Sommaire :
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Intro
-
Economie
-
Famille
-
Instruction publique
-
Assistance publique
-
Logement
-
Circulation
-
Finances publiques
-
Fiscalité
-
Immigration étrangère
-
Santé
publique
-
Sécurité
-
Réforme de l’appareil
étatique (mise en œuvre
de l’audit, voir livre
blanc)
1. Introduction
Reconstruisons l’avenir
ensemble
L’UDC incarne
pour Genève le retour en
force des valeurs
conservatrices, origine des
libertés et de la prospérité
qui ont fait la Suisse. Il
ne s’agit pas d’une démarche
de contemplation nostalgique
du passé mais bien du moyen
le plus actuel et le plus
sûr pour Genève de se
réconcilier avec elle-même.
Car c’est aussi la réponse
active aux défis les plus
pressants que doit relever
le canton :
-
La crise
d’identité, qui
déboussole individus et
familles, mais aussi
écoles, entreprises et
jusqu’aux institutions
de l’Etat ;
-
Le vide
ouvert par le déclin des
valeurs et la perte de
vue du bien commun, avec
la crise sociale qui en
découle ;
-
La
faillite financière du
Canton, symptôme navrant
de la confusion d’une
classe politique
paralysée par le
clientélisme.
L’UDC est une
force politique de
changement. La seule. Elle
l’a prouvé au niveau fédéral
notamment.
Quelle sera
sa force au Grand Conseil
genevois en 2005 - 2009 ? De
la réponse que vous
apporterez à cette question
le 9 octobre 2005, dépendra
le destin immédiat du
canton. Avec, à l’époque,
10% des voix et des sièges,
l’UDC Genève a fait une
première percée au Parlement
cantonal en 2001. Cette
législature fut un tour
d’échauffement. Car faire de
la politique, c’est trouver
des majorités aptes à
soutenir un projet : Une
mission quasi impossible dès
lors que les partis en place
reprochaient à l’UDC - et à
ses électeurs - le fait
même qu’ils existent !
Malgré cela, le bilan de
cette première législature
est tout à fait positif : la
présence UDC a non seulement
donné un ton nouveau à la
politique Genevoise mais, et
pour la première fois depuis
des décennies, a permis de
faire obstacle à l’hégémonie
socialiste. Il s’agit
maintenant de transformer
l’essai : Pour donner corps
à la politique de
changements concrets dont
Genève a urgemment besoin,
le groupe UDC au Grand
Conseil doit se renforcer.
Au détriment d’autres
partis : C’est ainsi, et
ainsi seulement, que
pourront être formées les
majorités nécessaires à
imposer des réformes.
Certes, à
l’approche des élections,
les partis dits de
l’ « Entente » bourgeoise
se souviennent de leur
électorat conservateur et
craignent la sanction
populaire qu’appellent leurs
errements et compromissions.
C’est ainsi que PDC, PRD et
PL ont fait mine de
s’associer à l’UDC pour
s’attaquer enfin aux
prébendes des partis de
gauche, causes de
l’endettement durable et du
déclin genevois. À quelques
mois des élections, les mots
« endettement », « illettrisme »,
« insécurité » et « chômage »
sont soudain sur toutes les
lèvres bourgeoises. Il
importe de rappeler haut et
fort que, si leurs
préoccupations avaient été
sincères, c’est depuis 2001
que les partis de
l’ « Entente » auraient
trouvé avec l’UDC les
majorités nécessaires à
imposer des réformes.
Certes, l’aggravation de la
crise cantonale de 2001 à
2005 résulte bien d’une
politique de gauche. Mais la
responsabilité de ne pas s’y
être opposé, alors même
qu’ils en avaient les
moyens, incombe entièrement
aux partis bourgeois. Ils
ont préféré leurs intérêts
partisans à la sauvegarde du
bien commun.
Il conviendra
de s’en souvenir le 9
octobre 2005 en donnant à
l’UDC un nombre de
députés au Grand Conseil qui
lui permette d’entraîner les
majorités nécessaires au
changement.
Bon vote !
Avec l’UDC
en 2005-2009 vous
contribuerez à :
Récompenser le travail
Prévenir le
chômage
Déjouer les
mensonges du Conseil d’Etat
sur les effets de la libre
circulation ;
Créer une
brigade de police des
étrangers pour traquer
séjour et travail illégal ;
Renvoi
effectif des personnes
frappées d’une mesure
d’éloignement ;
Réformer la
loi sur le chômage (non aux
emplois fictifs) ;
Sauver le
secret bancaire ;
Réhabiliter
l’apprentissage.
Remettre
la transmission des savoirs
au cœur de l’école
La fin des
expérimentions pédagogiques
hasardeuses ;
Des degrés
annuels et les
notes
certificatives ;
Le libre
choix de l’établissement
scolaire (chèque scolaire) ;
Renforcer la
langue française à l’école ;
Un programme
sérieux d’éducation civique
et d’histoire suisse ;
Non au
prosélytisme homosexuel.
Rendre à
la police son honneur perdu
Un bilan
mensuel de la lutte contre
la criminalité ;
La fin du
racket fiscal par le biais
des amendes d’ordre ;
Suppression
de la commission des grâces
(initiative
constitutionnelle) ;
Convertir la
caserne des Vernets en
centre de formation à la
sécurité ;
Lutte contre
la criminalité
transfrontalière.
Réduire
les impôts et les taxes
Un budget de
l’Etat fondé sur les
recettes ;
Rembourser la
dette (valoriser et vendre
certains actifs) ;
Installer un
mécanisme effectif de frein
immédiat à l’endettement ;
Réviser la
fiscalité des entreprises
(non à la double
imposition).
Réformer
l’Etat (svelte,
performant, moderne)
Suppression
de 5'000 postes de
fonctionnaires en quatre ans
(départs naturels) ;
Réexamen de
toutes les fonctions et
salaires (critères du
secteur privé) ;
Fin des
placards dorés ;
Suppression
de l’administration
communale Ville de Genève ;
Assainissement des caisses
de pensions (supprimer la
garantie de l’Etat).
Rendre
transparents les coûts
sociaux et de santé
Réexamen de
toutes les subventions
(selon leur utilité) et
contrats de prestation ;
Supprimer la
garantie de l’Etat à
l’Hospice général ;
Suspension de
l’accord salarial HUG (coût
cumulé 80 millions de francs
par an) ;
Réduire le
coût de l’assurance maladie
de base (initiative UDC) ;
Créer des
alternatives aux crèches
(chèque petite enfance);
Créer des
alternatives aux EMS (chèque
personnes âgées).
Traverser
enfin la rade (en tunnel)
Avec un
prolongement de la traversée
de la rade ;
L’extension
du parking sous-lacustre ;
De vastes
parkings sous les parcs
publics (libérer la
chaussée) ;
De petits P+R
d’échange en surface (voies
routières et ferroviaires).
Débloquer
le logement
Abrogation de
la LDTR (Loi cantonale
contre les transformations
et rénovations) ;
Déclassement
de parcelles non cultivées
en zone agricole ;
Accès à la
propriété privée ;
Des
rues propres (ce serait un
minimum !).
2. Economie :
Laissez respirer les
entreprises !
La
question :
L’économie genevoise est
un tissu du plus de 36'000
entreprises privées,
appartenant pour 80% au
secteur tertiaire, qui, avec
le secteur secondaire
fournit à la communauté
quelque 231'000 emplois,
ainsi qu’une part
déterminante des recettes
fiscales.
Genève est un
microclimat
socio-économique, d’une
riche diversité, à la fois
vigoureux et fragile. La
libre circulation a fait
tomber la frontière souple
qui protégeait ce
microclimat. Il importe donc
de s’adapter de toute
urgence aux nouvelles
conditions de la concurrence
internationale et de
s’assurer que Genève reste
compétitive sur le marché
des lieux de création de
richesse et d’emplois.
Même la
gauche a fini par
l’admettre : l'économie sera
libérale ou ne sera pas. La
mission de l’Etat est donc
de veiller à ce que les
vents brutaux de la
mondialisation ne viennent
pas tout briser sur leur
passage mais sans noyer les
entreprises sous des
milliers de pages de
réglementation et
obligations diverses ni
niveler les avantages
compétitifs des plus
performants par une
fiscalité confiscatoire. Il
importe encore, et c’est
l’évidence, que les
entreprises puissent loger
tant leurs activités que
leur personnel sur le
territoire du canton, ainsi
que faire circuler les
véhicules privés nécessaires
à leurs activités.
