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(UDC Suisse,
le 5 janvier 2012)
Le
Département fédéral de l'intérieur (DFI) a publié hier son
rapport sur l'avenir du 2e pilier de la prévoyance vieillesse.
Une analyse complète de cette institution s'avérait en effet
nécessaire, car le peuple avait refusé le 7 mars 2010
l'adaptation du taux de conversion minimal dans la LPP. Ce qui
étonne, cependant, c'est l'opposition manifestée à l'égard de
l'encouragement de l'accession à la propriété du logement dans
le cadre de la prévoyance professionnelle, dispositif fort
apprécié et qui a fait ses preuves jusqu'ici.
A la lecture du rapport on constate en effet que le DFI envisage
de compliquer le prélèvement anticipé de capitaux de vieillesse
pour l'achat d'un logement habité en propre. Il s'agit là d'une
atteinte à un instrument important et efficace pour promouvoir
la propriété du logement. Les auteurs du rapport avancent deux
arguments en faveur de cette modification: d'une part, le risque
d'une forte réduction de la rente en cas de prélèvement anticipé
de l'épargne-vieillesse, de sorte que les assurés concernés
pourraient rencontrer des difficultés financières par la suite;
d'autre part, la suppression du prélèvement anticipé
simplifierait la gestion des institutions de prévoyance et en
réduirait les coûts administratifs.
Le 11 mars prochain le souverain suisse se prononcera sur
l'initiative populaire fédérale "pour un traitement fiscal
privilégié de l'épargne-logement destinée à l'acquisition d'une
habitation à usage personnel ou au financement de travaux visant
à économiser l'énergie ou à préserver l'environnement
(initiative sur l'épargne-logement)". Le Conseil fédéral est
également opposé à cette forme de promotion de la propriété
foncière en affirmant cette fois-ci que des privilèges fiscaux
accordés à l'épargne-logement ne sont pas efficaces et ne
contribuent pas à l'encouragement de la propriété du logement.
Dans cette même argumentation, le Conseil fédéral relève qu'il
existe à titre d'alternative la possibilité de prélever de
manière anticipée une partie des capitaux de la prévoyance
vieillesse professionnelle liée pour acquérir un logement.
Cette attitude négative et contradictoire du Conseil fédéral
n'est pas compréhensible aux yeux de l'UDC qui soutient aussi
bien l'initiative pour l'épargne-logement que la possibilité de
prélever par anticipation au moins une partie des capitaux de
prévoyance vieillesse pour acheter un logement habité en propre.
L'UDC recommande donc l'acceptation de l'initiative et elle ne
manquera pas, dans le cadre de la procédure de consultation, de
dénoncer la tactique d'obstruction du gouvernement.
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