Accueil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Interpeller, juger, renvoyer

Yves NIDEGGER, candidat UDC au Conseil d’Etat

La restauration de la sécurité à Genève tient en trois mots : interpeller, juger, renvoyer. Trois mots que le Conseil d’Etat sortant a systématiquement refusé de prononcer, préférant livrer les rues et les villages genevois à la violence, aux trafics et aux pillages. Au nom d’un humanisme dévoyé qui nie le premier de tous les droits de l’homme, celui de vivre en sécurité. Ce programme de destruction de la sécurité des genevois a été annoncé dès le premier jour par le seul acte politique que veuille bien assumer ce Conseil d’Etat sortant : la suppression des mots « justice » et « police » du nom du département, rebaptisé d’un castrateur « des institutions ». Tout un programme ! Qui a consisté pour le Conseiller d’Etat en charge du département à marquer durant quatre ans toute la répugnance du gouvernement genevois à l’égard de l’idée même de répression. Le résultat est à la hauteur de l’ambition.

Interpeller
Interpeller un criminel ou un délinquant est une action délicate qui requiert un savoir faire spécifique et une dose de courage physique, deux qualités qui ne font pas défaut à nos policiers genevoise, correctement formés. Cette activité suppose aussi une motivation intacte, qui passe par l’assurance que le palais de justice tire bien à la même corde que les policiers et la certitude que les criminels et délinquants arrêtés au terme d’un long travail seront effectivement jugés et renvoyés. En refusant de procéder aux renvois, pourtant requis par le droit fédéral, et en remettant à la rue les délinquants le jour même de leur interpellation, le département « des institutions » sape chaque jour le moral de ses troupes. Il est urgent d’élire un Conseiller d’Etat qui aime la police. Car il aura la double tâche de faire ouvrir des lieux de détention, pénale et administrative, et de restaurer la confiance rompue entre la police et le palais de justice d’une part, entre le département, la hiérarchie et les forces de polices d’autre part.

Juger
Les juges qui infligent des sanctions, ou qui contrôlent les conditions de la détention pénale ou administrative, doivent se souvenir que, comme toute autre autorité, ils ont été élus par le peuple, avec le mandat d’appliquer le droit au nom de celui-ci. Le peuple a été clair le 11 octobre, en désavouant nettement ses autorités. Il est urgent d’élire un Conseiller d’Etat qui aime la justice. Sa première tâche sera de mettre un terme aux querelles d’idées et de personnes qui ont consumé l’essentiel de l’énergie du département en blocages et autres coups bas, avec pour résultat de ruiner la confiance des citoyens envers leurs autorités. Le palais de justice a besoin des moyens nécessaires pour juger et pour maintenir en détention tous ceux qui doivent l’être.

Renvoyer
Chacun sait qu’une part essentielle de la criminalité de rue et du pillage de nos logements est le fait de personnes venues d’ailleurs, qui ont choisi Genève pour y commettre leurs forfaits précisément en raison de l’impunité que leur a garanti ce département « des institutions » que les criminels du monde entier nous envient. Zurich, qui dispose du même droit fédéral et des mêmes accords de réadmission que Genève, se débrouille pour éloigner le 80% des personnes qui doivent l’être, les Grisons font mieux encore alors que Genève en remet le 100% à la rue. La police d’autres cantons a des raisons de se sentir motivée que n’ont pas les policiers genevois, que l’on décourage à dessein en détruisant, jour après jour, le fruit de leur difficile travail. Le droit fédéral prescrit que tout étranger qui trouble l’ordre public doit être éloigné du territoire. Ce même droit en fournit les moyens, qui font leur preuve dans d’autres cantons : la détention administrative, indépendante de la détention pénale, qui permet de pallier le manque de collaboration de ceux qui veulent, et ils sont nombreux, se soustraire à leur renvoi. Il est urgent d’élire un Conseiller d’Etat qui ne soit pas rebelle au droit fédéral. Sa première mission sera de faire ouvrir des lieux de détention préventive et administrative. Puis de doter les services chargés du contrôle de la population de la volonté politique de faire appliquer le droit suisse à Genève comme il l’est dans les cantons respectueux de la population résidant légalement sur leur sol.

Je m’engage à être ce nouveau Conseiller d’Etat. Merci de voter Yves NIDEGGER à Justice et police le 15 novembre 2009.
 

 

 

UDC-Genève | 16, rue Du-Roveray | 1206 Genève

Tél  : 022 / 735 41 04 | Fax : 022 / 735 41 05 | E-mail : secretariat@udc-ge.ch