Le
bilan :
L’entrée en force des
accords bilatéraux a laissé
de marbre un Conseil d’Etat
trop occupé par ses propres
divisions pour se soucier
sérieusement de politique.
L’entrée en
force de la libre
circulation des
ressortissants des quinze
membres de l’UE n’a pas eu
d’effet positif sur le
nombre des entreprises
implantées à Genève. Le
nombre d’emplois dans les
secteurs tertiaires et
secondaire (secteur public
international non compris) a
même régressé de 3%, passant
de 238'000 emplois fin mars
2002 à 231'000 emplois fin
mars 2005.
Entre 2002 et 2005, l’indice
cantonal de l’emploi a chuté
de 4 points
malgré l’augmentation
constante des effectifs de
la fonction publique.
Parallèlement, le nombre des
travailleurs frontaliers a
explosé en 2004 pour
atteindre 45'000 en janvier
2005 (+17 %) et reste en
constante augmentation (+1%
par mois) pour atteindre le
chiffre-record de 47'508 en
mai 2005.
Si l’économie
et la masse salariale
stagnent ou régressent, la
croissance démographique de
Genève connaît quant à elle
un développement
historique : un supplément
de 5'800 habitants déclarés
en moyenne chaque année
depuis six ans. La
population résidente
officielle est passée de
425'913 habitants fin mai
2002 à 439’133 fin mai 2005
auxquels il convient
d’ajouter au bas mot quelque
15'000 clandestins.
Avec un taux
de chômage local (7,5%),
comparable à celui de la
Haute-Savoie, soit le double
de la moyenne suisse, Genève
voit le pouvoir d’achat de
ses habitants régresser. En
guise de promotion
économique cantonale, le
Conseil d’Etat se borne à
compter les chômeurs et à
prolonger artificiellement
leur prise en charge par la
caisse fédérale. Le comble a
été atteint cet été avec la
création, pour les chômeurs
en fin de droit, d’emplois
ouvertement fictifs.
De plus, les
entreprises genevoises
subissent la fiscalité la
plus lourde de Suisse (à
l’exception du canton des
Grisons). Contrairement à un
mensonge souvent répété, les
recettes fiscales ne cessent
de s’accroître : 4,1
milliards en 2003, 4,5
milliards en 2004. (+9%).
Malgré cela, l’Etat
s’endette pour son seul
fonctionnement et n’a pas un
sou vaillant à consacrer aux
investissements
d’infrastructures
nécessaires à la
compétitivité de Genève.
L’Etat de
Genève pratique en outre un
taux d’imposition fortement
progressif, pénalisant les
entreprises performantes, et
redistribue la manne
récoltée selon des critères
clientélistes qui favorisent
les seuls milieux
politiquement influents.
L’Etat fournit par ailleurs
des prestations pléthoriques
qui pourraient être offertes
à moindre coût par le
secteur privé.
Dans le
domaine de l’immobilier
c’est le blocage. L’offre ne
suit bien évidemment pas
l’augmentation de la
population mais subit au
contraire le frein d’une
législation archaïque (LDRT)
doublée d’une politique
volontairement paralysante :
Alors que chaque nouveau
logement compte, des projets
viables restent bloqués en
vertu de dogmes sur la
proportion entre logements
sociaux et propriété par
étage. Au point que durant
tout le premier trimestre
2005, seuls 83 logements ont
été mis en chantier dans le
canton !
Même
paralysie organisée sur le
terrain des transports où le
comble est atteint avec
l’aménagement ubuesque de la
place Cornavin. Enjeu de
pouvoir entre Ville et
Canton, le résultat final ne
ressemble à rien et ne
satisfait ni les piétons, ni
le trafic privé, ni même les
usagers déroutés des
transports publics. L’OTC
réduit chaque jour la
surface circulable,
exterminant dans la foulée
les places de parc alentour.
À coup de millions dépensés,
des chicanes biscornues
envahissent les chaussées.
Même en deux roues, le
transport privé devient
problématique. Des rues sont
déclarées piétonnes sans
avantage visible pour les
piétons tandis qu’une
maréchaussée soudainement
pléthorique tombe comme la
vérole sur les conducteurs
téméraires qui osent
s’aventurer hors de leur
garage.
Les
remèdes UDC :
-
Baisser les impôts et
les taxes. Laisser
respirer l’économie en
refusant toute nouvelle
charge sociale et autres
contraintes, comme les
exigences
administratives en
matière de statistiques,
notamment ;
-
Assouplir les
conditions salariales :
Tuer des emplois qui
pourraient exister, en
imposant des minima
salariaux incompatibles
avec la réalité du
marché, est une
absurdité économique, un
mensonge social et une
hypocrisie juridique.
Même mal payé, un poste
de travail qui a le
mérite d’exister
constitue un avantage
pour Genève. Pour la
personne peu formée, une
insertion par le
travail, éventuellement
assistée pour le
surplus, est mille fois
préférable à l’exclusion
pure et simple. Ce
d’autant plus qu’un
poste mal payé rendu
inaccessible aux
chômeurs de par la loi
sera dans les faits
occupé par un
clandestin. À titre
d’exemple, les salaires
minimaux de l’économie
domestique, rendus
impératifs le 1er
mars 2005, doivent être
abrogés, car ils vont à
fin contraire du but de
protection sociale
affiché ;
-
Réhabiliter
l’apprentissage qui
est tombé en désuétude,
du fait de la faillite
de l’enseignement
officiel : au terme de
leur scolarité
obligatoire, les jeunes
ne sont actuellement
plus en possession des
savoirs de base qui
permettaient jadis leur
intégration en
entreprise ;
-
Renforcer les Hautes
Ecoles spécialisées,
et y développer des
possibilités accrues de
recherches à visées
utilitaires ;
-
Sauver le secret
bancaire : A lui
seul, le secteur
bancaire et financier
emploie plus de 30'000
personnes et fournit
directement ou
indirectement au Canton
le gros de ses rentrées
fiscales. Il importe
donc que ce secteur
vital pour Genève soit
assuré de conserver ses
avantages
concurrentiels. L’UDC a
su trouver une majorité
au Grand Conseil
genevois pour voter une
résolution adressée aux
Chambres fédérales
demandant l’inscription
du secret bancaire dans
la Constitution suisse.
Car il importe
d’empêcher le Conseil
fédéral de brader le
secret bancaire à
l’occasion de ses
négociations avec l’UE,
étant rappelé au passage
que, contrairement à ce
qui a été affirmé
faussement par les
négociateurs. La
déclaration informative
de la Suisse (ad art. 51
CAAS) dans le cadre de
l’Accord d’Association à
Schengen ne lie en rien
l’UE. Elle ne met donc
nullement le secret
bancaire à l’abri du
danger,
-
Défendre la Genève
internationale les
retombées directes et
indirectes de l’activité
diplomatique de la
Genève internationale
peuvent être évaluées à
5 milliards de francs
par an. En compétition
avec New York, mais
aussi avec de grandes
villes européennes,
Genève doit se battre
pour conserver sur son
sol ses 24 organisations
internationales, ses
quelque 170
organisations non
gouvernementales et plus
de 200 missions
permanentes. Et en
attirer d’autres par ses
pôles d’excellence.
-
Vendre Genève
efficacement le
Département de
l’économie publique doit
faire plus que
comptabiliser les
chômeurs et les places
vacantes. Sa vocation
est d’être un trait
d’union actif entre
l'Etat et les
partenaires économiques
et sociaux. Il doit
aussi être un commis
voyageur capable de
vendre le Canton comme
terre d’implantation
auprès des entreprises
étrangères.
-
Prévenir le chômage
comme il le fait pour
d’autres épidémies, le
Conseil d’Etat doit
investir massivement
dans la prévention en
informant honnêtement la
population : à l’heure
où les frontières sont
tombées, perdre son
emploi et rester trop
longtemps hors du marché
du travail, c’est courir
le risque de voir sa
place prise par un
travailleur de l’UE tout
aussi qualifié et
particulièrement motivé
par l’attrait d’un
salaire doublé par
rapport au SMIG
français.
3.
