la concurrence entre les établissements subventionnés, mais aussi entre ceux-ci et les cliniques privées actuellement confinées à un marché confidentiel et élitaire et qui trouveraient ainsi motif à démocratiser leur offre. En outre, ces chèques offriront une alternative aux familles, dont certaines sont disposées à jouer le rôle de cadre naturel à la fin de la vie d’un proche, moyennant la possibilité matérielle d’engager une aide à demeure. L’offre de personnel qualifié en cette matière, déjà développée en Allemagne et en Suisse alémanique depuis une quinzaine d’années, existe aussi en Romandie mais reste actuellement réservée à une clientèle fortunée.

Chômage

Aggravé par un manque absolu de préparation face à l’entrée en vigueur des accords bilatéraux par étapes en 2002, puis en 2004, le traitement du chômage cantonal est devenu un problème sans solution si l’on se borne uniquement à des mesures sociales.

Les 10’763 demandeurs d’emploi dans le canton en juin 2002 sont devenus 16'686 en juin 2005, soit une augmentation de 64% du fait de la libre circulation qui n’en est qu’à ses débuts.

Les permis frontaliers ont explosé dans le même temps de 31'600 à 47'500 unités, soit une augmentation de 66%.

Le nombre de travailleurs immigrés en provenance des 15 pays de l’Union européenne est passé de 53'789 en décembre 2002 à 56'222 en juin 2005, soit une augmentation de 9%.

Attirés par des salaires que les « mesures d’accompagnement » maintiennent au double du SMIG français, les travailleurs de l’UE continueront d’affluer vers la Suisse et ce dans une proportion beaucoup plus grande encore en cas d’extension de la libre circulation aux pays de l’Est.

Avec un taux de chômage local (7,5%), comparable à celui de la Haute-Savoie, soit le double de la moyenne suisse, Genève sait depuis longtemps que son traitement uniquement social du chômage est un échec. Diverses études l’ont révélé. Mais le Conseil d’Etat se borne à compter les chômeurs et à prolonger artificiellement leur prise en charge par la caisse fédérale. Le comble du pathétique a été atteint cet été avec la création d’emplois ouvertement fictifs dans une tentative désespérée de tricher une fois de plus avec le droit fédéral.

Trop longtemps endormis par les fausses promesses d’un gouvernement criblé de dettes, les chômeurs en fin de droits découvrent aujourd’hui que le Conseil d’Etat, trop occupé par ses propres divisions, n’a pas prévu la suite.

Les budgets, déjà déficitaires à l’époque de la haute conjoncture, sont mis à mal par l’immigration de la libre circulation. De mai 2002 à mai 2005, le nombre d'habitants dans le canton passe en effet de 425’913 à 439’133, soit une augmentation de 9%. Alors que le nombre des emplois (sans le secteur public et international) diminue parallèlement de 9,7% : 238’000 emplois en mars 2002, 231'000 en mars 2005.

Il était prévisible que cette augmentation de la population (plus 5'800 nouveaux habitants par an depuis 6 ans), sans augmentation parallèle ni du nombre des emplois ni de celui de la masse salariale, rendrait la situation intenable. Genève est réellement assise sur une bombe sociale. Les données ci-dessus, parfaitement vérifiables, doivent être connues de chacun.

Les remèdes UDC

  • Réveiller le peuple à propos des effets de l’extension de la libre circulation ; à propos de l’importance de voter sur la libre circulation en 2009 ;

  • Déjouer les mensonges du Conseil d’Etat : faire savoir aux Genevois qu’ils sont seuls face à la concurrence des travailleurs européens ;

  • Réformer la législation cantonale en matière de chômage, faussement généreuse (en apparence la plus généreuse de Suisse) et trop peu incitative ;

  • Promouvoir de vrais emplois au niveau des entreprises et non des emplois fictifs au niveau de l’Etat ;

  • Supprimer la garantie de l’Etat à l’Hospice Général ;

  • Pas de subvention sans contrat de prestations ;

  • Développement d’alternatives aux EMS. Chèque personne âgée, offrant un véritable choix aux familles entre l’entrée en EMS et la garde à la maison, avec engagement d’une aide à demeure ;

  • Exécuter le renvoi des personnes frappées d’une décision d’éloignement du territoire ;

  • Refuser les régularisations collectives ;

  • Exiger un référendum en 2009 sur les effets de la libre circulation.

