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Mesdames et Messieurs les députés,
Nous revoilà avec notre serpent du lac :la nouvelle traversée.
Nous en
avons déjà tellement parlé ! Je vous rappelle la pétition 1540
et la résolution 498, avec 20'000 signatures demandant une étude
rapide d’une traversée, acceptées par le Grand Conseil en juin
2006, puis la résolution 513 et la résolution 529, et la réponse
du Conseil d'Etat après une année de réflexion, bien nécessaire
pour nous déclarer y songer… à l’horizon 2040 ! D’où ce projet
de loi 10015 qui nous occupe aujourd’hui Comme un petit
pressentiment que le Conseil d'Etat se moque de nous, non ? Ce
n’est pas de la planification à long terme, plutôt un
aveuglement récurrent, une propension à nier les réalités
L’histoire ne nous apprend donc rien ?
Dans les
années 70, on parlait de la Genève de l’an 2000, 700'000
habitants, les autorités en place n’en voulaient pas, on a tout
fait pour décourager la construction, l’initiative privée et un
développement de la cité en multipliant les exigences. Mais la
réalité est plus têtue et il faut le faire, que les responsables
de l’époque, l’activité s’est développée et la ville a quand
même en fin de compte 700'000 habitants, mais non pas dans un
développement harmonieux où les gens sont proches de leur
travail mais dans un rayon de 50 km ! Déplacements inutiles,
trafic dément, pollution, perte de revenus fiscaux, voilà les
maux et problèmes dont nous nous plaignons, alors que nous en
sommes pour la plus grande partie largement responsables !
Puis
c’est le cercle vicieux, comme il y a évidemment trop de trafic,
on cherche à le diminuer en multipliant les chicanes pour les
automobilistes, on fait fi de la volonté de ce parlement qui a
une vision de complémentarité des transports publics et privés.
Les
voitures existeront dans 20 ou 30 ans, non polluantes
certainement : en 2009 arrivent sur le marché les premiers
véhicules diesel à pollution quasi zéro, par double catalyse ou
neutralisation des gaz par l’urée, une voiture fonctionnant à
l’air comprimé est appelée à un grand succès. On ne tuera pas la
voiture, c’est impossible !
La vision
des quais le matin et le soir montre la nécessité absolue d’un
nouvelle traversée, ces milliers d’heures de perdues, de
kilomètres inutiles sont un scandale, nous sommes en train de
perdre une partie de ce qui fait l’attractivité de notre
canton : des transports rapides et efficaces, nous vivons sur
notre capital. La concurrence intervilles pour obtenir des
organisations internationales est féroce et le réveil genevois
risque d’être tardif et douloureux.
Une
grande traversée depuis le Vengeron épaule et complète la
création indispensable d’une troisième voie autoroutière entre
Genève et Lausanne. L’étude demandée par le projet de loi est
urgente, ne recommençons pas avec le manque d’anticipation déjà
montrer pour la construction de logements !Le groupe UDC
Soutient
ce projet de loi et vous demande de faire de même.
J’en
terminerai en évoquant le calvaire des habitants de la ville,
qu’on oublie un peu trop et qui subissent plus que d’autres
toutes ces nuisances du trafic. Une nouvelle traversée leur
apportera un peu de répit. Et puis, quand on a une gare
ferroviaire au centre de la ville, on a tout avantage à pouvoir
l’atteindre rapidement sans entrave, cela permettra sans doute
plus facilement à certains magistrats, prompts à donner des
leçons, de prendre le train plutôt qu’une voiture de service
pour se rendre à Berne… |