Famille :
Une politique tournée
vers l’avenir
La
question :
Cellule de base de la
société, la famille est
aussi l’antidote naturel au
politiquement correct. La
Constitution cantonale
impose aux pouvoirs publics
d’œuvrer afin que le rôle de
famille dans la communauté
soit renforcé (art. 2 B) :
Face au recul
démographique, la famille
traditionnelle reste le
cadre naturel de la
naissance des enfants. Par
comparaison, les enfants de
couples non mariés ne
représentent en Suisse que
le 13,3% (un enfant sur
sept). C'est donc sur la
famille traditionnelle que
repose l'essentiel de la
charge éducative. C'est en
son sein que s’acquièrent
les valeurs les plus
fondamentales, dont la
transmission profite
directement à toute la
société. La famille est
aussi le premier garant de
la solidarité entre les
générations : le travail non
rémunéré d’un parent au
foyer contribue de façon
invisible à la prospérité et
à la sécurité de tous, en
tant que prévention de la
délinquance et des
dépendances, notamment. Il
en va de même de la prise en
charge des personnes âgées
dans le cadre familial.
Le
bilan :
Avec un taux de
fécondité de 1,3 enfants par
femme, Genève ne renouvelle
sa population que par le
biais d’une immigration
massive et non maîtrisée
dont il découle une fatigue
sociale importante : trop de
difficultés liées à un trop
grand nombre de migrants,
souvent trop éloignés des
normes culturelles et
éthiques de leur pays
d’accueil.
Privés de
soutien et faute
d’alternatives, les parents
qui travaillent à temps
plein s’inscrivent sur les
listes d’attente de crèches
débordées, incapables de
répondre à elles seules à
une demande écrasante. En 20
ans, le nombre d’enfants
gardés en institution à
Genève a augmenté de 73%. Le
budget (municipal) de la
petite enfance explose sans
que les besoins en matière
de garde des plus petits ne
soient garantis, loin s’en
faut. Le tout Etat n’est
donc pas une solution
viable ; des alternatives
doivent être développées.
Il en va de
même du grand âge.
L’espérance de vie atteint
actuellement 78 ans pour les
hommes et 84 ans pour les
femmes, soit la perspective
pour beaucoup de vivre de
nombreuses années privé
d’autonomie. Le
vieillissement est devenu
une question politique de
toute première importance
tant par les questions
médicales et budgétaires
qu’il pose que par les
problèmes éthiques qu’il
soulève. Le sort que réserve
une société, ou une famille,
à ses aînés dépendants
témoigne en effet
directement de ses valeurs
et de son identité.
La réponse
étatique à cette question de
société a pris la forme de
places en EMS
(établissements
médico-sociaux) qui se
multiplient. Les coûts de
gestion dépassent toutefois
ce que les usagers et leur
assurance maladie peuvent
prendre en charge. Le
secteur privé et les
familles sont appelés à
développer des alternatives
qu’il revient à l’Etat de
soutenir et d’encadrer.
Les
remèdes UDC
-
Aider la famille
traditionnelle par
des mesures concrètes,
en particulier fiscales,
il convient de favoriser
clairement les couples
mariés par rapport aux
concubins et de
valoriser le travail de
la mère au foyer ;
-
Rabais d’impôt
plus important pour
couples mariés ;
-
Déduction spéciale
pour parents au foyer (égalité
de traitement avec le
conjoint salarié) ;
-
Rabais d’impôt pour
chaque enfant
(direct ou par le biais
de contribution
alimentaire), même
majeur tant que dure la
formation ;
-
Déduction en cas
d’hébergement ou de
soins aux parents âgés ;
-
Développement
d’alternatives aux
crèches : Chèque
petite enfance offrant
un véritable choix aux
parents entre la garde à
la maison, l’engagement
d’une jeune fille au
pair, le placement chez
une maman de jour ou la
crèche, n’autoriser la
création de crèches qu’à
proximité des zones
denses en emplois ;
-
Développement
d’alternatives aux EMS :
Chèque personne
âgée offrant un
véritable choix aux
familles entre l’entrée
en EMS et la garde à la
maison, avec engagement
d’une aide à demeure ;
-
Incitations aux
caisses de retraite
pour la construction
d’immeubles avec
encadrement ;
-
Stop aux
interventions excessives
de l'Etat au nom
d'un féminisme dépassé
coûteux et idéologique
qui polarise inutilement
la société. Le Bureau de
l'égalité n’a pas fait
la preuve de son utilité
concrète ;
-
Non au prosélytisme
homosexuel, dans les
écoles, notamment.
4.
Instruction publique
L’école est à refaire !
La
question :
La Constitution fédérale
garantit à chacun un
enseignement de base
suffisant et gratuit (art.
19).
Le
bilan :
À Genève, le droit
constitutionnel de chaque
enfant à recevoir un
enseignement « suffisant »
et gratuit est violé. Au
terme de rénovations
nombreuses et délétères, les
logopédistes ne constatent
qu’une progression
significative : celle la
proportion d’enfants
dyslexiques ! Que le mandat
du Conseiller d’Etat
socialiste à l’instruction
publique corresponde à
l’éclatement de la pire
crise qu’ait connu le DIP,
est tout un symbole. Depuis
plusieurs décennies en
effet, le parti dont est
issu Charles BEER milite de
l’intérieur de l’école comme
de l’extérieur pour une
forme d’égalité dans
l’illettrisme, par la mort
d’un enseignement
traditionnel qui a le tort
d’avoir fait ses preuves et
par l’affaiblissement de
l’enseignement privé,
lequel, paradoxalement,
refuse du monde, tant
l’école publique est devenue
insuffisante.
Plus personne
ne doute aujourd’hui de
l’échec de cette idée qui
prétendait favoriser
l’intégration par le
bannissement de toute
sélection et qui aboutit en
fait, avec l’école ainsi
« rénovée », à la pire de
toutes les formes
d’exclusion : l’illettrisme
au terme d’une scolarité
terminée.
Chaque année,
plus de 300 jeunes achèvent
leur scolarité obligatoire
« promus à rien ». Ni admis
dans une filière supérieure,
ni autorisés à refaire leur
neuvième degré, ils n’ont
d’autre ressource que de
confier leur sort à cette
école privée et payante que
Charles BEER ne cessait de
prendre pour cible au Grand
Conseil lorsqu’il y était
député.
L’école
genevoise est en échec au
point de ne pas même
transmettre les savoirs de
base (lire, écrire et
compter) au terme d’une
scolarité obligatoire de 9
ans (six années primaires et
3 années secondaires).
Le climat
scolaire est délétère.
Écoliers et enseignants sont
victimes de violence, à
laquelle des enseignants à
bout de nerfs finissent
eux-mêmes par répondre. Le
DIP est mis en échec par le
plagiat. La drogue est
partout et les affaires
pénales se généralisent.
Prétendant placer l’élève au
centre de sa démarche,
l’école genevoise l’a livré
aux expérimentions
idéologiques des psys du DIP
plus anxieux d’en découdre
avec une tradition
pédagogique qui a le tort
d’avoir fait ses preuves que
de remplir la mission
constitutionnelle de
l’école.
On a assisté
à des pléthores d’objectifs
d’apprentissage vagues et
utopiques (épanouir son
individualité, se déterminer
en fonction de ses projets,
développer une meilleure
communication, s’engager
personnellement, s’auto
évaluer, être solidaire,
etc.), couplés à une absence
de moyens méthodologiques
précis. L’étude PISA n’a pu
que constater l’échec
genevois. Parents, élèves et
professeurs sont déroutés.
Constatant qu’il n’y a plus
de pilote dans l’avion DIP,
la société civile a d’ores
et déjà réagi en
s’appropriant la nécessaire
mission de « refaire
l’école ». Les partis
politiques (UDC et Entente
bourgeoise) ont fait de même
en s’emparant pour la
réformer de la loi sur
l’instruction publique.
Le comble est
atteint avec la querelle des
notes : alors qu’il importe
de disposer d’évaluations
continues, chiffrées et
certificatives, le Conseil
d’Etat, qui y est hostile,
veut au contraire des
commentaires que, par
convenance politique, il
daignerait faire traduire en
notes de 1 à 6. Mais il
s’agirait de notes
uniquement « formatives »
dont il ne serait question
de se servir ni pour faire
des moyennes, ni pour
déterminer le succès ou
l’échec d’un cycle de
formation. En clair, l’échec
dissimulé, malgré une « note
alibi » n’apparaîtrait que
lorsqu’il est déjà trop
tard.
C’est une des
questions pour lesquelles
l’UDC a conclu un accord
avec les partis de l’Entente
visant à imposer le retour
de vraies notes en en fixant
le principe dans la loi.
C’est le prélude à une
remise en question
fondamentale de l’école, qui
doit prendre d’urgence le
chemin des réformes. Bien
entendu, la gauche a lancé
un référendum.
