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(UDC-CH, le 27 juin 2008)
Les partis
gouvernementaux, soit le PS, le PDC et le PRD, ont décidé de fusionner la
poursuite de la libre circulation des personnes avec l'UE et son extension à la
Roumanie et à la Bulgarie en un seul projet, procédé trompeur et
antidémocratique s'il en est. La garantie constitutionnelle de l'expression sûre
et fidèle de la volonté populaire est ainsi violée et une éventuelle votation
populaire ne serait qu'une pantalonnade. La direction de l'UDC Suisse recommande
donc aux organes compétents de renoncer à ce qui ne serait qu'un faux-semblant
de référendum.
En liant les
deux projets de libre circulation des personnes, à savoir la poursuite de la
libre circulation avec les 25 anciens membres de l'UE, d'une part, et
l'extension de cet accord à la Roumanie et à la Bulgarie, d'autre part, la
majorité du Parlement a privé les citoyennes et les citoyens du droit d'exprimer
librement et fidèlement leur volonté concernant les deux objets. Une votation
qui consiste à ne donner qu'une réponse à deux projets distincts est dépourvue
de tout sens; ce n'est qu'une pantalonnade indigne de notre démocratie. Ainsi,
un référendum lancé contre ce "paquet" trompeur et antidémocratique ne serait
qu'un faux-semblant de référendum.
Le partis
gouvernementaux PS, PDC et PRD capitulent par ce procédé devant les pressions
indécentes de l'UE qui, en menaçant de faire agir la "clause de la guillotine",
a influencé directement les délibérations et les décisions du Parlement suisse.
En mettant sous tutelle les citoyennes et les citoyens suisses, les partisans de
l'adhésion de la Suisse à l'UE se font une fois de plus les complices de ces
procédés sournois qui révèlent les énormes déficits démocratiques de l'UE. Les
partis gouvernementaux se font les fossoyeurs de la démocratie directe.
La direction
de l'UDC Suisse recommande donc aux organes compétents du parti de renoncer à ce
faux-semblant de référendum et de ne pas prêter main à ce qui est une
escroquerie de la démocratie directe. Les comités directeur et central en
décideront le 4 juillet, puis l'assemblée des délégués tranchera définitivement
le 5 juillet.
L'assemblée des
délégués est également invitée à donner le mandat au parti de préparer des
propositions pour empêcher à l'avenir des agissements antidémocratiques de ce
genre et pour renforcer la démocratie directe, les droits populaires et
l'indépendance du pays. La direction du parti propose à cet effet de soutenir
activement l'initiative populaire
"pour le renforcement des droits populaires dans la politique étrangère (accords
internationaux: la parole au peuple!)" afin que le peuple ait à l'avenir les
moyen de lutter contre ces agissements antidémocratiques.
Pour stopper
l'influence croissante de l'UE sur notre pays et mettre fin aux manipulations
antidémocratiques inspirées par Bruxelles, l'UDC continue de s'opposer avec
véhémence à l'adhésion de la Suisse à l'UE et exige du Conseil fédéral qu'il
retire enfin sa demande d'adhésion déposée à Bruxelles. |