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UDC : Des solutions meilleures pour la
Suisse
par Ueli
Maurer, conseiller national, président UDC Suisse,
Wernetshausen (ZH)
Rarement en
politique suisse les événements se sont autant précipités que durant la période
d'octobre à décembre 2007. D'abord, l'Union démocratique du centre a remporté le
21 octobre une brillante victoire, la troisième consécutive aux élections
fédérales. Créditée d'environ 29% des suffrages, l'UDC a réalisé un résultat
qu'aucun autre parti politique n'a obtenu avant elle depuis l'introduction du
système proportionnel en 1919. L'UDC est devenue de loin la première force
politique de la Confédération. Elle est désormais aussi forte que le PRD et le
PDC réunis. Cette victoire électorale a préoccupé les autres partis et même
plongé dans une crise profonde les socialistes.
Les élections
au Conseil fédéral ont bouleversé la politique suisse
Ensuite, les
élections au Conseil fédéral du 12 décembre 2007 ont modifié de manière
drastique la situation politique en Suisse: l'éviction du conseiller fédéral
Christoph Blocher a sonné le glas de la concordance helvétique. Durant 50 ans
environ, le gouvernement suisse était composé selon ladite "formule magique":
les quatre principaux partis politiques étaient représentés au Conseil fédéral
au pro rata de leur part électorale. Ce système a assuré à la Suisse une grande
stabilité puisqu'il permettait à 85% de la population de se sentir représentés
au Conseil fédéral.
Mais ce 12
décembre une coalition faite des socialistes, des Verts, de représentants du PDC
ainsi que de quelques radicaux de gauche a obtenu que la conseillère d'Etat
grisonne Eveline Widmer-Schlumpf soit élue au gouvernement en lieu et place du
conseiller fédéral Christoph Blocher. Premier parti politique du pays, l'UDC
n'est ainsi plus représentée au Conseil fédéral; elle a été poussée dans
l'opposition. Comme larrons en foire, les auteurs de ce coup ont laissé éclater
bruyamment leur joie. Les perdants des élections fédérales 2007 avaient atteint
leur objectif.
La
sournoiserie du PDC
Le PDC, allié
au camp rouge-vert, a joué un rôle particulièrement sournois et même malhonnête
dans cette affaire. Du coup, les démocrates-chrétiens ont définitivement quitté
le camp bourgeois pour devenir des supports complaisants de la politique de
gauche. Ce ralliement du PDC au Parti socialiste et aux Verts signifie aussi
l'adhésion de ce parti à une politique qui détruit la liberté, la prospérité et
la sécurité dans ce pays.
La joie
bruyante manifestée notamment par la direction du PDC révèle à quel point la
mise en scène et le tapage médiatique sont plus importants pour ces politiciens
qu'une politique fiable menée de concert avec des partenaires bourgeois. Quelle
triste manière de se détourner des valeurs suisses!
La gauche veut
le retour aux sinistres années nonante
La nouvelle
majorité gouvernementale composée de la gauche, des Verts et du centre a atteint
son unique objectif commun, à savoir l'éviction du conseiller fédéral Christoph
Blocher. En revanche, elle n'a aucune conception commune de la future politique
gouvernementale. La gauche rêve d'un retour aux années nonante qui étaient
marquées par une hausse constante des impôts et redevances, par l'augmentation
de la dette publique, par des déficits massifs, par une redistribution
irresponsable de la richesse du pays, par une immigration incontrôlée en
provenance des quatre coins du monde, par une justice complaisante à l'égard des
criminels, etc. L'activisme en politique étrangère durant cette période a failli
conduire à l'abandon de l'identité suisse. Bref, la politique des années nonante
est un triste chapitre de l'histoire suisse.
Cette
politique a été constamment soutenue par le PDC et une partie importante du PRD.
Or, à peine le coup porté contre Christoph Blocher avait-il réussi que l'homme
qui est encore président du PDC tentait une nouvelle volte-face en reprenant
publiquement à son compte quelques idées du programme UDC. Cette attitude prouve
certes que la politique d'opposition de l'UDC commence déjà à déployer certains
effets, mais elle témoigne surtout d'une superficialité effrayante de ceux qui
l'adoptent. L'UDC a depuis toujours combattu les caméléons politiques! Comment
accorder le moindre crédit à un politicien qui conclut d'abord un pacte avec les
socialistes pour bavarder quelques jours plus tard de "baisses fiscales
massives"?
