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(Genève, le
9 juillet 2010)
Les
déclarations du parti radical sont des mensonges ! Le problème
est loin d’être réglé. En réalité, les escrocs du Bonneteau
s’installent à Genève toujours plus nombreux.
Dimanche 4 juillet dernier, sur le quai du Mont-Blanc, nous
avons compté 10 groupes de huit voleurs qui arnaquaient les
touristes au Bonneteau. Les voyous se sentent comme chez eux.
Ces professionnels de l’arnaque, organisés en bandes
hiérarchisées viennent principalement de Lyon, en train. Ils
arrivent à Cornavin par groupes de 30 et plus vers 0800h. Ils se
réunissent en général vers 10 h. pour recevoir les ordres des
chefs qui les dispatchent dans la ville. Ces derniers arrivent à
Genève en belles voitures, principalement immatriculées dans les
pays de l’Est.
L’escroquerie est parfaitement huilée afin que chaque joueur
victime tombe dans le panneau. Lorsqu’un « pigeon » s’intéresse
de prêt au jeu, il est « cuit » et ne peut quasiment plus
quitter le cercle sans avoir perdu son argent. En effet, il est
immédiatement « pris en charge » par le groupe qui l’entoure.
Les membres complices le serrent au coude à coude, l’emprise et
la contrainte psychologique du groupe est telle qu’il va se
laisser dépouiller de tout son argent sans pouvoir rien faire et
en ignorant qu’il côtoie un cercle de voleurs.
Lorsqu’une victime sort son porte-monnaie , elle croit être
entourée de joueurs comme elle, alors qu’elle est encerclée de
pickpockets qui se chargent de lui dérober ses billets à son
insu, pendant qu’elle se concentre sur le jeu.
Par ailleurs, les membres féminins du groupe sont humiliées et
traitées comme des esclaves. Complètement soumises, elles sont
contraintes de participer à l’arnaque en tant que complices pour
mieux « pigeonner » les clients. Dans chaque groupe, 6 à 8
complices, surtout des femmes, font mine de jouer et de gagner,
afin d’attirer des futures victimes.
Il arrive que pour mieux attirer la victime, des complices
offrent CHF 100.-. et la fasse gagner, ceci pour la mettre en
confiance et ensuite mieux la plumer. Si la victime n’a pas
assez de cash, elle est accompagnée jusqu’à la banque par l’un
des chefs.
Le Bonneteau : c’est des escrocs et des victimes.
Les joueurs trichent habilement : en faisant des signes du doigt
pour indiquer aux complices où se trouve la boule, en faisant en
sorte que la boule reste collée à l’intérieur du carton et en
faisant sortir discrètement la boule du jeu.
La Police ne peut jamais arrêter les joueurs avec beaucoup
d’argent sur eux, car lors de gains, les chefs prennent
immédiatement l’argent pour le mettre en lieu sûr.
Les victimes : des touristes, beaucoup de dames genevoises,
des personnes âgées.
Tout ce qui précède n’est-il pas suffisant pour intervenir avec
rapidité et fermeté ? Dans les autres cantons, les Autorités
courageuses n’ont pas laissé pourrir la situation. Les voyous
ont été immédiatement chassés.
A Genève, on préfère la « prévention », ce qui veut dire qu’on
laisse la population et nos visiteurs se faire dépouiller et
écraser par toutes sortes de voyous qui envahissent notre cité.
Lorsqu’un nid de frelons s’installe dans notre maison, comment
agissons nous ? En palabrant ?
Les voleurs, les dealers, les escrocs ne choisissent pas Genève
par hasard, mais s’installent en fonction de l’accueil qui leur
est réservé, c’est à dires des possibilités de développer leurs
activités criminelles. Ils se réjouissent des Fêtes de Genève où
ils vont faire carton plein !
Les mesures à prendre : enquête de police, Identification des
membres du groupe et des chefs, arrestation, condamnation,
renvoi de Suisse avec notification d’ interdictions d’entrée
pour plusieurs années.
On ne s’étonnera peut-être pas de constater que les citoyens
font de moins en moins confiance à leurs Autorités, et que la
grande majorité de la population genevoise se désintéresse de la
politique.
Pour information:
Marc Falquet, député, 078 921 48 07
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