Le GRAND CONSEIL de la République et canton
de Genève
considérant:
-Le problème général de la
gestion des déchets.
-La charge environnementale déjà
très forte de l’usine des Cheneviers.
-Les dangers pour la santé
de tout apport supplémentaire de rejets toxiques, notamment des dioxines.
-L’incompréhension d’une
population genevoise, modèle dans son travail quotidien de tri des déchets,
qui ne comprend pas que l'on en importe.
-L’aberration écologique du
transport de milliers de tonnes d’ordures sur de grandes distances avec en
plus un transbordement sur des camions.
-le faux argument de
prétendre vouloir rentabiliser une usine surdimensionnée et vieillissante au
mépris de ce qui doit être la préoccupation primordiale des autorités : la
garantie de la santé publique.
Invite le Conseil d’Etat
- à revoir sa politique de
traitement des déchets sur le territoire genevois.
Exposé des
motifs :
Le problème des Cheneviers,
avec sa capacité d’incinération démesurée par rapport au besoin du canton
doit être réglé une fois pour toutes. Les citoyens de Genève ont montré leur
maturité en s’impliquant de manière responsable dans le tri des déchets, ce
qui a pour conséquence une diminution de ces derniers. Les SIG les
récompensent de leurs efforts en important des ordures non triées de
l’étranger ! Il est scandaleux de prendre pour prétexte la rentabilité d’un
instrument dépassé au mépris de la santé publique, car toute tonne
supplémentaire brûlée dans un incinérateur, même muni de filtres modernes,
est une nouvelle charge négative pour l’air et l’environnement.
Nous n’arrivons déjà pas à
connaître la vérité de l’impact des Cheneviers sur la santé de la population
riveraine, alors que l’on ne s’étonne pas si les propos lénifiants des SIG,
notamment lors de l'affaire des déchets napolitains, passent difficilement
auprès de l'opinion publique !
Il en est de même lorsque
les SIG affirment devoir mettre 50 personnes au chômage en fermant le
troisième four de l’usine des Cheneviers, faute de déchets. C’est
fallacieux ! Si une entreprise de 1630 employés n’arrive pas à résoudre ce
problème par les départs naturels ou le déplacement de quelques ouvriers,
même peu qualifiés, voilà qui laisse songeur !
Quant au bilan énergétique
et environemental du transport de milliers de tonnes de déchets, de leur
transbordement sur des camions et de fastidieuse heures de contrôle, il faut
une solide mauvaise foi pour le présenter comme positif ; seul l’appât du
gain motive les SIG !
Pour toutes ces raisons, nous
demandons au Conseil d’Etat de revoir sa politique de gestion des déchets
sur le canton.