Les
remèdes UDC :
-
Mettre fin aux
expérimentions
pédagogiques hasardeuses
les enfants ne sont pas
des cobayes, ils ont
droit à des méthodes qui
ont fait leurs preuves,
c’est-à-dire aux
méthodes
traditionnelles ;
-
Réintroduire les
degrés annuels avec
redoublement d’année si
nécessaire ;
-
Des notes
certificatives et des
moyennes de passage,
permettant une
certification claire et
non arbitraire ;
-
La transmission des
savoirs de base au cœur
de l’école et non
l’élève ou les psys du
DIP. Le social, la
prévention et les autres
tâches étrangères à la
mission de l’école ne
doivent plus parasiter
son action. « Le tiers
du temps de
l’enseignement est
actuellement consacré à
apaiser des conflits et
à rétablir la
discipline, les deux
autres tiers à parler
dans le vide »,
reconnaissent les
enseignants de certaines
classes ;
-
Une école des
résultats :
validation des
établissements et des
enseignants ;
-
Validations
certificatives des
étapes (certificat de
fin de scolarité
primaire et certificat
de fin de scolarité
secondaire) ;
-
Non à la cosmétique
du 10e
degré ;
-
Chacun à sa place :
Trop souvent priés de ne
pas s’immiscer dans le
domaine de compétences
des professionnels de
l’enseignement, les
parents mis sur la
touche ont souvent été
déresponsabilisés par
des enseignants,
eux-mêmes déroutés par
une rénovation qu’ils ne
comprenaient pas. À
l’inverse, les
enseignants se sont
ingérés, avec les
résultats négatifs que
l’on sait, dans la
sphère éducative des
parents ;
-
Chèque scolaire,
libre choix de
l’établissement :
Les parents ne
doivent plus être
laissés sans recours
face à une école de
mauvaise qualité. Les
écoles publiques doivent
être mises en
compétition, à
l’intérieur du secteur
public, mais aussi avec
le privé, auquel il
importe que non
seulement les parents
fortunés, mais tout
contribuable aient la
possibilité de recourir,
si nécessaire ;
-
Des classes
spécialisées pour les
enfants étrangers :
Lors de leur première
année de scolarité en
français. Il est
révolu le temps où le
nombre des enfants à
intégrer était
compatible avec les
possibilités d’une
classe ordinaire ;
-
Obligation pour le
DIP d’annoncer au
Procureur général
tous les délits constaté
à l’école ;
-
Réhabiliter
l’apprentissage qui
est tombé en désuétude,
du fait de la faillite
du DIP notamment: Au
terme de leur scolarité
obligatoire, les jeunes
hors filière gymnasiale
ne sont actuellement
plus en possession des
savoirs de base qui
permettaient jadis leur
intégration en
entreprise ;
-
Renforcer les Hautes
Ecoles spécialisées,
y développer des
possibilités accrues de
recherches à visées
utilitaires ; la
collaboration des
grandes universités (ou
de l’EPFL/EPFZ) avec le
privé a renforcé leurs
capacités en recherche
fondamentale.
5. Assistance publique :
Chômage, AI et EMS : il
faut désamorcer la bombe
sociale
La
question :
Chacun peut, à un moment ou
à autre, faire face à un
accident de parcours qui le
rende dépendant du soutien
de la collectivité à
laquelle il appartient. Ce
soutien peut être passager
(accident, maladie,
chômage), il peut aussi être
durable (invalidité, fin de
vie). Il revient à la
législation sociale de fixer
dans des lois les droits de
chacun afin de rendre ces
droits lisibles et
transparents, ainsi que de
permettre un traitement
administratif rapide et
efficace des cas à l’abri du
risque de l’arbitraire.
Pour que le
système d’assistance
fonctionne, il importe donc
que le cercle des ayants
droits aux prestations soit
clairement défini et que
leur coût soit en adéquation
avec la capacité
contributive de la
collectivité. Il importe
aussi que ceux qui financent
le système, par l’impôt ou
par des prélèvements sur
salaire, ne puissent avoir
l’impression de se trouver
moins bien traités que les
bénéficiaires.
Il importe
enfin qu’en tout état de
cause de récompenser le
travail. La responsabilité
individuelle doit aussi
rester la valeur dominante
afin que le filet social
nécessaire et garanti à tous
ne devienne pour certains un
matelas dont ils ne
parviennent plus à se
relever.
Le
bilan :
À trop confondre acquis
sociaux et acquis
socialistes, le Conseil
d’Etat a généralisé l’idée
que tout assisté serait une
victime, indéfiniment
créancière de la
collectivité, et tout
contribuable ou cotisant une
vache à lait indéfiniment
responsable des déficits qui
résultent de cette dérive
clientéliste.
Cette dérive
politique a conduit aux abus
sociaux constatés avec les
faux demandeurs d’asiles,
notamment, le gouffre
abyssal de l’Hospice général
(46,3 millions de déficit
sur un budget général de 239
millions en 2004) dont les
responsables restent
curieusement indemnes ou
encore la dérive dans l’AI
dont le nombre des rentiers
a doublé ces dernières
années de 15'000 à 28'000,
soit le double de la moyenne
suisse au pro rata de la
population, et dont 37% des
nouveaux cas concernent des
affections d’ordre
psychique.
Faute de
priorités claires, l’Etat a
sombré dans une confusion
coupable, que déplorent les
travailleurs sociaux
eux-mêmes : D’un côté, de
nombreuses personnes
émargent sans droits aux
budgets publics, de l’autre,
l’Etat retarde, faute de
moyens, la création de place
en EMS (établissements
médico-sociaux) alors que
des personnes âgées en
attente sont hospitalisées,
sans raison médicale, à des
coûts très supérieurs à
celui d’un EMS.
Or, avec une
espérance de vie qui atteint
actuellement 78 ans pour les
hommes et 84 ans pour les
femmes, le vieillissement
est devenu une question de
politique sociale de toute
première importance. Le sort
que réserve une société, ou
une famille, à ses aînés
témoigne directement de ses
valeurs et de son identité.
Cette question fait donc
partie des priorités.
Personnes
âgées
Actuellement
le modèle politique
d’intervention auprès des
personnes âgées repose sur
trois types d’offre : les
soins à domiciles, les
immeubles avec encadrement
social ou médicalisé, les
EMS (établissements
médicosociaux).
S’agissant
des soins à domicile, ils
peuvent être prodigués
indistinctement par l’Etat
ou le privé, voire par les
familles elles-mêmes ou
encore des associations
bénévoles. La crise
budgétaire doit conduire à
stimuler et à généraliser
l’action privée, au besoin
par des incitations fiscales
aux familles ou aux proches
ou par des subventions
spécifiques, sur la base
d’un contrat de prestation
et moyennant un encadrement
professionnel adéquat, à des
associations caritatives
possédant les compétences
nécessaires à une action de
quartier.
S’agissant
des immeubles avec
encadrement social ou
médical, rien n’indique que
l’Etat soit seul capable de
les mettre sur pied. Les
entreprises par le Bais de
fondations et les caisses de
retraites trouveront un
intérêt et des modes de
financements adéquats qui
permettent d’inclure ce type
de prestations dans le cadre
d’un plan de prévoyance
retraite complet,
c'est-à-dire tenant compte
des paramètres du
vieillissement actuel. Par
le jeu d’incitations
fiscales liées à un contrat
de prestations, l’Etat doit
d’autant plus encourager la
multiplication de l’offre
privée dans ce domaine, que
l’allongement de la durée de
la vie autonome, moyennant
un cadre social ou médical,
semble être une tendance
durable.
S’adressant à
des personnes âgées privées
de leur autonomie, les EMS
représentent la prestation
étatique la plus
caractéristique des trois.
La levée du moratoire
genevois permettra d’étoffer
l’offre d’accueil
actuellement en pénurie.
Toutefois, face à
l’explosion de la
démographie du grand âge,
une augmentation linéaire
correspondante des EMS n’est
ni gérable ni finançable par
l’Etat seul. À tout le
moins, sur la base des coûts
actuels. En effet, à Genève,
une place en EMS peut coûter
jusqu’à 9'000 francs par
mois et utiliser quelque
100m2 de locaux
par résidant. Des
alternatives devront donc
être développées. Le chèque
« grand âge », sur le modèle
du chèque scolaire qui
permettra le libre choix à
tous de l’établissement,
fera jouer la concurrence
entre les établissements
subventionnés, mais aussi
entre ceux-ci et les
cliniques privées
actuellement confinées à un
marché confidentiel et
élitaire et qui trouveraient
ainsi motif à démocratiser
leur offre. En outre, ces
chèques offriront une
alternative aux familles,
dont certaines sont
disposées à jouer le rôle de
cadre naturel à la fin de la
vie d’un proche, moyennant
la possibilité matérielle
d’engager une aide à
demeure. L’offre de
personnel qualifié en cette
matière, déjà développée en
Allemagne et en Suisse
alémanique depuis une
quinzaine d’années, existe
aussi en Romandie mais reste
actuellement réservée à une
clientèle fortunée.