 

6. Logement

Construire mais pour qui ?

La question :
Le droit au logement est inscrit dans la constitution. Il constitue un besoin essentiel et donc une tâche de l’Etat.

Le bilan :
L’Etat de Genève, qui se perd en tâches inutiles et contreproductives, reste incapable de formuler le début d’une politique du logement : la crise semble même avoir été organisée pour durer.

Alors que chaque nouveau logement compte, des projets viables sont bloqués par une administration pinailleuse qui préfère ne rien laisser construire plutôt que de mettre de l’eau dans son dogme, en matière de proportion de logements sociaux. A tel point que durant le premier trimestre 2005, seuls 83 logements ont été mis en chantier dans tout le canton !

Le second mandat du Conseiller d’Etat socialiste correspond à la pire pénurie qu’ait connue Genève. Et c’est tout un symbole : depuis des décennies l’ASLOCA dont est issu Laurent MOUTINOT fait son beurre d’une crise du logement dont elle a besoin pour l’instrumentaliser politiquement. Par ailleurs, les milieux immobiliers, qui souhaiteraient construire pour suivre la demande, ne font pas toujours montre d’une grande réflexion sur l’avenir de Genève.

Car, et c’est tout le pathétique de la situation genevoise, les frontières étant tombées, cette détestable crise du logement qui fait tant souffrir les Genevois, constitue l’unique obstacle à une immigration plus forte encore. A la mise sur le marché de 10'000 nouveaux logements correspondrait sans doute l’afflux de 10'000 nouveaux habitants, de sorte que de nouveaux chantiers ne constituent pas à eux seuls une solution. L’intervention du politique reste nécessaire.

Les remèdes UDC

  • Déclasser des parcelles non cultivables à la campagne

  • Densifier la ville, en hauteur notamment ; « Manhattan à la Praille » : un quartier neuf et vertical, avec une forte mixité logement - places de travail - aires de détentes - écoles ;

  • Supprimer la LDTR (loi qui empêche les rénovations et les transformations) ;

  • Reconstruire les immeubles vétustes ;

  • Réaffecter une part des surfaces vacantes de bureaux en logements ;

  • Encourager l’accès à la propriété privée ;

  • Vider les squats ;

  • Remise sur le marché locatif des logements attribués à l’Hospice général ou occupés par des clandestins ;

  • Contrôler l’immigration.

 

7. Circulation

Une approche mixte : transports individuels et en commun

La question .
Le peuple a clairement exprimé sa volonté de voir respectée la complémentarité entre transports publics et transports privés. Le centre ville, qui est actuellement un grand centre commercial animé surtout par des petits commerces doit, sous peine de mourir, rester accessible à la circulation privée.

Le bilan :
Les ayatollahs du tout transport public bétonnent à tour de bras pour marquer leur territoire. L’Office des transports et de la circulation (OTC) réduit chaque jour la surface circulable, exterminant dans la foulée les places de parc alentours. A coup de millions dépensés, des chicanes biscornues envahissent les chaussées. Même en deux roues, le transport privé devient problématique. Des rues sont déclarées piétonnes sans avantage visible pour les piétons tandis qu’une maréchaussée soudainement pléthorique tombe comme la vérole sur les conducteurs téméraires qui s’aventurent hors de leur garage.

Un seul mot d’ordre « paralyser ». Le comble a été atteint avec l’aménagement ubuesque de la place Cornavin. Enjeu de pouvoir entre Ville et Canton, le résultat final ne ressemble à rien et ne satisfait ni les piétons, ni le trafic privé, ni même les usagers déroutés des transports publics.

