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Thônex : Discours du doyen: M. René Guldimann - législature 2007 - 2011


Monsieur le Maire,
Madame et Monsieur les Conseillers administratifs,
Mesdames et Messieurs les Conseillers communaux,
Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Je sais que le discours du doyen d’âge du Conseil municipal ne doit, par tradition, pas avoir de contenu politique.
Je désirais simplement vous dire qu’à notre époque, il y a des choses étranges.

Si je dis que j’aime mon pays, que j’aime la Suisse, j’ai de grande chance de passer pour un nationaliste, mais si ces propos sont tenus par d’autres, il s’agit alors de patriotisme !

Incroyable tout de même. Le patriotisme n’est pas une plaie que je sache. J'aime mon pays. J’aime la Suisse, j’aime Carouge.

Mon patriotisme, c’est les années, les mois que mon père ou moi-même avons passé au service militaire. Je pense que nous devions bien ces quelques moments pour notre Patrie. C’est aussi nos couleurs, la fierté de notre drapeau, de notre hymne national.
Tout ça pour vous dire que notre pays, nous appartient à nous qui y habitons. Et si on veut le faire avancer, évoluer, il faut avancer avec.

Lui faire confiance. Impliquons nous pour lui.

Alors que j’étais encore enfant et que mon père, soleurois d’origine, avec un permis de séjour, a sollicité auprès des Autorités la naturalisation carougeoise et genevoise, il lui a été répondu : « remboursez les avances faites du Secours au soldat reçues pendant la guerre ». Il n’en avait pas les moyens, c’était en 1946.

C’est aussi, la raison pour laquelle, aujourd’hui, le Doyen de ce conseil, bien que né à Carouge et y ayant toujours vécu est encore soleurois.

Le principe de la naturalisation a aujourd’hui bien changé ! Le droit de cité et la nationalité qui lui est attachée étaient alors des choses qui se méritaient; les critères pour les obtenir étaient certainement trop sévères, parfois injustes. De nos jours, les critères sont devenus trop lâches, ce qui génère de l’injustice. Puissons-nous trouver un juste équilibre en cette matière.

Beaucoup de carougeois sont engagés dans la vie locale ou la vie associative, de façon soutenue et bénévole, témoignant ainsi de leur attachement à la Commune. Avec ces personnes engagées, nous devrons sans cesse valoriser nos atouts, encourager les initiatives, faciliter tout ce qui contribue à la création de richesses et à la mise en œuvre des solidarités réelles. Nous devons être des catalyseurs d’initiatives.

Aujourd’hui c’est un beau jour pour se mettre au travail, nous sommes portés par un mouvement citoyen fort, enthousiaste et heureux et je lance un appel à tous les carougeois.

Rassemblez-vous, mobilisez-vous, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour notre commune, imaginons ensemble une belle commune dynamique, entreprenante, animée, chaleureuse et conviviale.

Je pense que rien n’est plus contagieux que l’enthousiasme.
Et en conclusion, je citerai Georges Clemenceau :
« Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut ensuite avoir le courage de le dire, il faut ensuite l'énergie de le faire. L'homme absurde est celui qui ne change jamais. »

Merci de votre attention.

 

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