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Ou comment Madame Salerno change
un déficit en un bénéfice
Le groupe UDC du Conseil municipal,
toujours préoccupé par la situation financière de la Ville de
Genève, est de plus en plus inquiet de la manière dont les
finances municipales sont « bricolées » par un Conseil
administratif aux quatre cinquièmes de gauche.
Récemment, La Tribune de Genève comparait la responsable
socialiste des finances au magicien David Copperfield – encore
que ce dernier réussit généralement ses tours – à propos du
second projet de budget 2010.
Les déclarations de la vice-présidente du Conseil administratif
confirment nos inquiétudes quant à ses capacités à maîtriser le
département municipal des finances, à la tête duquel elle ne
nous a pas encore démontré les qualités requises pour résoudre
les multiples problèmes auxquels elle doit faire face.
Voyons un peu :
Il est pour le moins préoccupant qu’après avoir tenté de faire
pression sur le corps électoral afin qu’il s’oppose à une
diminution d’impôt – vilaine manœuvre condamnée avec force tant
par son camarade de parti M. Moutinot, conseiller d’Etat, « ils
sont fous » (sic) que par la population – la responsable des
finances municipales reconnaît aujourd’hui qu’en dépit de cette
diminution d’impôt, le résultat négatif de son premier projet
devient aujourd’hui positif.
A ce troublant retournement de situation s’ajoutent d’autres
faits préoccupants :
A propos des chambres d’hôtes du Restaurant du Parc des
Eaux-Vives – où l’exécutif a créé un hôtel malgré le refus
exprimé à trois reprises par le Conseil municipal – la Cour des
Comptes constatait un « non respect des dispositions légales ».
Madame Salerno a réfuté purement et simplement ce grave
manquement à la loi, taxant l’interprétation de la Cour de «
discutable » (sic) !
Quant aux estimations de Département cantonal des finances
portant sur les recettes fiscales pour 2010, Madame Salerno les
mets tout simplement en doute ; mais peut-être possède-t-elle
des instruments lui permettant de mieux les déterminer …alors
pourquoi ne pas les rendre publics ?
De plus, le restaurant du Cercle d’UGS, dont le Conseil
municipal a voulu le maintien et auquel la population est
attachée, ne sera pas rouvert en novembre comme promis, puisque
ses travaux de réfection devraient durer encore plusieurs mois.
Quel bel exemple du respect de la volonté exprimée par la
population que voilà.
Enfin, concernant un poste de cadre à repourvoir dans son
administration, Madame Salerno adopte une attitude cette fois
positive, recrutant une collègue de parti dont les problèmes ont
déconcerté la Romandie et fait les grands titres de la presse. A
cet égard, l’UDC s’étonne que l’on n’ait pu trouver un candidat
du crû pour ce poste au service de la gérance immobilière
municipale. Les nombreux habitants de notre cité qui cherchent
vainement un emploi depuis des mois ne manqueront pas de s’en
réjouir, comme ils sauront apprécier le sens de la solidarité
des Socialistes.
Ces faits préoccupants dénotent dès lors un problème
d’adéquation à la tête des finances de la Ville. C’est pourquoi
le groupe UDC du Conseil municipal dit son inquiétude, non
seulement de la situation actuelle, mais sa préoccupation quant
à la capacité réelle de l’intéressée à résoudre les problèmes.
C’est pourquoi l’UDC en appelle au sens des responsabilités des
partis de l’Entente pour présenter une véritable alternative à
la gauche lors des élections municipales et administratives du
printemps 2011, car ce n’est qu’unie que la droite pourra
espérer l’emporter. - Jacques Hämmerli, Conseiller
municipal de la Ville de Genève
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