Cette politique doit cesser car elle est contraire à la volonté populaire et aux intérêts de Genève.

Remèdes UDC

  • Stopper la suppression des place de parc ;

  • Vastes parkings d’échange aux frontières, si possible sur territoire français ;

  • Nouvelles places de stationnement de courtes durées pour le chargement ou la livraison des marchandises ;

  • Petits P+R d’échange en surface, aux abords des transports publics et des voies - extension du parking sous lacustre ;

  • Grands parkings sous les parcs publics (libérer les chaussées dans les quartiers ;

  • Non au terrorisme de l’ATE ;

  • Traversée de la Rade (en tunnel) ;

  • Prolongement de la traversée de la Rade,

  • Autoriser la circulation des 2 roues dans les couloirs TPG en dehors des heures de pointe ;

  • Supprimer la limitation zone bleue entre 12 et 14 heures.

 

8. Finances publiques

Désamorcer la bombe de la dette

La question:
La législation cantonale impose que les comptes de l’Etat soient équilibrés.

Concrètement, cela signifie que les recettes doivent permettre de couvrir les charges courantes de fonctionnement, ainsi que les investissements de renouvellement et les amortissements. De plus, un excédent de recettes sur les charges doit être dégagé pour permettre d’assurer le désendettement progressif du canton.

Le bilan :
C’est peu dire que la loi est violée : Genève accuse le déficit de fonctionnement le plus lourd de Suisse (un demi milliard de francs par année) depuis deux décennies avec au final la dette publique la plus lourde de Suisse.

En 2004, l’insuffisance de financement a atteint 837, 2 millions de francs, avec pour effet d’augmenter la dette de près d’un milliard de francs supplémentaires en une seule année. La dette monétaire atteint les 13 milliards. Ajoutée aux provisions pour risques avérés (Banque cantonale, garanties des caisses de retraites etc.), l’endettement total de l’Etat atteint les 20 milliards. Ce résultat catastrophique n’a rien d’un accident : il s’inscrit dans le cadre de la politique délibérée d’endettement durable conduite par les partis en place depuis15 ans : « l’Etat n’a qu’à payer ! ». La gauche y accroît son pouvoir sur ses obligés tandis que certains milieux bancaires y trouvent une rente de situation (1 million de francs d’intérêt par jour !)

A lui seul, le Conseil d’Etat sortant porte la responsabilité d’une augmentation de la dette monétaire de 9 milliards en 2001 à 13 milliards en 2005. Une explosion de 45% sous les règnes de Mesdames CALMY REY et BRUNSCHWIG GRAF aux finances. La cotation STANDARD & POORS sera revue à la baisse cet automne et les banquiers reverront leurs taux à la hausse. Genève est assise sur une bombe financière.

Comment en est-on arrivés là ? Non seulement les dépenses de fonctionnement par habitant sont à Genève les plus élevées de Suisse (plus de Fr. 5'000,-) mais leur croissance est exponentielle et ne connaît aucun frein. La charge fiscale qui pèse sur les entreprises du canton est, par ailleurs, la plus lourde de Suisse. Contrairement aux mensonges de la gauche, la baisse d’impôts de 12% n’a pas diminué les recettes qui, au contraire, ont progressé de 18% en cinq ans.

Face aux déficits, les partis de gauche et de l’Entente bourgeoise, paralysés par leur clientèle respective, n’ont rien proposé de bien sérieux : Pour sa part, la gauche fait semblant de croire à une crise qui ne serait que celle des recettes et dont la solution simpliste consisterait à alourdir à l’infini les prélèvements fiscaux. Quant à l’Entente bourgeoise, elle milite, certes à juste titre, contre les hausses excessives d’impôts mais se garde bien d’imposer les coupes budgétaires indispensables.
 

Les remèdes UDC :

  • Un véritable budget de l’Etat établi en fonction des recettes et non des dépenses ;

  • Mécanisme effectif et rapide de frein à l’endettement et remboursement de la dette ;

  • Réformer l’appareil étatique ;

  • Définir strictement les missions et déterminer les ressources nécessaires à leur accomplissement ;

  • Restructurer l’administration cantonale.

