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(UDC Suisse, le 25 janvier 2012)
L'UDC est déçue de la décision du Conseil
fédéral de refuser l'initiative populaire "Election du Conseil
fédéral par le peuple". L'élection du Conseil fédéral par le
peuple renforce la démocratie directe. Cette initiative exige
que la compétence d'élire le gouvernement national soit
transférée du Parlement au peuple, procédure qui a fait ses
preuves dans les élections exécutives de tous les cantons. L'UDC
espère désormais que les milieux politiques, qui, dans le passé,
s'étaient déjà engagés en faveur de l'élection du Conseil
fédéral par le peuple, soutiendront activement cette initiative.
L'initiative populaire "Election du Conseil fédéral par le
peuple" s'oppose aux efforts actuellement en cours qui visent à
restreindre les droits démocratiques. L'extension des motifs
d'invalidation d'initiatives populaires, l'examen matériel
préalable avec des avertissements sur les listes de signatures
ou encore la juridiction constitutionnelle sont autant de
projets du Conseil fédéral et du Parlement qui minent la
démocratie directe. L'UDC fait le chemin inverse. Elle veut
renforcer les droits du peuple et étendre la démocratie directe.
Les grands défis politiques et économiques que la Suisse doit
relever, notamment au niveau international, donnent une
importance supplémentaire à cette proposition. Pour la Suisse,
la démocratie directe et de larges droits populaires ont
toujours été les garants de la prospérité, de la sécurité et de
la stabilité. L'UDC souhaite renforcer ces atouts que nous
envient de plus en plus de gens dans le monde entier.
Voici ce que veut l'initiative:
- l'organe électoral du Conseil fédéral est le peuple suisse et
non plus le Parlement. Ce système correspond au modèle
d'élection des gouvernements cantonaux et il a donc fait
largement ses preuves. L'élection par le peuple renforce la
démocratie directe et assure un meilleur contrôle du pouvoir.
- le Conseil fédéral est élu par le peuple tous les quatre ans,
en même temps que le Conseil national. Sont éligibles toutes les
personnes qui sont également éligibles au Conseil national.
- deux sièges au moins sont garantis à la Suisse latine. Grâce
au principe de la moyenne géométrique, les candidats latins
bénéficient d'une pondération plus forte et ne peuvent donc pas
être évincés par les votants alémaniques. Le droit de la Suisse
latine d'être représentée équitablement au Conseil fédéral est
ainsi garanti explicitement dans la Constitution fédérale. Il
s'agit là d'une amélioration par rapport au système actuel.
- l'élection est basée sur le système majoritaire suivant: pour
déterminer la majorité absolue, la somme des voix valables (sans
les votes blancs) obtenues par les candidats est divisée par le
nombre de conseillers fédéraux à élire. Le résultat est divisé
par deux plus une voix. Appliqué dans la majorité des cantons,
ce système majoritaire est très proche du mode électoral
proportionnel, car la majorité absolue n'est pas excessivement
élevée et ne conduit donc pas forcément à un deuxième tour de
scrutin.
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