L'UDC refuse
de retomber dans la politique complaisante et négligente des années nonante. Ce
n'est pas sérieux et c'est politiquement irresponsable de dissimuler des
réalités gênantes par des déclarations prétentieuses et faussement optimistes.
L'UDC cherche au contraire à mener une politique efficace et claire pour
débattre des problèmes centraux de notre pays et pour leur trouver des
solutions.
Une politique
d'opposition pour des solutions durables
Terme à la
mode, la "durabilité" est aujourd'hui servie à toutes les sauces. L'UDC entend
par là une politique qui, à l'écart de toute hystérie politique et médiatique,
vise les racines des problèmes, qui combat les causes du mal et non les
symptômes. Malheureusement, cela n'est plus possible en collaboration avec le
Conseil fédéral. Le gouvernement compte certes deux membres qui portent
l'étiquette UDC, mais les deux s'écartent, dans des questions centrales, des
aspirations des électrices et électeurs de notre parti.
Qu'il s'agisse
de la question des naturalisations démocratiques, de l'initiative pour le renvoi
des étrangers criminels, de l'initiative pour la baisse des primes, de la
suppression de l'article contre le racisme, de la suppression des engagements
militaires à l'étranger ou encore du refus clair et net de l'activisme politique
face à l'UE – l'UDC ne doit pas s'attendre au moindre soutien de la part du
Conseil fédéral dans ces dossiers. Des projets centraux de l'UDC – donc, par
exemple, ses propres initiatives populaires – seront sans doute combattus par
les conseillers fédéraux Schmid et Widmer.
Mener une
politique honnête au lieu de viser postes et prébendes
L'UDC était
placée devant l'alternative suivante: trahir ses électeurs pour occuper des
postes ou tenir honnêtement les engagements pris durant la campagne électorale.
Nous avons choisi le camp de l'honnêteté, donc celui de nos électrices et
électeurs. Nous avons promis de baisser les impôts et de combattre toute hausse
des impôts, taxes et redevances. Nous voulons davantage de sécurité pour les
plus faibles; nous exigeons que les étrangers criminels soient renvoyés. Nous
voulons renforcer les valeurs suisses et nous nous engageons contre des
naturalisations en masse. Nous voulons consolider à long terme les œuvres
sociales comme l'AI et l'AVS pour celles et ceux qui en ont réellement besoin;
donc, nous refusons de continuer de distribuer de l'argent qui n'existe pas.
Nous nous préoccupons d'un approvisionnement énergétique propre, sûr et
avantageux parce que les fantasmagories écologistes ne produisent pas
d'électricité. Nous mesurons les membres du gouvernement à l'aune de Christoph
Blocher qui a baissé les dépenses de son département de 16% sans pourtant
réduire les prestations. Bref, l'UDC respecte ses promesses électorales et mène
une politique d'opposition qui fait avancer le pays.
Une politique
d'opposition précise et forte: des solutions meilleures pour la Suisse
En faisant
efficacement pression sur le Parlement, nous réussirons à atteindre bon nombre
d'objectifs à ce niveau déjà. Christophe Darbellay qui s'est écroulé après dix
jours déjà au point de reprendre le programme politique de l'UDC sera sans doute
rejoint par bien d'autres opportunistes de son genre. Quant aux socialistes, ils
ont compris à la lumière de leurs défaites électorales à Zurich en avril et sur
le plan suisse en octobre qu'ils menaient une politique complètement à l'écart
des préoccupations du peuple. Eux aussi reviendront à des thèmes UDC comme la
violence des jeunes, l'amélioration de la sécurité publique ou encore les abus
dans les assurances sociales et le droit d'asile. Et les radicaux devront
forcément s'inspirer de la politique économique et financière de l'UDC s'ils
veulent revenir sur la voie du succès.
L'opposition
politique est beaucoup plus forte en Suisse qu'à l'étranger: avec l'aide du
peuple – donc moyennant des initiatives et des référendums – l'UDC peut mettre
sous pression la coalition du centre-gauche. C'est une lourde tâche, mais qui
fera grandir encore l'UDC. Les nouvelles adhésions enregistrées depuis trois
semaines – le cap des 10 000 sera bientôt franchi – sont un signe encourageant.
L'objectif déclaré de l'UDC est de poursuivre sa croissance jusqu'aux élections
de 2011. La coalition du PDC, des socialistes et des Verts regretteront bientôt
amèrement la fausse stratégie adoptée le 12 décembre 2007.
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