    • Suppression de 5'000 postes de fonctionnaires en quatre ans, par le jeu des départs naturels et sans licenciements.

    • Réévaluation de toutes les fonctions et suppression des placards dorés ;

  • Blocage des mécanismes salariaux ; indexation selon les moyens disponibles de l’Etat ;

  • Pas de réévaluation de fonctions en dehors du principe de la neutralité des coûts ;

  • Principe de la semaine de 42 heures pour la fonction publique ;

  • Parité des cotisations de caisse de retraite ;

  • Suppression du PLEND ;

  • Réévaluation de toutes les subventions. Exigence au cas par cas d’un contrat de contre-prestation clair et contrôlé ;

  • Assainir paritairement les caisses de pensions ; Primauté et parité des cotisations dans les caisses de retraite du personnel de l’Etat ;

  • Autonomie complète des caisses de pension du personnel de l’Etat suppression de la garantie et de la prise en charge par l’Etat du coût de l’indexation des rentes. Idem pour les établissements autonomes ;

  • Uniformisation de la comptabilité sous la direction unique du Département des finances. Respect strict de principes comptables unifiés ;

  • L’or de la BNS et toutes les recettes exceptionnelles doivent être affectés au remboursement de la dette ;

  • Plan de valorisation des terrains appartenant à l’Etat, déclassements en vue de vente du patrimoine non administratif.

 

9. Fiscalité

Un budget fondé sur les recettes !

La question .
L’impôt est une des principales recettes de l’Etat. Il importe d’autant plus de ne pas tuer l’impôt par trop d’impôts que le contribuable, personne physique ou personne morale, jouit aujourd’hui, de la liberté de s’installer où bon lui semble. Une fiscalité confiscatoire est donc contreproductive et peut s’avérer fatale.

Le sentiment d’injustice face à l’impôt provoque en outre l’exode des gros contribuables, démotive les plus performants et encourage la fraude. Ce sentiment surgit lorsque, d’une part, l’accumulation des taxes et des perceptions étouffe l’activité et, d’autre part, lorsque le contribuable constate que les deniers publics auxquels il contribue sont gaspillés.

Les recettes fiscales ont pour objet, avec les autres recettes de l’Etat, de couvrir les coûts d’une gestion raisonnable, équilibrée et maîtrisée pour des activités de l’Etat limitées aux besoins essentiels de la collectivité.

Le bilan :
Contrairement à un mensonge souvent répété, les recettes fiscales ne cessent de s’accroître : 4,1 milliards en 2003, 4,5 milliards en 2004. (+9%).

Les entreprises genevoises subissent la fiscalité la plus lourde de Suisse à l’exception du canton des Grisons. L’Etat de Genève pratique de plus un taux d’imposition fortement progressif, pénalisant les entreprises performantes, et redistribue la manne récoltée selon des critères clientélistes qui favorisent les seuls milieux politiquement influents.

Tout cela pour permettre à l’Etat, dont les employés ne cessent d’augmenter en nombre, de fournir des prestations pléthoriques dans des domaines qui n’ont souvent plus rien à voir avec les besoins essentiels de la collectivité ou qui pourraient l’être à moindre coût par le secteur privé.

Alors que le premier des budgets à établir devait être celui des recettes, l’Etat de Genève se borne, pour toute « gestion », à additionner ses postes de dépenses en constante augmentation. Constatant, année après année, que la croissance des recettes ne suit pas celle de ses dépenses, l’Etat recourt ensuite à l’emprunt chaque fois qu’il échoue à imposer de nouvelles hausses d’impôts.

Ce cercle infernal a pour effet pervers supplémentaire d’augmenter les dépenses par l’accumulation des intérêts payés aux banques, soit actuellement près d’un million de francs par jour. A lui seul, le Conseil d’Etat sortant porte la responsabilité d’une augmentation de la dette monétaire de 9 milliards en 2001 à 13 milliards en 2005, soit une explosion de 45% sous les règnes de Mesdames CALMY REY et BRUNSCHWIG GRAF aux finances.

