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(UDC Genève, le 26 janvier 2012)
Les constituants UDC ont vécu avant hier un
sombre mardi soir puisque, à la suite des "convergences"
conclues entre les partis dits de droite (à l'exclusion du nôtre
et du MCG) et ceux dits de gauche (à l'exclusion de l'AVIVO),
les résultats que nous avions jusqu'alors obtenus dans le
renforcement des droits populaires (baisse du quorum, baisse du
nombre des signatures pour les initiatives et les référendums)
ont été tous annulés, ce qui fait que nous en sommes revenus
pratiquement à la case départ.
Qui plus est, dans la foulée, le droit d'éligibilité des
étrangers au plan communal a été reconnu par 47 oui / 23 non / 2
abstentions. Ce faisant, la "droite" a dit avoir largement agi à
contre-coeur et dans le seul but de rallier la "gauche" à sa
cause tendant à obtenir de celle-ci son accord pour l'élévation
des exigences précitées en matière d'exercice des droits
populaires! Comme l'a pertinemment relevé Michel AMAUDRUZ, les
étrangers ont été littéralement pris en otage et ont servi de
monnaie d'échange dans le cadre de ce "deal" consacrant une
perte sèche de nos valeurs démocratiques.
Dans la foulée, cette même coalition hétéroclite a entériné
l'idée de la création d'une "Cour constitutionnelle" qui sera
notamment chargée de statuer sur la validité des initiatives
populaires cantonales et communales; ce faisant, elle a fait un
grand pas en avant dans la direction de la judiciarisation de la
vie politique genevoise et de la mise sous tutelle des citoyens
de ce canton. Il restera heureusement à ces derniers la
possibilité de corriger le tir dirigé contre eux lorsqu'ils
auront à se prononcer souverainement cet automne sur le projet
de constitution finalement arrêté.
Le PLR et associés auront bien du mal à expliquer à leur base la
légitimité et la pertinence de leurs décisions, le prétexte
d'assurer le maximum de chances de succès à la future
constitution devant le peuple paraissant singulièrement
dérisoire en fonction du contenu de celle-ci... Mais c'est leur
problème.
Il reste à fourbir nos dernières armes lors du 3ème débat qui
commencera dans quelques semaines et à l'intérieur duquel notre
marge de manœuvre sera toutefois restreinte comme notre Chef de
groupe Ludwig MULLER nous l'a expliqué hier.
Jacques PAGAN, Constituant
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