Chômage
Aggravé par
un manque absolu de
préparation face à l’entrée
en vigueur des accords
bilatéraux par étapes en
2002, puis en 2004, le
traitement du chômage
cantonal est devenu un
problème sans solution si
l’on se borne uniquement à
des mesures sociales.
Les 10’763
demandeurs d’emploi dans le
canton en juin 2002 sont
devenus 16'686 en juin 2005,
soit une augmentation de 64%
du fait de la libre
circulation qui n’en est
qu’à ses débuts.
Les permis
frontaliers ont explosé dans
le même temps de 31'600 à
47'500 unités, soit une
augmentation de 66%.
Le nombre de
travailleurs immigrés en
provenance des 15 pays de
l’Union européenne est passé
de 53'789 en décembre 2002 à
56'222 en juin 2005, soit
une augmentation de 9%.
Attirés par
des salaires que les
« mesures d’accompagnement »
maintiennent au double du
SMIG français, les
travailleurs de l’UE
continueront d’affluer vers
la Suisse et ce dans une
proportion beaucoup plus
grande encore en cas
d’extension de la libre
circulation aux pays de
l’Est.
Avec un taux
de chômage local (7,5%),
comparable à celui de la
Haute-Savoie, soit le double
de la moyenne suisse, Genève
sait depuis longtemps que
son traitement uniquement
social du chômage est un
échec. Diverses études l’ont
révélé. Mais le Conseil
d’Etat se borne à compter
les chômeurs et à prolonger
artificiellement leur prise
en charge par la caisse
fédérale. Le comble du
pathétique a été atteint cet
été avec la création
d’emplois ouvertement
fictifs dans une tentative
désespérée de tricher une
fois de plus avec le droit
fédéral.
Trop
longtemps endormis par les
fausses promesses d’un
gouvernement criblé de
dettes, les chômeurs en fin
de droits découvrent
aujourd’hui que le Conseil
d’Etat, trop occupé par ses
propres divisions, n’a pas
prévu la suite.
Les budgets,
déjà déficitaires à l’époque
de la haute conjoncture,
sont mis à mal par
l’immigration de la libre
circulation. De mai 2002 à
mai 2005, le nombre
d'habitants dans le canton
passe en effet de 425’913 à
439’133, soit une
augmentation de 9%. Alors
que le nombre des emplois
(sans le secteur public et
international) diminue
parallèlement de 9,7% :
238’000 emplois en mars
2002, 231'000 en mars 2005.
Il était
prévisible que cette
augmentation de la
population (plus 5'800
nouveaux habitants par an
depuis 6 ans), sans
augmentation parallèle ni du
nombre des emplois ni de
celui de la masse salariale,
rendrait la situation
intenable. Genève est
réellement assise sur une
bombe sociale. Les données
ci-dessus, parfaitement
vérifiables, doivent être
connues de chacun.
Les
remèdes UDC
-
Réveiller le peuple
à propos des effets de
l’extension de la libre
circulation ; à propos
de l’importance de voter
sur la libre circulation
en 2009 ;
-
Déjouer les mensonges
du Conseil d’Etat :
faire savoir aux
Genevois qu’ils sont
seuls face à la
concurrence des
travailleurs européens ;
-
Réformer la
législation cantonale en
matière de chômage,
faussement généreuse (en
apparence la plus
généreuse de Suisse) et
trop peu incitative ;
-
Promouvoir de vrais
emplois au niveau des
entreprises et non des
emplois fictifs au
niveau de l’Etat ;
-
Supprimer la garantie
de l’Etat à l’Hospice
Général ;
-
Pas de subvention
sans contrat de
prestations ;
-
Développement
d’alternatives aux EMS.
Chèque personne âgée,
offrant un véritable
choix aux familles entre
l’entrée en EMS et la
garde à la maison, avec
engagement d’une aide à
demeure ;
-
Exécuter le renvoi
des personnes frappées
d’une décision
d’éloignement du
territoire ;
-
Refuser les
régularisations
collectives ;
-
Exiger un référendum
en 2009 sur les effets
de la libre circulation.
6. Logement
Construire mais pour qui ?
La
question :
Le droit au logement est
inscrit dans la
constitution. Il constitue
un besoin essentiel et donc
une tâche de l’Etat.
Le
bilan :
L’Etat de Genève, qui se
perd en tâches inutiles et
contreproductives, reste
incapable de formuler le
début d’une politique du
logement : la crise semble
même avoir été organisée
pour durer.
Alors que
chaque nouveau logement
compte, des projets viables
sont bloqués par une
administration pinailleuse
qui préfère ne rien laisser
construire plutôt que de
mettre de l’eau dans son
dogme, en matière de
proportion de logements
sociaux. A tel point que
durant le premier trimestre
2005, seuls 83 logements ont
été mis en chantier dans
tout le canton !
Le second
mandat du Conseiller d’Etat
socialiste correspond à la
pire pénurie qu’ait connue
Genève. Et c’est tout un
symbole : depuis des
décennies l’ASLOCA dont est
issu Laurent MOUTINOT fait
son beurre d’une crise du
logement dont elle a besoin
pour l’instrumentaliser
politiquement. Par ailleurs,
les milieux immobiliers, qui
souhaiteraient construire
pour suivre la demande, ne
font pas toujours montre
d’une grande réflexion sur
l’avenir de Genève.
Car, et c’est
tout le pathétique de la
situation genevoise, les
frontières étant tombées,
cette détestable crise du
logement qui fait tant
souffrir les Genevois,
constitue l’unique obstacle
à une immigration plus forte
encore. A la mise sur le
marché de 10'000 nouveaux
logements correspondrait
sans doute l’afflux de
10'000 nouveaux habitants,
de sorte que de nouveaux
chantiers ne constituent pas
à eux seuls une solution.
L’intervention du politique
reste nécessaire.
Les
remèdes UDC
-
Déclasser des
parcelles non
cultivables à la
campagne
-
Densifier la ville,
en hauteur
notamment ; « Manhattan
à la Praille » : un
quartier neuf et
vertical, avec une forte
mixité logement - places
de travail - aires de
détentes - écoles ;
-
Supprimer la LDTR
(loi qui empêche les
rénovations et les
transformations) ;
-
Reconstruire les
immeubles vétustes ;
-
Réaffecter une part
des surfaces vacantes
de bureaux en
logements ;
-
Encourager l’accès à
la propriété privée ;
-
Vider les squats ;
-
Remise sur le marché
locatif des
logements attribués à
l’Hospice général ou
occupés par des
clandestins ;
-
Contrôler
l’immigration.
7. Circulation
Une approche mixte :
transports individuels et en
commun
La
question .
Le peuple a clairement
exprimé sa volonté de voir
respectée la complémentarité
entre transports publics et
transports privés. Le centre
ville, qui est actuellement
un grand centre commercial
animé surtout par des petits
commerces doit, sous peine
de mourir, rester accessible
à la circulation privée.
Le
bilan :
Les ayatollahs du tout
transport public bétonnent à
tour de bras pour marquer
leur territoire. L’Office
des transports et de la
circulation (OTC) réduit
chaque jour la surface
circulable, exterminant dans
la foulée les places de parc
alentours. A coup de
millions dépensés, des
chicanes biscornues
envahissent les chaussées.
Même en deux roues, le
transport privé devient
problématique. Des rues sont
déclarées piétonnes sans
avantage visible pour les
piétons tandis qu’une
maréchaussée soudainement
pléthorique tombe comme la
vérole sur les conducteurs
téméraires qui s’aventurent
hors de leur garage.
Un seul mot
d’ordre « paralyser ». Le
comble a été atteint avec
l’aménagement ubuesque de la
place Cornavin. Enjeu de
pouvoir entre Ville et
Canton, le résultat final ne
ressemble à rien et ne
satisfait ni les piétons, ni
le trafic privé, ni même les
usagers déroutés des
transports publics.
