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par Gregor A.
Rutz, secrétaire général UDC Suisse
(UDC-CH,
11 février 2008) Cela fait
de nombreuses années que l'UDC se bat en première ligne
contre la criminalité et la violence. Et à chaque occasion
notre parti a rappelé que ces problèmes étaient avant tout
le fait d'étrangers. Un sujet déplaisant – au point que les
autres partis ont préféré se taire. Depuis l'affaire de
l'assassinat de Locarno, plus personne n'ose aujourd'hui
douter de l'utilité de l'initiative UDC "pour le renvoi des
étrangers criminels ".
Lorsqu'en juillet
2007 l'UDC a lancé son initiative "pour le renvoi des
étrangers criminels", l'unique réponse des autres partis fut
de minimiser ce problème. Même attitude quand l'UDC a
présenté au mois d'août suivant son document stratégique sur
la violence juvénile et la criminalité étrangère. Or, chaque
semaine qui passe confirme l'urgente nécessité de cette
initiative.
Les
événements donnent raison à l'UDC
Malheureusement les événements ne cessent de donner raison à
l'UDC. Selon des sondages récents, 69% de la population
suisse approuvent l'expulsion immédiate de jeunes étrangers
ayant commis un délit grave. Or, c'est précisément
l'objectif de l'initiative UDC "pour le renvoi des étrangers
criminels": les étrangers vivant en Suisse qui ont commis un
délit grave doivent être immédiatement expulsés de Suisse
après avoir purgé leur peine.
La balle est
maintenant dans le camp de la conseillère fédérale Eveline
Widmer-Schlumpf. Son prédécesseur, Christoph Blocher, a
soigneusement préparé le dossier "Violence juvénile" si bien
qu'il ne reste qu'à concrétiser les mesures dont les plus
importantes sont les suivantes:
·
soutenir,
traiter rapidement et soumette le plus vite possible au
peuple l'initiative UDC "pour le renvoi des étrangers
criminels ";
·
mettre en
place des procédures pénales rapides et efficaces pour les
mineurs afin que les jeunes délinquants ressentent plus
rapidement les conséquences de leurs actes;
·
adapter le
droit pénal des mineurs: peines plus dures adaptées à la
réalité des délits et intervention rigoureuse déjà au niveau
scolaire.
La
pratique de la naturalisation doit changer
Il
suffit de considérer les affaires récentes pour se rendre
compte que non seulement la criminalité étrangère, mais
aussi la pratique de naturalisation trop lâche posent
problème. De plus en plus de malfaiteurs sont des étrangers
– souvent de fraîche date. Tel fut le cas à Locarno: deux
délinquants sur trois avaient reçu récemment le droit de
cité suisse.
Le problème,
c'est que les candidats à la naturalisation ne sont plus
examinés de manière suffisamment critique. Le Tribunal
fédéral, les gouvernements cantonaux et les partis de gauche
font pression sur les communes en leur disant qu'il n'est
pas "correct" de refuser des demandes de naturalisation. On
affirme aussi qu'il existe un droit de recours auprès des
tribunaux contre un refus de naturaliser, ce qui est faux
compte tenu de la situation légale actuelle. La
transformation de la décision de naturaliser en un acte
purement administratif est contraire aux principes
constitutionnels de la Suisse; elle est pourtant la
principale cause du nombre croissant de naturalisations dans
notre pays.
Oui à
l'initiative pour des naturalisations démocratiques
Il
est urgent de clarifier cette situation avec l'initiative
UDC "pour des naturalisations démocratiques" qui sera
soumise au souverain le 1er juin prochain. Une
décision de naturalisation doit demeurer un acte politique.
Les tribunaux n'ont pas à se mêler de cela. Un droit de
recours contre un refus de naturaliser est aussi faux qu'un
droit légal à la naturalisation. La seule manière de mettre
fin à la vague de naturalisations est de forcer les
autorités compétentes d'examiner sérieusement et de manière
critique chaque demande.
Enfin, il s'agit
de réfléchir rapidement aux possibilités de reprendre le
passeport helvétique aux néo-Suisses tombant dans la
délinquance. Des interventions parlementaires dans ce sens
sont en préparation. |