Cet automne, l’UDC refusera le budget 2006. La cotation A de STANDARD & POORS sera sans doute revue à la baisse. Il est probable, qu’en conséquence, les investisseurs institutionnels ne seront plus autorisés à posséder des bons du trésor genevois, insuffisamment sûrs. Les banquiers augmenteront donc leurs taux, la dette s’engendrera elle-même !

Les remèdes UDC :

  • Etablissement du budget sur la base des recettes effectives, celles-ci doivent être considérées en fonction de paramètres permettant le maintien et l’accroissement d’activités économiques florissantes sur le territoire genevois et le maintien d’une large communauté de contribuables ;

  • Mécanisme contraignant l’Etat à adapter immédiatement à la baisse son budget des dépenses en cas de chute prévisible des recettes en cours d’exercice, ainsi qu’à constituer des réserves qui garantissent un minimum d’autonomie ;

  • Suppression des taxes et redevances économiquement contre productives, comme la taxe tourisme ; reformulation des critères de la taxe professionnelle qui pénalise actuellement l’emploi ;

  • Révision de la fiscalité des entreprises, suppression de la double imposition des bénéfices et du patrimoine ;

  • Non à toute augmentation des autres impôts et taxes.

 

10. Immigration étrangère

S’assimiler ou partir

La question :
Avec un taux de fécondité de 1,3 enfant par femme, Genève se situe très au dessous des 2,1 enfants nécessaires au renouvellement de sa population. Par ailleurs, sa notoriété et l’extrême générosité de ses prestations sociales en font une terre d’immigration choisie.

L’immigration est donc un fait qui exige une politique.

Cette politique doit tenir compte de l’immigration légale et de l’immigration illégale. Par nature inassimilable, l’immigrant illégal doit être efficacement éloigné. L’immigration légale doit aboutir au renouvellement harmonieux de la population, par l’intégration d’un nombre adéquat de personnes assimilables.

L’étranger assimilable est celui qui dispose d’une affinité culturelle avec la Suisse, de la volonté de s’y assimiler, ainsi que d’un emploi lui permettant de contribuer positivement au bien-être de la société.

Le bilan :
Le nombre d'habitants du canton est en constante et rapide augmentation : plus 5'800 unités par année depuis 6 ans et ce malgré un taux de natalité qui ne permet pas le renouvellement de la population résidente. La population globale est ainsi passée de 425’913 en mai 2002 à 439’133 en mai 2005, soit une augmentation de 9%.

La libre circulation avec les 15 pays membres l’UE explique une partie de cette immigration puisque le nombre de travailleurs établis à Genève est passé de 53'798 en décembre 2001 à 56'222 en juin 2005.

Genève n’a pas de politique d’assimilation des étrangers légaux, dont on doit constater qu’un nombre important n’entend pas, même après des décennies d’établissement harmonieux, concrétiser leur intégration au point de demander la naturalisation.

La gauche comme la droite bourgeoise sont responsables de cette carence : En sacralisant l’immigré, la gauche l’a angéliquement tenu à l’écart du processus d’assimilation, au point parfois de le placer au-dessus des lois. Quant aux milieux économiques, soucieux d’importer de la main d’œuvre, ils ont feint d’oublier qu’on ne joue pas avec les peuples qui ont une histoire comme avec des éprouvettes de laboratoire. Et qu’il est absurde de croire que les migrants laisseront leur culture et leur religion à la frontière.

De plus, Genève n’applique pas la loi fédérale sur le séjour des étrangers et donne à la population clandestine l’impression fausse que sa présence est bien tolérée.

