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(UDC Suisse,
le 1er février 2012)
Le
Conseil fédéral a adopté aujourd'hui son message sur la
politique agricole 2014-2017. Ce projet comporte toujours
quelques insuffisances de taille. En particulier, il n'encourage
pas suffisamment les exploitations agricoles qui se concentrent
sur la production alimentaire classique.
Pour l'UDC, la souveraineté alimentaire garantie par une
agriculture indigène productrice doit rester, à côté de
l'occupation décentralisée du territoire, le principal objectif
de la politique agricole. Le degré d'auto-approvisionnement
beaucoup trop bas de la Suisse doit être augmenté. L'UDC salue
donc l'inscription de la souveraineté alimentaire dans l'article
définissant le but de la loi sur l'agriculture. Mais, partant de
ce principe, il s'agit désormais de développer des instruments
permettant aux producteurs d'améliorer de leur propre initiative
un niveau de prix en partie catastrophique pour eux. Les
dispositions, qui restreignent la possibilité de donner force
obligatoire générale à ce type de mesures, doivent être
supprimées.
Pour toutes ces raisons, l'UDC s'est déjà prononcée au moment de
la procédure de consultation sur la politique agricole 2014-2017
en faveur d'un renforcement de l'agriculture productrice et
contre l'encouragement public de l'extensification de la
production agricole. L'écologie et la durabilité occupent une
trop large place dans la politique agricole gouvernementale au
détriment de l'agriculture productrice. Dans ce même ordre
d'idée, il est également faux d'inscrire explicitement le
bien-être des animaux comme objectif supplémentaire dans
l'article définissant le but de la loi. Personne ne conteste
l'importance de standards élevés en matière de protection des
animaux, de la qualité du sol et du paysage, de la biodiversité,
etc., mais la Suisse occupe aujourd'hui déjà une position de
pointe au niveau mondial dans ces domaines.
L'UDC s'oppose aussi à la levée de l'échelonnement des paiements
directs selon la surface et le nombre d'animaux. Ce changement
affaiblit encore une fois l'agriculture productrice et exerce
une pression supplémentaire sur le revenu agricole.
L'UDC rejette aussi l'extension de l'obligation de renseigner.
Aujourd'hui déjà, les paysans subissent à tout moment des
contrôles qui n'ont souvent guère de rapport avec la production
agricole. Ils doivent remettre aux fonctionnaires des
certificats, des attestations et d'autres documents, leur donner
accès à leur maison et leur étable, etc. Le "paysan transparent"
est déjà une réalité, si bien qu'il est superflu d'étendre
encore les compétences des autorités, tout comme il est inutile
d'introduire une autorité de recours pour l'Office fédéral de
l'agriculture. Une instance judiciaire indépendante doit pouvoir
vérifier la pesée "correcte" des intérêts lorsque des surfaces
d'assolement sont demandées.
Dans le cadre du débat parlementaire, l'UDC s'engagera tout
particulièrement pour l'agriculture productrice et pour une
amélioration du revenu agricole. La productivité doit être
augmentée et le projet d'accord de libre-échange agricole avec
l'UE ou au niveau de l'OMC doit être définitivement abandonné.
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