Cette
politique doit cesser car
elle est contraire à la
volonté populaire et aux
intérêts de Genève.
Remèdes
UDC
-
Stopper la
suppression des place de
parc ;
-
Vastes parkings
d’échange aux
frontières, si possible
sur territoire
français ;
-
Nouvelles places de
stationnement de courtes
durées pour le
chargement ou la
livraison des
marchandises ;
-
Petits P+R d’échange
en surface, aux
abords des transports
publics et des voies -
extension du parking
sous lacustre ;
-
Grands parkings sous
les parcs publics
(libérer les chaussées
dans les quartiers ;
-
Non au terrorisme de
l’ATE ;
-
Traversée de la Rade
(en tunnel) ;
-
Prolongement de la
traversée de la Rade,
-
Autoriser la
circulation des 2 roues
dans les couloirs TPG en
dehors des heures de
pointe ;
-
Supprimer la
limitation zone
bleue entre 12 et 14
heures.
8. Finances publiques
Désamorcer la bombe de la
dette
La
question:
La législation cantonale
impose que les comptes de
l’Etat soient équilibrés.
Concrètement,
cela signifie que les
recettes doivent permettre
de couvrir les charges
courantes de fonctionnement,
ainsi que les
investissements de
renouvellement et les
amortissements. De plus, un
excédent de recettes sur les
charges doit être dégagé
pour permettre d’assurer le
désendettement progressif du
canton.
Le
bilan :
C’est peu dire que la loi
est violée : Genève accuse
le déficit de fonctionnement
le plus lourd de Suisse (un
demi milliard de francs par
année) depuis deux décennies
avec au final la dette
publique la plus lourde de
Suisse.
En 2004,
l’insuffisance de
financement a atteint 837, 2
millions de francs, avec
pour effet d’augmenter la
dette de près d’un milliard
de francs supplémentaires en
une seule année. La dette
monétaire atteint les 13
milliards. Ajoutée aux
provisions pour risques
avérés (Banque cantonale,
garanties des caisses de
retraites etc.),
l’endettement total de
l’Etat atteint les 20
milliards. Ce résultat
catastrophique n’a rien d’un
accident : il s’inscrit dans
le cadre de la politique
délibérée d’endettement
durable conduite par les
partis en place depuis15
ans : « l’Etat n’a qu’à
payer ! ». La gauche y
accroît son pouvoir sur ses
obligés tandis que certains
milieux bancaires y trouvent
une rente de situation (1
million de francs d’intérêt
par jour !)
A lui seul,
le Conseil d’Etat sortant
porte la responsabilité
d’une augmentation de la
dette monétaire de 9
milliards en 2001 à 13
milliards en 2005. Une
explosion de 45% sous les
règnes de Mesdames CALMY REY
et BRUNSCHWIG GRAF aux
finances. La cotation
STANDARD & POORS sera revue
à la baisse cet automne et
les banquiers reverront
leurs taux à la hausse.
Genève est assise sur une
bombe financière.
Comment en
est-on arrivés là ? Non
seulement les dépenses de
fonctionnement par habitant
sont à Genève les plus
élevées de Suisse (plus de
Fr. 5'000,-) mais leur
croissance est exponentielle
et ne connaît aucun frein.
La charge fiscale qui pèse
sur les entreprises du
canton est, par ailleurs, la
plus lourde de Suisse.
Contrairement aux mensonges
de la gauche, la baisse
d’impôts de 12% n’a pas
diminué les recettes qui, au
contraire, ont progressé de
18% en cinq ans.
Face aux
déficits, les partis de
gauche et de l’Entente
bourgeoise, paralysés par
leur clientèle respective,
n’ont rien proposé de bien
sérieux : Pour sa part, la
gauche fait semblant de
croire à une crise qui ne
serait que celle des
recettes et dont la solution
simpliste consisterait à
alourdir à l’infini les
prélèvements fiscaux. Quant
à l’Entente bourgeoise, elle
milite, certes à juste
titre, contre les hausses
excessives d’impôts mais se
garde bien d’imposer les
coupes budgétaires
indispensables.
Les
remèdes UDC :
-
Un véritable budget
de l’Etat établi en
fonction des recettes et
non des dépenses ;
-
Mécanisme effectif et
rapide de frein à
l’endettement et
remboursement de la
dette ;
-
Réformer l’appareil
étatique ;
-
Définir strictement
les missions et
déterminer les
ressources nécessaires à
leur accomplissement ;
-
Restructurer
l’administration
cantonale.
-
Suppression de 5'000
postes de
fonctionnaires en
quatre ans, par le
jeu des départs
naturels et sans
licenciements.
-
Réévaluation de
toutes les fonctions
et suppression des
placards dorés ;
-
Blocage des
mécanismes salariaux ;
indexation selon les
moyens disponibles de
l’Etat ;
-
Pas de réévaluation
de fonctions en
dehors du principe de la
neutralité des coûts ;
-
Principe de la
semaine de 42 heures
pour la fonction
publique ;
-
Parité des
cotisations de caisse de
retraite ;
-
Suppression du PLEND ;
-
Réévaluation de
toutes les subventions.
Exigence au cas par cas
d’un contrat de
contre-prestation clair
et contrôlé ;
-
Assainir
paritairement les
caisses de pensions ;
Primauté et parité des
cotisations dans les
caisses de retraite du
personnel de l’Etat ;
-
Autonomie complète
des caisses de pension
du personnel de l’Etat
suppression de la
garantie et de la prise
en charge par l’Etat du
coût de l’indexation des
rentes. Idem pour les
établissements
autonomes ;
-
Uniformisation de la
comptabilité sous la
direction unique du
Département des
finances. Respect strict
de principes comptables
unifiés ;
-
L’or de la BNS et
toutes les recettes
exceptionnelles doivent
être affectés au
remboursement de la
dette ;
-
Plan de valorisation
des terrains
appartenant à l’Etat,
déclassements en vue de
vente du patrimoine non
administratif.
9. Fiscalité
Un budget fondé sur les
recettes !
La
question .
L’impôt est une des
principales recettes de
l’Etat. Il importe d’autant
plus de ne pas tuer l’impôt
par trop d’impôts que le
contribuable, personne
physique ou personne morale,
jouit aujourd’hui, de la
liberté de s’installer où
bon lui semble. Une
fiscalité confiscatoire est
donc contreproductive et
peut s’avérer fatale.
Le sentiment
d’injustice face à l’impôt
provoque en outre l’exode
des gros contribuables,
démotive les plus
performants et encourage la
fraude. Ce sentiment surgit
lorsque, d’une part,
l’accumulation des taxes et
des perceptions étouffe
l’activité et, d’autre part,
lorsque le contribuable
constate que les deniers
publics auxquels il
contribue sont gaspillés.
Les recettes
fiscales ont pour objet,
avec les autres recettes de
l’Etat, de couvrir les coûts
d’une gestion raisonnable,
équilibrée et maîtrisée pour
des activités de l’Etat
limitées aux besoins
essentiels de la
collectivité.
Le
bilan :
Contrairement à un mensonge
souvent répété, les recettes
fiscales ne cessent de
s’accroître : 4,1 milliards
en 2003, 4,5 milliards en
2004. (+9%).
Les
entreprises genevoises
subissent la fiscalité la
plus lourde de Suisse à
l’exception du canton des
Grisons. L’Etat de Genève
pratique de plus un taux
d’imposition fortement
progressif, pénalisant les
entreprises performantes, et
redistribue la manne
récoltée selon des critères
clientélistes qui favorisent
les seuls milieux
politiquement influents.
Tout cela
pour permettre à l’Etat,
dont les employés ne cessent
d’augmenter en nombre, de
fournir des prestations
pléthoriques dans des
domaines qui n’ont souvent
plus rien à voir avec les
besoins essentiels de la
collectivité ou qui
pourraient l’être à moindre
coût par le secteur privé.
Alors que le
premier des budgets à
établir devait être celui
des recettes, l’Etat de
Genève se borne, pour toute
« gestion », à additionner
ses postes de dépenses en
constante augmentation.
Constatant, année après
année, que la croissance des
recettes ne suit pas celle
de ses dépenses, l’Etat
recourt ensuite à l’emprunt
chaque fois qu’il échoue à
imposer de nouvelles hausses
d’impôts.
Ce cercle
infernal a pour effet
pervers supplémentaire
d’augmenter les dépenses par
l’accumulation des intérêts
payés aux banques, soit
actuellement près d’un
million de francs par jour.