Quelque 15'000 clandestins vivent à Genève d’expédients illégaux ou de travail au noir. Il en résulte une distorsion du marché de l’emploi, une aggravation de la crise du logement et du chômage, ainsi qu’une fatigue sociale non négligeable : un trop grand nombre de migrants, trop éloignés des normes culturelles et éthiques du pays, ne contribuent en rien fiscalement mais perçoivent souvent des aides publiques ou privées émanant d’associations subventionnées par l’Etat.

Malgré 4'000 naturalisations par année, le nombre de Confédérés résidents à Genève reste stable ; c’est dire que les Suisses ont déjà commencé à fuir le canton3.

Les remèdes UDC :

  • Création d’une brigade spéciale de répression du séjour illégal : Le message brouillé qui est actuellement donné doit être inversé ;

  • Renvoi effectif de toute personne frappée d’une mesure d’éloignement ;

  • Non à une régularisation en masse des clandestins ;

  • Contrôles effectifs ;

  • Politique active d’assimilation des étrangers légaux, en vue de leur naturalisation ;

  • Programmes d’éducation civique et d’histoire suisse sérieux dans les écoles ;

  • Programmes similaires pour les candidats à la naturalisation ;

  • Application non complaisante de la loi sur la nationalité lors des procédures de naturalisation.

  • Renforcement de la langue française à l’école (c’est toujours sur les heures de français que sont prises d’autres spécialités non indépendantes) ;

  • Classes d’accueil pour enfants étrangers ;

  • Modification du contrat type de l’économie domestique ;

  • Lutte contre la criminalité transfrontalière.

 

11. Santé publique

Casser la spirale des coûts

La question :
La santé est un droit social. Mais la surconsommation médicale qui caractérise Genève, et qui pèse injustement sur les budgets familiaux et étatiques, n’est pas une fatalité.

Bilan :
Le canton de Genève enregistre les coûts de la santé les plus élevés de Suisse. La prime moyenne qui s’élevait à 266 francs en 1996 a explosé à 399 francs en 2004, soit une augmentation de 54% en 9 ans. La consommation de soin moyenne de l’assuré genevois a atteint 3688 francs en 2004, soit un coût global de 1 milliard et demi de francs. Le canton de Genève se caractérise par une offre médicale particulièrement importante, probablement la plus élevée de Suisse, qui engendre une surconsommation médicale. Le phénomène a été observé au niveau suisse avec l’extension continue du catalogue de soins couverts par l’assurance de base voulue par Madame Ruth DREYFUS et qui a lancé la spirale des coûts aujourd’hui insupportable.

Genève se distingue en outre des autres cantons suisses par une proportion particulièrement élevée des bénéficiaires d’une prise en charge intégrale de leurs frais maladie par l’Etat. Il s’agit des 28'000 bénéficiaires genevois de l’assurance invalidité (en proportion le double de la moyenne suisse) et les requérants d’asile (dont la consommation de soins excède sensiblement le montant couvert par la prime de base).

Les remèdes UDC :

  • Exiger que le budget des HUG soit examiné et voté poste par poste en commission des finances ;

  • Sachant qu’un assuré valaisan qui subit une greffe du foie à Genève coûte 240'000 francs au canton de Genève et 10'000 francs à son assurance valaisanne, exiger que le CE négocie des rétrocessions de subventions avec les autres cantons, de même pour la France (pour les non frontaliers 40% reste à charge du canton) ;

  • Transparence des coûts assurés / non assurés à la charge du contribuable ;

  • Maintien de la suspension de l’accord salarial HUG dont le coût cumulé est de 80 millions de francs par an dès 2006 ;

  • Réduire les coûts de l’assurance de base grâce à l’initiative fédérale UDC.

 

12. Sécurité

       Rendre à la police son honneur perdu

La question :
Assurer la sécurité est la tâche fondamentale de l’Etat. Le droit à la protection de la vie et à l’intégrité physique (art. 10), ainsi qu’à la protection des biens (art. 26) sont expressément inscrits dans la Constitution fédérale, de même que dans les grands textes de droit international (CEDH).

Un état qui n’assure pas la sécurité des biens et des personnes perd sa légitimité démocratique.

