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LE BOUCLIER LAMAL
Yves NIDEGGER dépose une motion UDC contre la paupérisation de
la classe moyenne
Depuis qu’elles sont obligatoires, les primes LAMAL constituent
de facto une sorte d’impôt, en constante augmentation (deux fois
plus rapide que l’indice du coût de la vie). Pour les foyers
fiscaux avec enfants, cet « impôt maladie » atteint souvent le
double de l’impôt ordinaire. C’est au point qu’un nombre
croissant de personnes, bien que correctement rétribuées pour un
emploi à plein temps, se retrouvent acculées à la pauvreté en
raison de ponctions opérées par un Etat prétendument social,
mais dont les dysfonctionnements ont retourné l’action contre
ceux qu’elle devait protéger.
Le Conseil d’Etat est invité à établir un barème, qui assure à
la classe moyenne inférieure (revenu brut 120'000,-) la
disponibilité effective de 60% au moins du revenu de son
travail.
A Genève, où les primes obligatoires sont les plus élevées de
Suisse, le but de solidarité voulu par la LAMAL a été torpillé
par des augmentations récurrentes, qui ponctionnent injustement
le revenu de la classe moyenne inférieure, en particulier les
foyers avec enfants. Distribués selon des critères contestables,
les subsides cantonaux ne suffisent pas à endiguer cette
paupérisation. L’effort de solidarité exigé des enfants et des
jeunes adultes est disproportionné (voir tableau, page 8 de
l’exposé des motifs), d’autre part, à revenu disponible égal,
une famille propriétaire de son logement est traitée injustement
en comparaison d’une famille locataire.
En révisant la loi fiscale en 2009, le Grand Conseil a admis que
l’effort de solidarité demandé à la classe moyenne était trop
lourd. Il est temps de concrétiser ce constat.
Le coût des assurances maladie étant à Genève le plus élevé de
Suisse, l’UDC invite le Conseil d’Etat à instaurer un bouclier
LAMAL destiné à protéger le revenu effectif disponible de la
classe moyenne, en particulier celui des familles, y compris
celles qui sont propriétaires de leur logement. En tenant compte
de la taille des foyers fiscaux, le Conseil d’Etat devra leur
garantir la disponibilité effective d’au moins 60% de leur
revenu brut.
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Texte complet de la motion |