A lui seul, le Conseil
d’Etat sortant porte la
responsabilité d’une
augmentation de la dette
monétaire de 9 milliards en
2001 à 13 milliards en 2005,
soit une explosion de
45% sous les règnes de
Mesdames CALMY REY et
BRUNSCHWIG GRAF aux
finances.
Cet automne,
l’UDC refusera le budget
2006. La cotation A de
STANDARD & POORS sera sans
doute revue à la baisse. Il
est probable, qu’en
conséquence, les
investisseurs
institutionnels ne seront
plus autorisés à posséder
des bons du trésor genevois,
insuffisamment sûrs. Les
banquiers augmenteront donc
leurs taux, la dette
s’engendrera elle-même !
Les
remèdes UDC :
-
Etablissement du
budget sur la base des
recettes effectives,
celles-ci doivent être
considérées en fonction
de paramètres permettant
le maintien et
l’accroissement
d’activités économiques
florissantes sur le
territoire genevois et
le maintien d’une large
communauté de
contribuables ;
-
Mécanisme
contraignant l’Etat
à adapter immédiatement
à la baisse son budget
des dépenses en cas de
chute prévisible des
recettes en cours
d’exercice, ainsi qu’à
constituer des réserves
qui garantissent un
minimum d’autonomie ;
-
Suppression des taxes
et redevances
économiquement contre
productives, comme la
taxe tourisme ;
reformulation des
critères de la taxe
professionnelle qui
pénalise actuellement
l’emploi ;
-
Révision de la
fiscalité des
entreprises,
suppression de la double
imposition des bénéfices
et du patrimoine ;
-
Non à toute
augmentation des autres
impôts et taxes.
10. Immigration étrangère
S’assimiler ou partir
La
question :
Avec un taux de fécondité de
1,3 enfant par femme, Genève
se situe très au dessous des
2,1 enfants nécessaires au
renouvellement de sa
population. Par ailleurs, sa
notoriété et l’extrême
générosité de ses
prestations sociales en font
une terre d’immigration
choisie.
L’immigration
est donc un fait qui exige
une politique.
Cette
politique doit tenir compte
de l’immigration légale et
de l’immigration illégale.
Par nature inassimilable,
l’immigrant illégal doit
être efficacement éloigné.
L’immigration légale doit
aboutir au renouvellement
harmonieux de la population,
par l’intégration d’un
nombre adéquat de personnes
assimilables.
L’étranger
assimilable est celui qui
dispose d’une affinité
culturelle avec la Suisse,
de la volonté de s’y
assimiler, ainsi que d’un
emploi lui permettant de
contribuer positivement au
bien-être de la société.
Le
bilan :
Le nombre d'habitants du
canton est en constante et
rapide augmentation : plus
5'800 unités par année
depuis 6 ans et ce malgré un
taux de natalité qui ne
permet pas le renouvellement
de la population résidente.
La population globale est
ainsi passée de 425’913 en
mai 2002 à 439’133 en mai
2005, soit une augmentation
de 9%.
La libre
circulation avec les 15 pays
membres l’UE explique une
partie de cette immigration
puisque le nombre de
travailleurs établis à
Genève est passé de 53'798
en décembre 2001 à 56'222 en
juin 2005.
Genève n’a
pas de politique
d’assimilation des étrangers
légaux, dont on doit
constater qu’un nombre
important n’entend pas, même
après des décennies
d’établissement harmonieux,
concrétiser leur intégration
au point de demander la
naturalisation.
La gauche
comme la droite bourgeoise
sont responsables de cette
carence : En sacralisant
l’immigré, la gauche l’a
angéliquement tenu à l’écart
du processus d’assimilation,
au point parfois de le
placer au-dessus des lois.
Quant aux milieux
économiques, soucieux
d’importer de la main
d’œuvre, ils ont feint
d’oublier qu’on ne joue pas
avec les peuples qui ont une
histoire comme avec des
éprouvettes de laboratoire.
Et qu’il est absurde de
croire que les migrants
laisseront leur culture et
leur religion à la
frontière.
De plus,
Genève n’applique pas la loi
fédérale sur le séjour des
étrangers et donne à la
population clandestine
l’impression fausse que sa
présence est bien tolérée.
Quelque
15'000 clandestins vivent à
Genève d’expédients illégaux
ou de travail au noir. Il en
résulte une distorsion du
marché de l’emploi, une
aggravation de la crise du
logement et du chômage,
ainsi qu’une fatigue
sociale non négligeable : un
trop grand nombre de
migrants, trop éloignés des
normes culturelles et
éthiques du pays, ne
contribuent en rien
fiscalement mais perçoivent
souvent des aides publiques
ou privées émanant
d’associations
subventionnées par l’Etat.
Malgré 4'000
naturalisations par année,
le nombre de Confédérés
résidents à Genève reste
stable ; c’est dire que les
Suisses ont déjà commencé à
fuir le canton.
Les
remèdes UDC :
-
Création d’une
brigade spéciale de
répression du séjour
illégal : Le message
brouillé qui est
actuellement donné doit
être inversé ;
-
Renvoi effectif de
toute personne frappée
d’une mesure
d’éloignement ;
-
Non à une
régularisation en masse
des clandestins ;
-
Contrôles effectifs ;
-
Politique active
d’assimilation des
étrangers légaux, en
vue de leur
naturalisation ;
-
Programmes
d’éducation civique et
d’histoire suisse
sérieux dans les
écoles ;
-
Programmes similaires
pour les candidats à la
naturalisation ;
-
Application non
complaisante de la loi
sur la nationalité
lors des procédures de
naturalisation.
-
Renforcement de la
langue française à
l’école (c’est
toujours sur les heures
de français que sont
prises d’autres
spécialités non
indépendantes) ;
-
Classes d’accueil
pour enfants étrangers ;
-
Modification du
contrat type de
l’économie domestique ;
-
Lutte contre la
criminalité
transfrontalière.
11. Santé publique
Casser la spirale des
coûts
La
question :
La santé est un droit
social. Mais la
surconsommation médicale qui
caractérise Genève, et qui
pèse injustement sur les
budgets familiaux et
étatiques, n’est pas une
fatalité.
Bilan :
Le canton de Genève
enregistre les coûts de la
santé les plus élevés de
Suisse. La prime moyenne qui
s’élevait à 266 francs en
1996 a explosé à 399 francs
en 2004, soit une
augmentation de 54% en 9
ans. La consommation de soin
moyenne de l’assuré genevois
a atteint 3688 francs en
2004, soit un coût global de
1 milliard et demi de
francs. Le canton de Genève
se caractérise par une offre
médicale particulièrement
importante, probablement la
plus élevée de Suisse, qui
engendre une surconsommation
médicale. Le phénomène a été
observé au niveau suisse
avec l’extension continue du
catalogue de soins couverts
par l’assurance de base
voulue par Madame Ruth
DREYFUS et qui a lancé la
spirale des coûts
aujourd’hui insupportable.
Genève se
distingue en outre des
autres cantons suisses par
une proportion
particulièrement élevée des
bénéficiaires d’une prise en
charge intégrale de leurs
frais maladie par l’Etat. Il
s’agit des 28'000
bénéficiaires genevois de
l’assurance invalidité (en
proportion le double de la
moyenne suisse) et les
requérants d’asile (dont la
consommation de soins excède
sensiblement le montant
couvert par la prime de
base).
Les
remèdes UDC :
-
Exiger que le budget
des HUG soit examiné
et voté poste par poste
en commission des
finances ;
-
Sachant qu’un assuré
valaisan qui subit
une greffe du foie à
Genève coûte 240'000
francs au canton de
Genève et 10'000 francs
à son assurance
valaisanne, exiger que
le CE négocie des
rétrocessions de
subventions avec les
autres cantons, de même
pour la France (pour les
non frontaliers 40%
reste à charge du
canton) ;
-
Transparence des
coûts assurés / non
assurés à la charge du
contribuable ;
-
Maintien de la
suspension de l’accord
salarial HUG dont le
coût cumulé est de 80
millions de francs par
an dès 2006 ;
-
Réduire les coûts de
l’assurance de base
grâce à l’initiative
fédérale UDC.
12. Sécurité
Rendre à la police son
honneur perdu
La
question :
Assurer la sécurité est la
tâche fondamentale de
l’Etat. Le droit à la
protection de la vie et à
l’intégrité physique (art.
10), ainsi qu’à la
protection des biens (art.
26) sont expressément
inscrits dans la
Constitution fédérale, de
même que dans les grands
textes de droit
international (CEDH).