Le bilan :
Le sondage en vue de la mise sur pied en 2006 d’un réseau de police de proximité « proxipol » a révélé, sur la base d’un échantillon de 1200 personnes interrogées en ville et en campagne genevoise, que le sentiment d’insécurité avait augmenté de 10% entre 2000 et 2005. En Ville de Genève, on recense 80 délits annuels pour 1000 habitants et le nombre de personnes à avoir une image négative du rôle de la police ne cesse de croître : 42,5% des personnes interrogées ne pensent pas que la police fasse du bon travail, c’est-à-dire un travail suffisant dans les quartiers.

Les attentats du 11 septembre 2001 ont agi comme un détonateur dans les milieux politiques et économiques des pays occidentaux, qui ont pris conscience de leurs faiblesses sécuritaires, notamment dans l’espace Schengen, qui n’a pas pu empêcher la constitution de réseaux terroristes. Les organisations internationales ont renforcé les mesures de sécurité et exigé des Etats hôtes qu’ils fournissent davantage de prestations dans ce domaine. A Genève et depuis plusieurs années, faute de ressources civiles et financières, cette tâche est assumée par l’Armée de milice.

Les choix politiques de la Confédération, soutenus par le canton de Genève, ont péjoré le niveau de sécurité de ce pays qui reste, malgré tout, le meilleur d’Europe.

Ces dernières années, la levée de l’obligation du visa pour de nombreux pays dans le cadre d’une harmonisation européenne, décidée par le Conseil Fédéral, a eu d’importantes répercussions sur la physionomie de la criminalité dans notre canton, devenu un « marché » que certains ressortissants de nouveaux et futurs pays membres de l’UE ont su exploiter dès les premiers jours.

En contrepartie, à cette volonté angélique d’ouverture pour des motivations essentiellement économiques et politiques, ni la Confédération ni Genève n’ont été en mesure de dégager les ressources nécessaires au maintien d’un bon niveau de la sécurité.

Au contraire, les statistiques de la police genevoise sont édifiantes. La petite et moyenne criminalité a progressé de 7.5% ces trois dernières années. Des phénomènes que l’on baptise en France « guérilla urbaine » ont fait leur apparition : incendies de voitures, racket avec violence en bande. Les crises de dépenses que subissent la Confédération et Genève renforcent ce paradoxe. La question est maintenant de savoir si Genève parviendra à terme à assurer la sécurité d’une agglomération qui va au-delà de ses frontières et saura ainsi conserver la confiance des organisations gouvernementales ou non gouvernementales qui, jusqu’à présent, ont fait le choix de s’établir et de rester dans notre cité.

La crise du G8 et l’incapacité du gouvernement à prendre des décisions pour maîtriser une cinquantaine de casseurs qui ont mis le centre-ville à sac, associée à des mouvements sociaux au sein du Corps de police, notamment pendant l’exposition TELECOM 2003, ont certainement influencé la perception des conditions que Genève offre à ses hôtes. Cette crise a également mis en lumière le déphasage entre les ressources à disposition et les besoins.

La politique sécuritaire de ce canton, axée sur la prévention, le laxisme du pouvoir judiciaire qui libère des mineurs auteurs de vols avant de connaître leur identité et leur réelle implication dans les faits qui leur sont reprochés, une frontière de plus en plus perméable, proportionnellement aux coupes budgétaires (diminution de l’équivalent de 70 places en cinq ans), ont eu en partie raison de la motivation de nombreux hommes sur le terrain, que seul l’espoir d’une retraite après 30 ans de service et l’amélioration de leur plan de carrière parvient encore à maintenir au travail.