Un état qui
n’assure pas la sécurité des
biens et des personnes perd
sa légitimité démocratique.
Le
bilan :
Le sondage en vue de la mise
sur pied en 2006 d’un réseau
de police de proximité « proxipol »
a révélé, sur la base d’un
échantillon de 1200
personnes interrogées en
ville et en campagne
genevoise, que le sentiment
d’insécurité avait augmenté
de 10% entre 2000 et 2005.
En Ville de Genève, on
recense 80 délits annuels
pour 1000 habitants et le
nombre de personnes à avoir
une image négative du rôle
de la police ne cesse de
croître : 42,5% des
personnes interrogées ne
pensent pas que la police
fasse du bon travail,
c’est-à-dire un travail
suffisant dans les
quartiers.
Les attentats
du 11 septembre 2001 ont agi
comme un détonateur dans les
milieux politiques et
économiques des pays
occidentaux, qui ont pris
conscience de leurs
faiblesses sécuritaires,
notamment dans l’espace
Schengen, qui n’a pas pu
empêcher la constitution de
réseaux terroristes. Les
organisations
internationales ont renforcé
les mesures de sécurité et
exigé des Etats hôtes qu’ils
fournissent davantage de
prestations dans ce domaine.
A Genève et depuis plusieurs
années, faute de ressources
civiles et financières,
cette tâche est assumée par
l’Armée de milice.
Les choix
politiques de la
Confédération, soutenus par
le canton de Genève, ont
péjoré le niveau de sécurité
de ce pays qui reste, malgré
tout, le meilleur d’Europe.
Ces dernières
années, la levée de
l’obligation du visa pour de
nombreux pays dans le cadre
d’une harmonisation
européenne, décidée par le
Conseil Fédéral, a eu
d’importantes répercussions
sur la physionomie de la
criminalité dans notre
canton, devenu un « marché »
que certains ressortissants
de nouveaux et futurs pays
membres de l’UE ont su
exploiter dès les premiers
jours.
En
contrepartie, à cette
volonté angélique
d’ouverture pour des
motivations essentiellement
économiques et politiques,
ni la Confédération ni
Genève n’ont été en mesure
de dégager les ressources
nécessaires au maintien d’un
bon niveau de la sécurité.
Au contraire,
les statistiques de la
police genevoise sont
édifiantes. La petite et
moyenne criminalité a
progressé de 7.5% ces trois
dernières années. Des
phénomènes que l’on baptise
en France « guérilla
urbaine » ont fait leur
apparition : incendies de
voitures, racket avec
violence en bande. Les
crises de dépenses que
subissent la Confédération
et Genève renforcent ce
paradoxe. La question est
maintenant de savoir si
Genève parviendra à terme à
assurer la sécurité d’une
agglomération qui va au-delà
de ses frontières et saura
ainsi conserver la confiance
des organisations
gouvernementales ou non
gouvernementales qui,
jusqu’à présent, ont fait le
choix de s’établir et de
rester dans notre cité.
La crise du
G8 et l’incapacité du
gouvernement à prendre des
décisions pour maîtriser une
cinquantaine de casseurs qui
ont mis le centre-ville à
sac, associée à des
mouvements sociaux au sein
du Corps de police,
notamment pendant
l’exposition TELECOM 2003,
ont certainement influencé
la perception des conditions
que Genève offre à ses
hôtes. Cette crise a
également mis en lumière le
déphasage entre les
ressources à disposition et
les besoins.
La politique
sécuritaire de ce canton,
axée sur la prévention, le
laxisme du pouvoir
judiciaire qui libère des
mineurs auteurs de vols
avant de connaître leur
identité et leur réelle
implication dans les faits
qui leur sont reprochés, une
frontière de plus en plus
perméable,
proportionnellement aux
coupes budgétaires
(diminution de l’équivalent
de 70 places en cinq ans),
ont eu en partie raison de
la motivation de nombreux
hommes sur le terrain, que
seul l’espoir d’une retraite
après 30 ans de service et
l’amélioration de leur plan
de carrière parvient encore
à maintenir au travail.
La décision
du peuple suisse du 5 juin
dernier d’adhérer à un
espace Schengen qui confond
liberté et sécurité, devrait
encore aggraver la situation
à partir de 2008. En termes
de sécurité, nous n’avons
pas grand chose à attendre
d’un espace Schengen, qui en
dix ans d’existence a
davantage mutualisé les
faiblesses, qu’il n’a
rassemblé les forces. Ce
n’est pas en décidant de
confier sa sécurité aux
frontières russes,
biélorusses et ukrainiennes
que le Conseil européen,
réuni à Thessalonique de
juin 2003, va améliorer la
situation en étendant
l’Union européenne à 33 pays
membres. Et comme pour la
campagne de votations du 25
septembre 2005, le Conseil
fédéral saura nous
convaincre que l’intérêt de
la Suisse réside dans cet
élargissement aux frontières
du Moyen-Orient, zone de
paix idyllique, comme on le
sait !
Les décisions
politiques prises par le
Conseil Fédéral et
systématiquement soutenues
par le canton de Genève
l’ont été au détriment de la
protection des biens et de
la qualité de vie des
personnes. Elles ont
largement contribué à
alimenter l’immigration
illégale, le trafic de
stupéfiants, le travail au
noir, la crise du logement,
le chômage, et l’explosion
des prestations sociales
versées par l’Hospice
général sur la base de
l’article 12 de la
Constitution fédérale.
Dans le
domaine de la sécurité notre
canton a sciemment décidé de
ne plus conserver toutes les
cartes en main et de les
remplacer par des mesurettes
telles que les zones
d’exclusion ou les
« contrats de quartier »,
purement bidon.
Les éléments
d’une réelle politique de
sécurité se situent
désormais à Berne (révision
du code pénal, loi sur les
stupéfiants, loi sur les
étrangers, loi sur les
mesures de contrainte) et à
Bruxelles (politique
migratoire et d’asile).
La marge de
manœuvre du canton se situe
principalement au niveau de
la volonté d’application des
normes légales, conformément
à la Constitution fédérale,
et de la poursuite effective
des infractions par le
pouvoir judiciaire.
Les
remèdes UDC :
-
Rendre à la police
son honneur perdu :
Affectées
prioritairement à des
tâches de racket fiscal
par le biais des amendes
d’ordre, les forces de
sécurité cantonale et
municipale sont
aujourd’hui méprisées
par une part croissante
de la population ;
-
Énoncer les missions
prioritaires de la
police dans le LPOL,
fixer des objectifs
clairs de prestations ;
-
Fixer dans la loi sur la
police l’exigence d’un
bilan mensuel de la
répression des délits et
des crimes, avec un
suivi relatif à la
sanction finalement
prononcée ;
-
Application stricte
des mesures fédérales de
contraintes ;
-
Limiter l’activité
syndicale de la police :
les grèves du zèle et
autres manifestations
ont largement
déconsidéré les corps de
polices qui y ont
participé,
-
Accroître la capacité
pénitentiaire du canton,
y compris et surtout
pour les mineurs ;
-
Constituer une
brigade chargée de
la lutte contre le
séjour illégal et le
travail illégal ;
-
Revoir la répartition
de compétences entre
les différents
partenaires de la
sécurité ;
-
Système de
comparution immédiate
pour certains
contrevenants, mineurs
notamment et dealers
pour une justice
rapide ;
-
Préciser les
priorités
d’engagement de la
police sur les tâches de
contrôle et de
surveillance ;
-
Décharger la police
genevoise de
certaines tâches
d’encadrement de
manifestations, dont le
nombre n’a cessé de
croître ces dernières
années ;
-
Supprimer la
commission des grâces ;
-
Mettre à la
disposition de la Police
genevoise la caserne
des Vernets (centre de
formation et centre
logistique en cas de
grandes manifestations
internationales comme l’Eurofoot
2008) ;
-
Maintenir les
conditions salariales
de la police à un niveau
élevé si l’on veut
motivation et
rendement ;
-
Accroître à long
terme les capacités de
surveillance de la
gendarmerie, (l’effectif
de la gendarmerie,
environ 750 personnes,
est inférieur à la
hausse d’effectif prévue
aux HUG pour les années
2003-2006, soit 889
collaborateurs) ;
-
Exiger de la
Confédération qu’elle
apporte sa contribution
(maintien puis hausse de
l’effectif du Cgfr dont
le sous-effectif est
reconnu depuis 1997) ;
-
Equipement de la PSI
(Ripol) ;