La décision du peuple suisse du 5 juin dernier d’adhérer à un espace Schengen qui confond liberté et sécurité, devrait encore aggraver la situation à partir de 2008. En termes de sécurité, nous n’avons pas grand chose à attendre d’un espace Schengen, qui en dix ans d’existence a davantage mutualisé les faiblesses, qu’il n’a rassemblé les forces. Ce n’est pas en décidant de confier sa sécurité aux frontières russes, biélorusses et ukrainiennes que le Conseil européen, réuni à Thessalonique de juin 2003, va améliorer la situation en étendant l’Union européenne à 33 pays membres. Et comme pour la campagne de votations du 25 septembre 2005, le Conseil fédéral saura nous convaincre que l’intérêt de la Suisse réside dans cet élargissement aux frontières du Moyen-Orient, zone de paix idyllique, comme on le sait !

Les décisions politiques prises par le Conseil Fédéral et systématiquement soutenues par le canton de Genève l’ont été au détriment de la protection des biens et de la qualité de vie des personnes. Elles ont largement contribué à alimenter l’immigration illégale, le trafic de stupéfiants, le travail au noir, la crise du logement, le chômage, et l’explosion des prestations sociales versées par l’Hospice général sur la base de l’article 12 de la Constitution fédérale.

Dans le domaine de la sécurité notre canton a sciemment décidé de ne plus conserver toutes les cartes en main et de les remplacer par des mesurettes telles que les zones d’exclusion ou les « contrats de quartier », purement bidon.

Les éléments d’une réelle politique de sécurité se situent désormais à Berne (révision du code pénal, loi sur les stupéfiants, loi sur les étrangers, loi sur les mesures de contrainte) et à Bruxelles (politique migratoire et d’asile).

La marge de manœuvre du canton se situe principalement au niveau de la volonté d’application des normes légales, conformément à la Constitution fédérale, et de la poursuite effective des infractions par le pouvoir judiciaire.

Les remèdes UDC :

  • Rendre à la police son honneur perdu : Affectées prioritairement à des tâches de racket fiscal par le biais des amendes d’ordre, les forces de sécurité cantonale et municipale sont aujourd’hui méprisées par une part croissante de la population ;

  • Énoncer les missions prioritaires de la police dans le LPOL, fixer des objectifs clairs de prestations ;

  • Fixer dans la loi sur la police l’exigence d’un bilan mensuel de la répression des délits et des crimes, avec un suivi relatif à la sanction finalement prononcée ; 

  • Application stricte des mesures fédérales de contraintes ;

  • Limiter l’activité syndicale de la police : les grèves du zèle et autres manifestations ont largement déconsidéré les corps de polices qui y ont participé,

  • Accroître la capacité pénitentiaire du canton, y compris et surtout pour les mineurs ;

  • Constituer une brigade chargée de la lutte contre le séjour illégal et le travail illégal ;

  • Revoir la répartition de compétences entre les différents partenaires de la sécurité ;

  • Système de comparution immédiate pour certains contrevenants, mineurs notamment et dealers pour une justice rapide ;

  • Préciser les priorités d’engagement de la police sur les tâches de contrôle et de surveillance ;

  • Décharger la police genevoise de certaines tâches d’encadrement de manifestations, dont le nombre n’a cessé de croître ces dernières années ;

  • Supprimer la commission des grâces ;

  • Mettre à la disposition de la Police genevoise la caserne des Vernets (centre de formation et centre logistique en cas de grandes manifestations internationales comme l’Eurofoot 2008) ;

  • Maintenir les conditions salariales de la police à un niveau élevé si l’on veut motivation et rendement ;

  • Accroître à long terme les capacités de surveillance de la gendarmerie, (l’effectif de la gendarmerie, environ 750 personnes, est inférieur à la hausse d’effectif prévue aux HUG pour les années 2003-2006, soit 889 collaborateurs) ;

  • Exiger de la Confédération qu’elle apporte sa contribution (maintien puis hausse de l’effectif du Cgfr dont le sous-effectif est reconnu depuis 1997) ;

  • Equipement de la PSI (Ripol) ;

1 Statistique trimestrielle de l'emploi réalisée par l'Office fédéral de la statistique.

 2 Sauf indication contraire, les données chiffrées proviennent de l’Office cantonal de la statistique

 3 47% de la population est étrangère dans la tranche d’âge 20-39 ans.

 

 

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